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Odelettes - Théodore de Banville

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      Présentation Odelettes de Théodore de Banville

       - eBook

      eBook - Théodore De Banville 31/07/2019
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Théodore de Banville
    • Editeur : 1854-1890
    • Collection : Oeuvres de Théodore de Banville
    • Langue : Français
    • Parution : 31/07/2019
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003343340



    • Le titre de ce petit volume n'a pas été choisi au hasard. Il représente plus nettement qu'aucun autre tout un ordre de compositions poétiques. L'Odelette, c'est une phrase d'ode-épître, une manière de propos familier relevé et discipliné par les cadences lyriques d'un rhythme précis et bref. C'est, si vous voulez, une goutte d'essence de rose scellée sous une étroite agate dans le chaton d'une bague, cadeau d'anniversaire, rappel quotidien d'une joie fugitive. C'est encore, si vous l'aimez mieux, un de ces thèmes de valse ou de mazurka favorite que le pianiste note en souvenir d'une affection ou d'un amour, et qu'il appelle du nom qui lui dicta cette sincère inspiration du moment. L'Odelette est née en Grèce, aux premiers temps, pendant les heures perdues de la Muse. Anacréon la dépêchait vers Bathylle sous l'aile de son pigeon messager. Elle a picoré, abeille mélodieuse, de Syracuse à Alexandrie, du verger de Moschos au jardin de Méléagre, et son aile a palpité sur la quenouille que Théocrite envoyait à Nicias. Horace n'offrait ni airain de Corinthe ni coupes d'or aux patriciens, ses patrons et ses hôtes, mais il leur dédiait des odelettes. Ainsi firent à leur tour, dans le cycle des croyants de l'Islam, tant de fumeurs de hachich, tant de buveurs d'opium, dont le Mètre solennisa les emportements et les extases. Lauréats de la foire d'Occadh ou courtisans des sultans de la Perse, exécutants de ghazels ou de pantoums, Hafiz ou Rabiah ben al- Kouden, Ferideddin Attar ou Chemidher-el-Islami, tous ces torrents de la poésie orientale ont disséminé dans le palais des souverains ou dans les harems des Fathmas et des Aïchas les limpides ruisseaux de l'Odelette. Ne sont-ce pas des odelettes encore que se renvoient de la tente à la tente, à travers les échos fraternels du désert, et les tolbas mélancoliques, et les chambis improvisateurs ? Sur les bords de la Loire, vers ce château qui se souvient d'Agnès Sorel, dans ces salles où Henri de Guise, dans sa suprême nuit, et attendant les assassins, fredonnait aux pieds de sa maîtresse l'odelette que Desportes avait rimée à ses frais : Rosette, pour un peu d'absence, Abd-el-Kader, prisonnier, a récité plus d'une odelette aux Agnès Sorel d'aujourd'hui ! Laissons l'hypothèse, l'histoire est assez longue. En France, Charles d'Orléans a préludé sur la lyre aux cordes d'argent. Au XVIe siècle, tous les virtuoses de la pléiade, Belleau, Baïf, Desportes, et Ronsard plus qu'eux tous, dépensèrent le meilleur de leur art à accomplir l'oeuvre légère. Plus tard, l'Odelette ne fut guère en faveur : elle ne s'accommodait pas plus à la gravité froide de Boileau qu'au sans-gêne incorrect de Voltaire. Serai-je assez heureux pour avoir ressaisi l'écho de quelques-unes de ces chansons dont chacune a eu sa minute d'harmonie et de gloire ! Je ne l'espère pas. L'entreprise avait trop de difficultés. Une odelette ne dure pas plus longtemps que la roulade d'un rossignol, mais, pour le jeu de ces trilles et de ces arpèges vite envolés, il faudrait une voix d'un timbre toujours pur.
      Ce livre sera éclairé du moins auprès du public par le reflet des renommées fraternelles auxquelles je le consacre. Ainsi les chevaliers d'autrefois, à la veille de leurs lointains voyages, lâchaient à travers leurs parcs et leurs forêts quelque biche privée dont le collier portait le nom d'une dame enlacé avec le nom du suzerain. S'ils n'échappaient pas aux dangers de la route, la pieuse inscription leur survivait et attestait qu'ils avaient entretenu dans leur coeur ces deux grandes vertus de l'homme : la tendresse et le respect.

