La solitude - Johann Georg von Zimmermann
- Collection: Oeuvres de Johann Georg von Zimmermann
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Présentation La Solitude de Johann Georg von Zimmermann
- eBookZimmermann fait ses études à Göttingen. Il est l'élève d'Albrecht von Haller (1708-1777). Il obtient son doctorat en 1755 avec une thèse intitulée (la) Dissertatio physiologica de irritabilitate. Il voyage ensuite aux Pays-Bas et en France où, à Paris, il devient l'ami de Jean-Baptiste Sénac (1693-1770), médecin du roi Louis XV. Il tient une correspondance avec l'impératrice Catherine II mais refuse son invitation à Moscou.
De retour à Berne, il fait paraître une biographie de Haller sous le titre de (de) Leben des Herrn von Haller (Zurich, 1755). Il s'installe ensuite à Brugg, où il devient médecin de la ville. Il commence alors à travailler sur son ouvrage qui allait le rendre célèbre, (de) Betrachtungen über die Einsamkeit (Réflexions sur la solitude) dont une première version paraît à Zurich en 1756. Cet ouvrage, que Zimmermann va enrichir durant trente ans, sera maintes fois réédité, notamment à Paris grâce à deux traductions différentes. Il faut également citer son étude de la dysenterie : (de) Von der Ruhr unter dem Volke im Jahre 1765 (Zurich, 1767, traduit en français en 1775).
INTRODUCTION .....
Brugg est une jolie petite ville du canton d'Argovie, située au confluent de l'Aar, de la Reuss et de la Limat. Je passais là, il y a quelques mois, par une de ces fraîches matinées d'été qui répandent tant de charme sur les riants paysages de la Suisse. Tandis que le conducteur de la diligence faisait une halte à l'hôtel de l'Étoile, je regardais avec une vive curiosité la situation pittoresque de cette cité helvétique, la rivière écumante, fougueuse, qui la traverse, et les vertes prairies et les collines ondoyantes qui l'entourent. «Regardez la nouvelle maison d'école, me disait un honnête professeur de Bâle qui voyageait avec moi; regardez le mur d'enceinte de la ville, où l'on voit un curieux bas-relief représentant une tête de Hun.» Mais je ne songeais ni à la nouvelle école ni aux anciennes sculptures de la bourgade argovienne. Brugg ne me rappelait qu'un nom, le nom de Zimmermann, et je n'étais occupé qu'à associer dans ma pensée l'aspect remarquable de cette ville au caractère distinct du célèbre physiologiste. Qui ne sait l'influence qu'exercent sur nous les lieux où s'est éveillée notre jeunesse, les premiers tableaux qui ont frappé nos regards, les premières impressions qui ont saisi notre esprit? Il y a des siècles que l'on a comparé, dans une image pleine de grâce, l'âme de l'homme à un vase qui conserve la saveur des parfums dont il a été imprégné. Ces parfums sont les conceptions naïves de notre enfance, les songes encore flottants, mais vifs et durables, que la vue du monde ou la contemplation de la nature a fait naître dans notre imagination. Buffon a, dans un de ses plus beaux traités, indiqué l'action diverse des climats sur l'organisation physique et le moral de l'homme. Un sage et respectable écrivain, M. de Bonstetten, a consacré tout un livre à cette même étude [1]. On pourrait étendre la question beaucoup plus loin, et démontrer que ces dispositions déterminées de l'esprit, qu'on baptise du nom de vocation, ne sont souvent que le résultat d'une impression accidentelle, spontanée, énergique, dont les parents les plus clairvoyants et les maîtres les plus habiles ne distinguent peut-être pas même la source. Combien de peintres ont dû la soudaine révélation de leur avenir à la vue d'un tableau qui fécondait, comme un ardent soleil, leurs facultés inertes! Combien de poëtes ont été, comme la Fontaine, émus subitement jusqu'aux larmes en entendant réciter une ode, et ont senti vibrer en eux les cordes d'une lyre jusque-là muette et étouffée! Combien de nobles magistrats ont été, dans les siècles derniers, disposés à la sévère attitude et au grand sentiment des fonctions judiciaires par la contemplation journalière des tableaux de famille, des conseillers en robe noire et des présidents à mortier qui les entouraient! C'est un argument qu'on n'a point assez fait valoir dans la loi sur l'hérédité de la pairie.
RÉFLEXIONS PRÉLIMINAIRES
Chapitre I. Du penchant à la société
¿ II. Du penchant à la solitude
¿ III. Des inconvénients généraux de la solitude
¿IV. Des inconvénients de la solitude pour l'imagination
¿V. Des inconvénients de la solitude pour les passions
¿VI. Avantages généraux de la solitude
¿VII. Des avantages de la solitude pour l'esprit
¿ VIII. Des avantages de la solitude pour le coeur
Conclusion
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