De l'étymographie - Joseph Boulmier
- Collection: Oeuvres de Joseph Boulmier
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Présentation De L'étymographie de Joseph Boulmier
- eBookEXTRAIT: Nous n'avons nullement, Dieu nous en garde ! la prétention de nous poser, après tant d'autres qui n'y ont gagné qu'un ridicule amer, en brusque et hautain réformateur de l'orthographe française. Absurde ou logique, cette or thographe a pour elle, si l'on compte depuis Malherbe jusqu'à nos jours, une prescription d'environ trois siècles, qui l'a consacrée d'une manière fondamentale et définitive : il n'y a donc plus à y revenir. C'est une habitude enracinée, qui désormais a force de loi. L'arrêt de l'usage est sans appel ; bon gré mal gré, nous devons nous soumettre aux volontés, ou, si l'on veut, aux caprices de ce despote absolu :
Quem penès arbitrium est, et jus, et norma loquendi.
Aussi n'irons-nous pas, au milieu de notre humble églogue philologique, emboucher sur un ton de rhapsode la trompette grammaticale ; nous ne ferons pas, comme le trop célèbre M. Marle, de désopilante mémoire, un Appel aux Français, en essayant, mais un peu tard, de leur dessiller les yeux sur leurs vieux préjugés de naissance, et de les convertir à un nouvel évangile orthographique, beaucoup trop favorable aux cuisinières, aux bonnes d'enfants et aux conscrits de notre glorieuse armée. Il en est des langues humaines comme des estimables bipèdes qui les partent : on ne peut lés morigéner qu'en les prenant tout à fait jeunes ; et la nôtre, malheureusement, commence à se faire un peu trop vieille pour accepter de pareilles leçons, et tendre une main docile à la férule. A la bonne heure, au seizième siècle ! c'était là le bon temps : notre langue n'était encore qu'une petite fille ; elle allait à l'école de messire Joachim du Bellay, de messire Pierre de Ronsard, et des autres magisters de la savante Pléiade. Elle pouvait entendre raison. Mais aujourd'hui, que diable feriez-vous de cette opiniâtre duègne et de sa cervelle ossifiée ! En vérité, quand nous songeons à ce pauvre M. Marie, il nous semble, sauf respect, que la Providence a été souverainement injuste à son égard. Eh ! parbleu ! comme dirait Garo, il aurait dû naître en plein seizième siècle, contemporain de son de vancier, Louis Meigret ! Comme lui, sans doute, il aurait vu toute une génération naïve l'écouter religieusement ; Petit Jean aurait fait claquer son fouet tout comme un autre, et, un beau jour, il au rait lancé dans le monde, aux applaudissements d'une fervente école, son magistral Tretté de la grammère françoèse.
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