      Odelettes

      Dédicace et préface
      Loisir
      À Arsène Houssaye
      À Sainte-Beuve
      À Charles Asselineau
      À Henry Murger
      À Edmond et Jules de Goncourt
      À Alphonse Karr
      À Zélie
      À Léon Gatayes
      À Méry
      À Gavarni
      À Adolphe Gaïffe
      « Il est dans l'île lointaine »
      À Raoul Lebarbier
      « Aimons-nous et dormons »
      À Philoxène Boyer
      À un riche (Banville)
      Chant séculaire (Banville)
      À Roger de Beauvoir
      La Vendangeuse
      À Théophile Gautier
      À Odette
      À Eugène Grangé
      À Jules de Prémaray
      Théophile Gautier
      À Alfred Dehodencq
      Les Muses au tombeau
      Les Princesses
      Les Princesses
      I
      Sémiramis
      II
      Pasiphaé
      III
      Omphale
      IV
      Ariane
      V
      Médée
      VI
      Thalestris
      VII
      Antiope
      VIII
      Andromède
      IX
      Hélène
      X
      La Reine de Saba
      XI
      Cléopâtre
      XII
      Hérodiade
      XIII
      Messaline
      XIV
      Marguerite d'Écosse
      XV
      Marie Stuart
      XVI
      Marguerite de Navarre
      XVII
      Lucrèce Borgia
      XVIII
      La Princesse de Lamballe
      XIX
      Madame Tallien
      XX
      La Princesse Borghèse
      Théophile Gautier, ode
      Le Thé
      Le Sang de la coupe
      P R É F A C E
      L'Invincible
      Malédiction de Cypris
      Les Souffrances de l'Artiste
      Louanges d'Aurélie.
      La Toison d'or
      Amazone nue
      La Thessalie
      La Lyre
      Les Affres de l'Amour
      La Nuit
      La Prophétie de Calchas
      Artémis partant pour la chasse
      Tristesse au jardin
      La Colombe blessée
      Le Palais de la Mode
      HOMME, tu peux faucher, par un sombre désastre,
      VOUS en qui je salue une nouvelle aurore,
      Le Triomphe du Génie
      Le Livre d'Heures de la Châtelaine
      À la Font-Georges
      à mesdemoiselles
      À la forêt de Fontainebleau
      Les Roses
      Le Vin de l'Amour
      La Muse héroïque
      La Gloire de Molière
      La Muse des vingt ans
      La Charité
      À Henri Heine
      LA Centième de Notre-Dame de Paris
      LE Jugement de Pâris
      Les Voyageurs
      FILLE de la clarté, Muse aux regards vermeils,
      La Muse des chansons, prologue dédié à Mademoiselle Delphine Fix
      Les Exilés
      PRÉFACE
      L'Exil des Dieux
      Les Loups
      Le Sanglier
      Hésiode
      L'Antre
      La Rose
      Némée
      Tueur de Monstres
      La Mort de l'Amour
      Roland
      Penthésilée
      La Reine Omphale
      L'Ile
      Dioné
      La Cithare
      Une femme de Rubens
      L'Éducation de l'Amour
      Érinna
      La Source
      Les Torts du Cygne
      Le Pantin de la petite Jeanne
      A ma mère
      Au laurier de la Turbie
      Chio
      A Georges Rochegrosse
      Le Berger
      La Fleur de Sang
      Hermaphrodite
      Le cher Fantôme
      L'Ame de Célio
      La belle Aude
      Rouvière
      L'Aveugle
      L'Attrait du Gouffre
      Les Forgerons
      A Auguste Brizeux
      Celle qui chantait
      Amédine Luther
      L'Enamourée
      Les Jardins
      À Théophile Gautier
      Baudelaire
      La bonne Lorraine
      À GEORGES SAND
      La Chimère
      A Élisabeth
      A la Muse
      Le Festin des Dieux
      Le Baiser
      Les Stalactites
      Préface
      Décor
      Carmen
      « Nous n'irons plus au bois »
      La Muse
      « Oh ! Quand la Mort »
      Chanson à boire
      « Viens. Sur tes cheveux noirs »
      La Chanson de ma Mie
      Les Tourterelles
      Ronde sentimentale
      La Femme aux roses
      La Chanson du Vin
      A CHARLES BAUDELAIRE
      « Chère, voici le mois de mai »
      Le Déméloir
      A la Font-Georges
      La Fontaine de Jouvence
      Chanson d'amour
      « Camille, quand la Nuit »
      Chanson de bateau
      Pour mademoiselle ***
      A une petite Chanteuse des rues
      Idylle
      « Toute cette nuit nous avons »
      L'arbre de Judée
      Élégie
      La Symphonie de la Neige
      « Dans le vieux cimetière »
      L'Étang Mâlo
      Sonnet sur une Dame blonde
      Le Triomphe de Bacchos
      La dernière Pensée de Weber
      L'Ame de la Lyre
      A mon Père
      À Olympio
      « Sculpteur, cherche avec soin »
      Améthystes





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