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Trois contes - Gustave Flaubert

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      Présentation Trois Contes de Gustave Flaubert

       - eBook

      eBook - Gustave Flaubert 02/07/2019
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Gustave Flaubert
    • Editeur : 1877
    • Collection : Oeuvres de Gustave Flaubert
    • Langue : Français
    • Parution : 02/07/2019
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, iOS, Android, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003304419



    • Un coeur simple .... Après une enfance misérable où elle fut placée comme simple fille de ferme dans la campagne normande à la suite de la mort de ses parents, Félicité fait la rencontre d'un jeune homme au bal qui lui plaît et la demande en mariage. Le moment dit, l'amoureux n'est pas au rendez-vous, et elle apprend que celui-ci s'est marié avec une riche vieille fille afin de payer un « homme » pour assurer sa conscription à sa place. Trahie, Félicité quitte la ferme et part pour Pont-l'Évêque à la recherche d'une place de bonne. Ses gages étant très bas, elle est employée par Mme Aubain, une jeune veuve mère de deux enfants, Paul et Virginie, qui vit de ses rentes (les noms des personnages renvoient aux protagonistes du roman de Bernardin de Saint-Pierre paru en 1788). Félicité s'occupe de ses tâches avec efficacité et parcimonie, et se prend d'affection pour les petits, qu'elle chérit de tout son coeur.

      Paul, pour son éducation, doit partir au collège de Caen, et Virginie commence son catéchisme accompagnée par Félicité, qui apprend ainsi les rudiments de la religion catholique, qui la fascine mais qu'elle interprète toutefois à sa manière. Virginie à son tour doit partir chez les soeurs pour faire son éducation, laissant sa mère seule. Félicité, privée des deux enfants, trouve désormais une chaleur affective avec son neveu Victor, qui lui rend visite de temps à autre. Les années passent ainsi, et en 1819 Victor s'engage comme marin au long cours. Félicité, peinée de ce départ court seule à pied au Havre pour les adieux. Un jour elle reçoit la triste nouvelle de la mort de son neveu à Cuba des suites de la fièvre jaune et sombre dans la tristesse. Quelques mois plus tard, c'est Mme Aubain qui reçoit de mauvaises nouvelles sur la santé de Virginie, dont la faible constitution semble mal s'accommoder de problèmes pulmonaires. Les médecins recommandent un éloignement en Provence pour profiter du climat, mais Mme Aubain décline la proposition alors que sa fille semble se remettre. Cependant la rémission est de courte durée, et Virginie est emportée par une fluxion de poitrine. Félicité veille deux jours et deux nuits la petite défunte : sa mère sombre dans le désespoir. Les années passent, au rythme des travaux de la maison et des événements de la première moitié du xixe siècle.

      En 1828, le nouveau sous-préfet nommé à Pont-l'Évêque rend visite à Mme Aubain. Ils viennent à se fréquenter et nouent une amitié bourgeoise de province. Le préfet, qui a vécu dans les îles, possède un domestique noir et un perroquet qui fascine Félicité car il vient des Amériques et lui évoque ainsi le souvenir de son neveu Victor. Le préfet se voit muté à une nouvelle affectation et laisse en guise d'adieu le perroquet à Mme Aubain, qui n'en a que faire et le donne à sa bonne. Félicité le nomme Loulou, s'occupe affectueusement de lui, et transfère tout son amour sur cet étrange compagnon. Un jour que le perroquet profite de sa liberté pour s'échapper, Félicité part à sa recherche, finit par le retrouver, mais attrape une otite, qui dégénère et la rend pratiquement sourde. Elle se renferme de plus en plus dans son monde intérieur, entendant seulement le bruit de son oiseau. Durant l'hiver 1837, Loulou meurt de congestion et sur les conseils de sa maîtresse, Félicité le fait empailler. Elle le place dans sa modeste chambre parmi les simples objets hétéroclites et souvenirs de son humble vie. La vie de Félicité n'est plus rythmée que par les repas de sa patronne et les messes à l'église ; émerveillée par les vitraux du Saint Esprit, elle ne peut s'empêcher de faire l'association avec son animal empaillé ; elle finit par le mettre dans sa chambre à côté d'une image d'Épinal du baptême du Christ croyant que « le Père, pour s'énoncer, n'avait pu choisir une colombe [?] mais plutôt un des ancêtres de Loulou ».

      En 1853, Mme Aubain meurt à son tour et la maison est mise en vente, précipitant d'un seul coup toute la vie de Félicité dans l'abîme. La propriété ne trouvant pas d'acquéreur, elle peut y demeurer ; craignant tout revirement des héritiers, elle ne réclame rien pour la maintenir en état. Le toit se dégrade et Félicité, dont la chambre prend l'eau, attrape une pneumonie. Enfin, à l'occasion de la Fête-Dieu, vieille et malade, après un dernier baiser d'adieu au perroquet délabré, elle l'offre au curé, pour qu'il soit déposé sur l'autel dressé à proximité de la maison. La procession passe, s'arrête au reposoir où trône Loulou, et un dernier nuage d'encens parvient, sur son lit de mort, à Félicité, qui voit un perroquet immense l'emporter au ciel.

