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Les Naufragés du Jonathan - JULES VERNE

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      Présentation Les Naufragés Du Jonathan de JULES VERNE

       - eBook

      eBook - Jules Verne 01/11/2018
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : JULES VERNE
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 01/11/2018
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230002769929



    • Premières mesures

      Le Kaw-djer, à la tête des quinze volontaires, traversa la plaine au pas de course. Il lui suffît de quelques minutes pour atteindre Libéria.

      On se battait encore sur le terre-plein, mais avec moins d'ardeur, et uniquement par suite de la vitesse acquise, car, déjà, on ne savait plus très bien pourquoi.

      L'arrivée de la petite troupe armée frappa de stupeur les belligérants. C'était une éventualité qu'ils n'avaient pas prévue. À aucun moment, les émeutiers n'avaient admis qu'ils pussent avoir à lutter contre une force supérieure, de taille à mettre le holà à leurs fantaisies meurtrières. Les combats singuliers en furent subitement arrêtés. Ceux qui recevaient les coups prirent du champ, ceux qui les donnaient s'immobilisèrent aux endroits où ils se trouvaient, les uns tout ahuris de leur inexplicable aventure, les autres l'air un peu égaré, la respiration haletante, en hommes qui, dans un moment d'aberration, auraient accompli quelque travail pénible dont ils ne comprendraient plus la raison. Sans transition, la surexcitation faisait place à la détente.

      Le Kaw-djer s'occupa en premier lieu de combattre l'incendie que les flammes, rabattues par une légère brise du Sud, risquaient de communiquer au campement tout entier. L'ancien « palais » de Beauval était alors plus qu'aux trois quarts consumés. Quelques coups de crosse suffirent à jeter bas cette construction légère, dont il ne subsista bientôt plus qu'un tas de débris calcinés d'où s'élevait une fumée âcre.

      Cela fait, laissant cinq de ses hommes de garde près de la foule assagie, il partit avec les dix autres à travers la plaine, afin de rallier le surplus des émigrants. Il y réussit sans peine. De tous côtés on revenait vers Libéria, les assaillants, dont la fatigue avait apaisé la fureur insensée, formant l'avant-garde, et derrière eux, les badauds étrillés, qui, encore mal remis de leur terreur, se rapprochaient craintivement en conservant un prudent intervalle. Quand ceux-ci aperçurent le Kaw-djer, ils reprirent confiance et pressèrent le pas, si bien que les uns et les autres arrivèrent confondus à Libéria.

      En moins d'une heure, toute la population fut rassemblée sur le terre-plein. À voir ses rangs serrés, sa masse homogène, il eût été impossible de soupçonner que des partis adverses l'eussent jamais divisée. Sans les nombreuses victimes qui jonchaient le sol, il ne serait resté aucune trace des troubles qui venaient de finir.

      La foule ne montrait pas d'impatience. De la curiosité simplement. Tout étonnée de l'incompréhensible rafale qui l'avait secouée et meurtrie, elle regardait placidement le groupe compact des quinze hommes armés qui lui faisait face, et attendait ce qui allait s'ensuivre.

      Le Kaw-djer s'avança au milieu du terre-plein, et, s'adressant aux colons dont les regards convergeaient vers lui, il dit d'une voix forte :

      « Désormais, c'est moi qui serai votre chef. »

      Quel chemin il lui avait fallu parcourir pour en arriver à prononcer ces quelques mots ! Ainsi donc, non seulement il acceptait enfin le principe d'autorité, non seulement il consentait, en dépit de ses répugnances, à en être le dépositaire, mais encore, allant d'un extrême à l'autre, il dépassait les plus absolus autocrates. Il ne se contentait pas de renoncer à son idéal de liberté, il le foulait aux pieds. Il ne demandait même pas l'assentiment de ceux dont il se décrétait le chef. Ce n'était pas une révolution. C'était un coup d'État.

      Un coup d'État d'une étonnante facilité. Quelques secondes de silence avaient suivi la brève déclaration du Kaw-djer, puis un grand cri s'éleva de la foule. Applaudissements, vivats, hourras partirent à la fois en ouragan. On se serrait les mains, on se congratulait, les mères embrassaient leurs enfants. Ce fut un enthousiasme frénétique.

      Ces pauvres gens passaient du découragement à l'espoir. Du moment que le Kaw-djer prenait leurs affaires en mains, ils étaient sauvés. Il saurait bien les tirer de leur misère. Comment ?¿

      Par quel moyen ?¿ Personne n'en avait aucune idée, mais là n'était pas la question. Puisqu'il se chargeait de tout, il n'y avait pas à chercher plus loin.

      Quelques-uns, cependant, étaient sombres. Toutefois, si les partisans, dispersés, noyés dans la foule, de Beauval et de Lewis Dorick ne poussaient pas de vivats, ils ne se risquaient pas à manifester autrement que par leur silence. Qu'eussent-ils pu faire de plus ? Leur minorité infime devait compter avec la majorité, depuis que celle-ci avait un chef. Ce grand corps possédait une tête désormais, et le cerveau rendait redoutable ces innombrables bras jusqu'ici dédaignés.

      Le Kaw-djer étendit la main. Le silence s'établit comme par enchantement.

      « Hosteliens, dit-il, le nécessaire sera fait pour améliorer la situation, mais j'exige l'obéissance de tous et je compte que personne ne m'obligera à employer la force. Que chacun de vous rentre chez soi et attende les instructions qui ne tarderont pas à être données. »





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