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Le Tsar et la Révolution - Zinaïda Hippins

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      Présentation Le Tsar Et La Révolution de Zinaïda Hippins

       - eBook

      eBook - Zinaïda Hippins 06/11/2018
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Zinaïda Hippins
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 06/11/2018
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, iOS, Android, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230002801742



    • Un seul homme peut tout, même supprimer une vie humaine. Cet être unique, ayant droit à la vie des autres peut posséder aussi leurs biens, les fruits de leur travail, tout. Ainsi il n'est d'existence réelle que pour cet homme seul ; les autres, c'est comme s'ils n'étaient point, c'est-à-dire que s'il est humain ? les autres ne le sont pas, ou s'ils sont hommes, alors il est un surhomme, un Dieu placé en dehors des lois humaines. Mais Homme ou Dieu, tout lui est permis.

      Là est la racine la plus vivace, la plus profonde et la plus cachée de l'autocratie. D'elle, d'autres sont nées ; un tronc est apparu au jour ; des branches, des tiges, de fins ramuscules variés et entrelacés se sont développés. L'obscure sensation de la personnalité et de son unité, la conscience de la différence, de la non-identité, de l'inégalité, a produit dans l'histoire de l'humanité, dans la réalité empirique et sociale, des formes autocratiques de l'organisation de l'Etat et de la vie.

      Mais, quelles que soient les formes des rameaux, ? césarisme, papisme, autocratie russe, ? la racine est une : c'est l'acceptation d'une personnalité unique, unique parce qu'elle existe seule ; c'est l'opposition de Un à Tous.

      Ici s'enchaînent les débuts de deux passions qui s'étendent et s'enlacent à travers toute l'Histoire : passion de domination, passion de servitude. Egales, équivalentes, non identiques. Deux extrémités d'un seul et même bâton. On aurait tort de rendre responsables les autocrates, les tsars, les maîtres du pouvoir extérieur, de la violence, de l'esclavage ; c'est une condition sine quanon de leur existence réelle ; et la présence même des esclaves n'est-elle pas une condition semblable ? Le maître est-il quand il n'est point d'esclaves ?

      Il n'est pas de force extérieure capable d'imposer la domination d'un seul sur un million d'individus qui n'admettraient pas intérieurement cette sujétion.

      Non, si l'autocratie est encore, si le papisme vit, c'est dire que des gens acceptent comme une vérité éternelle la proposition : Lui et nous ; lui qui dirige, à qui tout est permis ; nous qu'on mène, à qui rien n'est permis. Aux plus purs, aux plus sincères de ces derniers, il est aussi doux de sentir la force du pouvoir, que le pouvoir est doux à l'autocrate. Mais le temps des maîtres et des esclaves passe et avec lui leur sainteté relative. La chose reste, le sens s'en va.

      Le monde et la vie peuvent être envisagés comme une chose qui croît, se développe, s'épanouit, aspire perpétuellement vers son élargissement final, vers sa vérité absolue. Il n'y est point de création ayant son origine au dehors ; tout est donné, tout est comme l'arbre dans la graine. Mais le développement s'effectuera dans le temps et si la graine n'est pas un arbre, le premier homme n'est pas le dernier.

      L'homme est donné, mais il se détermine dans le temps.

      Il est plus homme aujourd'hui qu'il y a cinq ou six mille ans, et dans l'avenir on verra sans doute dans le plus humain des êtres actuels beaucoup de traits bestiaux. Aussi notre vérité ne consiste-t-elle pas à être parfait dès aujourd'hui comme aux derniers jours du monde, mais à pénétrer le sens de nos temps, à vouloir nous élever vers les plus hauts degrés que nos regards puissent atteindre. A ceux qui viendront après nous, les échelons suivants apparaîtront.

      Si nous acceptons cette conception, si nous envisageons l'histoire humaine de ce point de vue, nous ne condamnerons alors définitivement aucune des formes de vie élaborées dans l'histoire, nous n'en taxerons aucune de mensonge absolu. Bien entendu, dans le cas seulement où cette forme s'est réalisée dans le courant principal de l'évolution historique.

      Une forme de vie se juge uniquement par le degré où elle correspond à la conscience qu'a de soi l'humanité à ce même moment. Lorsqu'un homme se sent ou esclave, ou tsar, chef d'esclaves, la vie sociale et mondiale se moule nécessairement dans des formes autocratiques. Il en fut ainsi ; mais le temps en est passé. Et si ceux qui suivent, ceux à la conscience élargie, voulaient conserver cette vérité ancienne, ils en feraient un mensonge.

      Aucune doctrine ne peut, bien entendu, embrasser l'immense multiplicité des formes de la vie. Si la vie allait réellement d'un pas régulier et comme le veut cette théorie d'élargissement de la conscience et des changements correspondants et nécessaires des formes extérieures, si toute l'humanité en un seul et même moment arrivait à un même degré de conscience, nous assisterions simplement à un processus d'évolution des plus pacifiques, fastidieux et presque mécanique.

      Le développement historique réel n'est pas évolutionniste, mais révolutionnaire. A chaque moment » tous les degrés de l'échelle sont occupés et ceux qui se sont élevés incommensurablement plus haut, luttent avec le mensonge des inférieurs. Mais ce qui vainc vraiment, ce qui change les formes de la vie réelle, c'est la force centrale du courant, car toutes les formes doivent être traversées d'une façon consécutive : au lendemain de la mort de Pierre le Grand, on ne pouvait organiser en Russie la République selon Platon.





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