      Légende de Saint Julien l'Hospitalier

      Julien est le fils d'un petit seigneur local. À sa naissance, deux messagers surnaturels rendent visite indépendamment à ses géniteurs pour leur annoncer que leur fils est promis à un destin extraordinaire de conquérant et de saint. L'un et l'autre, enthousiasmés par la divination, se taisent cependant et se dévouent entièrement à l'éducation et la liberté de leur fils. Julien grandit au milieu de la nature et se découvre un goût enivrant pour la chasse. Ne pouvant plus contrôler son appétit de prédateur, il réalise de véritables tueries dans les forêts environnantes, décimant tout animal qui passe à sa portée sans le moindre discernement ou la moindre pitié. Alors qu'il massacre un cerf, sa biche et leur faon, il se trouve soudainement défait de ses armes, le cerf blessé se tourne face à lui pour l'encorner mais s'arrête mystérieusement et lui lance une malédiction :

      « Maudit ! maudit ! maudit ! un jour, coeur féroce, tu assassineras ton père et ta mère. »

      Julien épouvanté retourne au château et se cloitre plusieurs jours. Il finit par reprendre ses études et son entrainement jusqu'au jour où croyant voir une cigogne il lance un javelot qui se fiche dans la coiffe de sa mère qui passait. Stupéfait d'avoir failli la tuer, il part sur le champ en exil avec une troupe d'aventuriers dont il prend peu à peu la tête, par démonstration de sa force et de son courage, se mettant au service des princes et des rois du monde tel un mercenaire.

      Toujours vainqueur des plus terribles luttes, batailles, et guerres, il défie sans cesse la mort des années durant pour fuir la malédiction. Un jour qu'il défend l'« empereur de l'Occitanie » contre les « musulmans espagnols » et sort une nouvelle fois vainqueur du combat, le souverain lui propose argent, terre, et gloire en remerciement. Julien refusant toutes les récompenses, l'empereur lui offre alors sa fille en mariage à laquelle il ne peut résister. Les noces passées, Julien et son épouse partent dans leur nouveau palais. Las, Julien déprime de sa vie de naguère et nul divertissement ne réussit à l'enjouer. Son épouse, inquiète de son état, lui en demande la raison. Julien avoue la malédiction du cerf et son refus de retourner à la chasse ou au combat. Cependant, un soir que des animaux nocturnes rôdent autour du palais, ne pouvant plus résister, Julien s'en va avec son carquois à l'appel de la forêt obscure sous le regard étonné de son épouse à qui il promet son retour au matin. Le lendemain, deux vieillards se présentent au palais. L'épouse les accueille et ils lui révèlent être les parents de Julien. Heureuse d'une telle surprise, elle les nourrit et les loge avec faste offrant sa chambre et son lit pour le repos. Les parents de Julien émerveillés de voir leur fils devenu gendre d'un Empereur attendent son retour dans la tranquillité. Après plusieurs jours de chasse infructueuse et frustrante - tous lui échappent, du sanglier ou du loup à la plus simple perdrix - furieux, Julien s'en retourne au palais dans l'obscurité du soir et découvre un homme dans le lit de son épouse. Hors de lui et devenu fou de colère, il poignarde aveuglément les deux corps se trouvant dans la couche matrimoniale. Sa femme arrive alors, et à la lumière du flambeau qu'elle porte il ne peut que constater son erreur et le parricide. Il ordonne de ne plus lui parler, d'enterrer ses parents, et après quelques jours part à tout jamais de sa demeure.

      Julien devient mendiant, erre de par le monde, se supplicie et expie sa faute par tous les moyens que le destin met sur sa route. Devenu vieux et fatigué, il se trouve un jour près d'un fleuve que nul bac ou passeur ne veut plus franchir depuis des années en raison du danger. Il décide, tel Charon aux Enfers, de s'astreindre à cette tâche, remet à flot une vieille barque et aménage la chaussée de la berge pour assurer le passage. Les voyageurs arrivent et profitent de la traversée rétablie et gratuite. Julien vit alors dans le plus total dénuement, tel un ermite. Une nuit de tempête, une voix l'appelle de l'autre côté de la rive et lui demande le passage. Julien arrive et découvre un lépreux en guenilles mais dont l'attitude est celle de la « majesté de roi ». Il le fait passer malgré l'ouragan qui se déchaîne et l'homme lui demande l'hospitalité pour la nuit. À la lumière de la cabane, il découvre un homme décharné, plein de pustules suintantes, le visage ravagé, et l'haleine nauséabonde. L'homme a faim ; il le nourrit de pain noir. L'homme a soif ; il le désaltère d'une cruche miraculeusement remplie de vin. L'homme a froid ; il lui offre tout ce qu'il possède et son lit. L'homme se plaint toujours du froid et lui demande de lui donner la chaleur de son corps pour ses os de glace ; Julien se déshabille et le réchauffe poitrine contre poitrine, souffle contre souffle. Le lépreux l'étreint plus fortement et se change en clarté merveilleuse et encens. Julien monte au ciel avec lui et se trouve face au Seigneur Jésus.

      Hérodias

      Dans sa citadelle de Machaerous, au bord de la mer Morte, Antipas retient prisonnier Iaokannan (Jean le Baptiste), qui condamne publiquement son union incestueuse avec Hérodias, sa nièce, qui fut de plus précédemment la femme de son frère qu'elle a quitté. Celle-ci, qui n'était poussée que par l'intérêt, craint d'être répudiée. Lors d'un grand festin, Salomé, fille d'Hérodias et d'Hérode Philippe, danse pour Antipas, puis demande, et obtient, la tête de Jean le Baptiste qu'elle a tant voulue.





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