Le Pain - ÉLISÉE RECLUS
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Présentation Le Pain de ÉLISÉE RECLUS
- eBookToujours astreint à l'antique loi : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton visage », l'homme peine et fatigue pour avoir sa pitance journalière, marche, court et s'agite, supporte de durs travaux. Pour gagner sa vie, plus d'un s'expose constamment à la perdre. - « Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien » est la prière que la chrétienté adresse chaque matin à son « Père qui est aux cieux », elle n'oserait demander celui du lendemain, et cependant « avoir sur la planche son pain » et celui de ses enfants est de tous le désir secret et avoué. Mais avec les sécheresses et les inondations, avec le manque de routes et de moyens de transport, avec les guerres et les massacres, avec les impôts et les douanes, plus meurtriers à la longue que de sanglantes batailles de temps en temps, les nations n'ont jamais cessé d'être hantées par le spectre de la disette. Les épouvantables famines qui, faute de travaux d'irrigation, désolent l'Inde périodiquement, sont toujours la honte du gouvernement impérial britannique. Tandis que nous écrivons, en juin 1880, la Roumélie, l'Asie mineure, la Perse se relèvent à peine du fléau qui vient de les décimer, de navrantes nouvelles nous arrivent de l'Arménie, et depuis plusieurs mois la Chine pousse des cris de détresse que l'Europe n'entend pas. Serait-ce parce qu'elle écoute les gémissements de l'Irlande, les soupirs angoissés que pousse la province des Confins Militaires ?
Grâce à nos moyens de communication tout modernes d'une province à l'autre, grâce à nos transports rapides de l'Europe Orientale à l'Europe Occidentale, et d'Amérique en Europe, nous pouvons espérer que nos pays civilisés sont maintenant à l'abri des terribles disettes, qui, dans les siècles passés, les désolaient périodiquement. Il peut y avoir encore des disettes, entendons-nous dire ; il n'y aura plus de famines. Les ports les grands marchés regorgent de céréales de toute espèce et de toute provenance ; ce qui nous manque parfois, ce n'est plus le blé, mais seulement les moyens de l'acheter ; en définitive, la population la plus nombreuse, la plus pauvre, manque souvent du pain qui lui est nécessaire.
Nous apprenons par le Banquet de Trimalcion que les Romains baisaient la table sur laquelle ils venaient de manger ; car la table qui porte le pain leur était sacrée. Dans la plupart de nos fermes, pour ne pas dire dans toutes, c'est la place qu'occupe la grande table qui est considérée comme le lieu le plus honorable de la maison, à un plus haut degré encore que le lit conjugal. À la mort du chef de famille, elle doit faire place au cercueil, car c'était à la table qu'était le siège d'honneur du « Maître du Pain ».
Quant au pain lui-même, il est objet de respect dans les pays où il est relativement abondant ; objet de vénération dans ceux ou l'on est exposé a en manquer. Gaspiller la nourriture que des pauvres seraient heureux de ramasser dans la rue a toujours paru aussi répréhensible que serait le vol ; et l'on a souvent mis de pair avec le meurtre le fait de détruire délibérément ce qui pourrait faire vivre un homme. L'opinion réprouve sévèrement le prodigue égoïste et stupide qui se prévaut de son droit de propriété pour anéantir ce que l'on a si justement appelé « vivre ». Les Égyptiens et les Arabes ont la même expression, ils donnent au pain le nom d'Ezsh, la vie. Les Hébreux employaient une heureuse expression : « Bâton de vie », que leur ont empruntée les peuples Chrétiens. Les Arabes possèdent aussi cette expression, l'ayant peut-être de leur propre fonds.
« Quatre choses, disent les rabbins, nous ont été transmises relativement au pain :
« Ne jamais le jeter.
« Ne pas lui faire toucher viande crue.
« Ne pas appuyer une assiette contre lui.
« Ne pas tenir au-dessus son verre plein. »
Pourquoi la seconde prescription ?
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