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LES FIANCES - WALTER SCOTT

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      Présentation Les Fiances de WALTER SCOTT

       - eBook

      eBook - Walter Scott 23/01/2014
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : WALTER SCOTT
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 23/01/2014
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230000212229



    • Des séances d'une assemblée générale d'actionnaires se proposant de former une société, et d'établir un capital à l'effet d'écrire et de publier tous les ouvrages connus sous le nom de Romans de l'auteur de Waverley, lesdites séances tenues dans la caverne de Waterloo, Regent's-Beidge, à Édimbourg, le 1er juin 1823.

      Le lecteur doit avoir remarqué que les papiers publics rapportèrent, avec un peu plus d'inexactitude encore que de coutume, les divers récits des incidents qui se passèrent à cette assemblée ; mais qu'on ne croie pas que ce surcroît d'erreurs fût causé par une fausse délicatesse des personnes chargées de l'impression, qui auraient alors négligé d'user du privilège dont elles jouissent, de se présenter toujours partout où quelques individus sont rassemblés, et de livrer aux presses publiques tout ce qui peut alors se passer de plus secret dans ces réunions. Mais on avait eu recours à des moyens vraiment inusités et arbitraires pour empêcher les rapporteurs d'user d'un droit qu'on leur accorde généralement dans presque toutes les assemblées commerciales ou politiques ; au point que notre propre rapporteur se hasarda de se cacher sous la table du secrétaire, où on ne le découvrit qu'au moment où la séance allait se terminer. Nous avouerons avec dépit qu'il eut beaucoup à souffrir de coups de pied et de coups de poing, et que deux ou trois des pages les plus curieuses de son manuscrit furent déchirées. Voilà pourquoi son récit se termine aussi brusquement. Nous ne pouvons considérer ce procédé que comme très-illibéral, surtout de la part de personnes qui connaissent tout ce qui concerne la presse ; et, attendu la quantité fatigante de leurs publications périodiques ou non, elles doivent certainement se trouver fort heureuses que notre rapporteur maltraité se soit borné, pour toute vengeance, à donner un certain ton d'aigreur au compte qu'il rend de leur séance. (Journal d'Édimbourg.)

      Une assemblée de toutes les personnes intéressées à la publication des ouvrages célèbres connus sous le nom de Romans de l'auteur de Waverley, ayant été convoquée par un avertissement public, divers littérateurs distingués s'y rendirent. On convint d'abord que les individus présents seraient désignés par les noms qu'ils portent dans les romans en question. Eidolon[2] fut, en conséquence, unanimement appelé au fauteuil, et Jonathan Oldbuck, écuyer de Monkbarns[3], consentit à remplir les fonctions de secrétaire.

      Le président prit la parole, et dit :

      « MESSIEURS, « Je n'ai nullement besoin de vous rappeler que nous avons le même intérêt dans la propriété des compositions littéraires qui, grâce à nos travaux communs, se sont accumulées, tandis que le public s'amuse à attribuer à tel ou tel individu la masse immense d'ouvrages divers dus à quelques-uns d'entre vous ; car vous n'ignorez point, messieurs, que chaque membre de cette nombreuse assemblée a déjà recueilli sa part dans les honneurs et les profits résultant de nos succès communs. En vérité, il est difficile pour moi de concevoir comment des gens doués de pénétration ont pu supposer qu'une masse aussi considérable de choses saines et folles, sérieuses et enjouées, joviales et pathétiques, bonnes, mauvaises et indifférentes, formant quelque vingtaine de volumes, pouvait être l'ouvrage d'une seule personne, quand on connaît la doctrine si bien développée par l'immortel Adam Smith, concernant la division du travail. Ceux qui émettaient une opinion aussi étrange n'avaient-ils pas assez de science pour savoir qu'on est obligé de recourir à vingt paires de mains pour fabriquer une chose aussi peu importante qu'une épingle, et à vingt couples de chiens pour tuer un animal aussi insignifiant qu'un renard ?

      ¿ Ha ! dit un robuste villageois, j'ai chez moi une levrette qui étranglerait le meilleur renard des Pomaragaires avant que vous eussiez pu dire dumpling[4].

      ¿ Qui parle là ? » demanda le président avec un peu de chaleur, du moins à ce qu'il nous parut.

      « Le fils de Dandie Dinmont[5], » répondit le villageois avec assurance. « Pardieu ! vous devez le connaître ; car il n'est pas le plus mauvais de la bande, à ce qu'il me semble. Je me suis fait fermier, comme vous voyez ; mais je puis être quelque chose de plus et acquérir quelques actions dans votre commerce de librairie.

      ¿ Bien, bien ! répondit le président, mais silence, je te prie¿ Silence, messieurs ; lorsque j'ai été interrompu, j'étais sur le point de vous faire connaître le but de cette séance. Ainsi que le savent un grand nombre d'entre vous, il s'agit aujourd'hui de discuter une proposition dont j'ai eu moi-même l'honneur de vous suggérer l'idée dans la séance dernière. Cette proposition tend à obtenir du corps législatif un acte du parlement qui nous autorise à former une corporation et à citer en jugement, avec plein pouvoir de poursuivre et de faire condamner de la manière qui y sera énoncée, toute personne qui porterait atteinte à notre privilège exclusif. Dans une lettre que j'ai reçue de l'in





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