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Le mendiant noir - J. M. Lebel

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      Présentation Le Mendiant Noir de J. M. Lebel

       - eBook

      eBook - J. M. Lebel 15/06/2020
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : J. M. Lebel
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 15/06/2020
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003976296



    • BATAILLE DANS LA NUIT

      Pour le meilleur enchaînement des faits de ce récit il importe de revenir sur nos pas d'une heure environ, c'est-à-dire au moment où Philomène était enlevée au père Turin par Verteuil, et après que le Lieutenant de Police eut été désarmé par Maubèche.

      Le Lieutenant de Police et Verteuil s'étaient retrouvés plus loin, près de la résidence du commerçant, et tous deux s'étaient dit¿

      ¿ À demain !

      Gaston d'Auterive avait aussitôt repris le chemin du Château.

      Là, un domestique l'informa que son oncle désirait le voir sans faute. Le jeune homme monta aux appartements du Marquis de la Jonquière.

      Le gouverneur se trouvait dans un état d'épuisement dont s'inquiétait fort le médecin qui se tenait à ses côtés. Il avait repris sa connaissance depuis quelques instants, et de suite le souvenir du Mendiant Noir lui était revenu. Il s'était rappelé en même temps le papier ordonnant l'arrestation de M. de Verteuil et qu'il avait signé par contrainte. Immédiatement il avait mandé son neveu. Mais nous savons que ce dernier était parti avec Verteuil et une escorte de gardes.

      Gaston d'Auterive trouva le marquis effondré sur sa chaise-longue, avec le médecin d'un côté et le valet de chambre de l'autre, tous deux pâles et anxieux.

      Le vieillard râlait. Il n'entendit pas entrer son neveu.

      Le médecin alla à la rencontre de ce dernier et lui murmura :

      ¿ Monsieur, Son Excellence est très mal ; je vous conseille de ne lui rien dire qui puisse l'affecter. Un rien de contrariant pourrait le tuer.

      ¿ Bien, monsieur répondit le jeune homme.

      Le médecin retourna près du malade et lui dit doucement :

      ¿ Excellence, voici votre neveu que vous avez mandé.

      ¿ Qu'il approche, murmura le gouverneur dans un souffle.

      Le jeune homme vint se placer devant le vieillard dont le menton demeurait appuyé sur sa poitrine.

      ¿ Mon oncle, dit Gaston d'Auterive, me voici à vos ordres.

      Le vieux souleva difficilement la tête et balbutia :

      ¿ Ah ! Gaston, je suis content de te voir. Eh bien ! cette lettre que j'ai reçue¿ ce mendiant¿ et cette arrestation¿ Me comprends-tu, Gaston ?

      ¿ Je vous comprends, mon oncle.

      ¿ Alors, c'est donc vrai¿ j'ai signé¿ ce mendiant m'a fait signer !¿ Eh bien ! veux-tu faire prévenir¿ notre ami de se tenir sur ses gardes ?¿ Ah ! je ne voulais pas signer¿ mais il m'a forcé !

      ¿ C'est bien, mon oncle, répondit le jeune homme en tremblant, je le préviendrai.

      ¿ Bien, bien. Et puis, ajouta le malade d'une voix à peine distincte, si tu pouvais mettre la main sur¿

      Un hoquet l'empêcha de finir sa phrase, et sa figure tirée, livide, s'affaissa de nouveau sur sa poitrine.

      ¿ J'ai compris, mon oncle, j'ai compris, répéta Gaston d'Auterive, et vos ordres seront exécutés.

      Le marquis râlait plus lourdement.

      Le médecin se pencha à l'oreille du Lieutenant de Police et chuchota :

      ¿ Monsieur, il faut le laisser. Un autre effort de sa part lui serait fatal.

      Le Lieutenant de Police s'inclina et sortit sans faire de bruit de l'appartement. Il gagna rapidement son cabinet de travail qui se trouvait dans une autre partie du château et écrivit à la hâte le billet que nous connaissons. Lorsque cette missive eut été expédiée, il se mit à marcher de long en large, très méditatif, sombre, agité.

      ¿ Ah ! se disait-il, mon oncle va-t-il enfin trépasser ? Pardieu ! il ne vaut plus grand chose en ce monde ! A-t-il fait son testament ? Et s'il l'a fait, qu'y suis-je au juste ? Je compte sur un legs, parce que je crains de ne pouvoir épouser la dot de Mademoiselle de Verteuil. Elle semble préférer un autre que moi. Mais qu'elle prenne garde, je pourrai me venger cruellement ! Chose certaine, elle n'aura pas Saint-Alvère, ou plutôt Saint-Alvère ne l'aura pas, moi vivant ! Et Verteuil, qu'en faire ?¿ Je commence à croire que cet homme est un fieffé coquin ! Mais, bah ! qui le saura, s'il réussit à faire disparaître ceux qui s'acharnent à lui ? Je lui aiderai même à faire rentrer sous terre ces importuns ou ces ennemis. Car j'ai besoin de cent mille écus ! Je suis actuellement endetté de vingt-cinq mille livres auprès de Monsieur l'Intendant-royal¿ dette d'honneur ! Et si mon oncle allait commettre la sottise de ne me rien laisser par son testament ? Oh ! le vieil avare, il en est capable ! Oh ! si j'en étais sûr¿

      Il faut penser que quelque terrible projet venait de naître dans son cerveau, car il esquissa un geste de menace et de désespoir en même temps.

      Puis sa pensée retourna vers Mlle de Verteuil.

      Il eut cette idée :

      ¿ Si Verteuil me confiait sa nièce durant son absence, comme je le lui ai demandé ? Et ne vaudrait-il pas mieux de me rendre chez lui et offrir à Philomène l'hospitalité ici ? Je lui ferai préparer des appartements et en ce château elle régnera comme une reine, en attendant notre mariage qui ne pourra tarder. Oui, c'est une idée¿

      Et, brusquement, la démarche saccadée, le Lieutenant de Police quitta son cabinet de travail et se rendit en bas dans le vestibule. Là, il ne se trouvait que vingt gardes de service et la domesticité qui enlevait les couverts de la salle du banquet. Ce banquet avait été contremandé, à cause de l'état critique du gouverneur, et les invités étaient partis sans avoir pu goûter aux mets succulents dont ils avaient un moment respiré l'arôme.

      Gaston d'Auterive choisit dix gardes et leur dit :

      ¿ Suivez-moi à distance, et surtout pas de bruit !





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