Les rois de l'océan, l'Olonnais - Gustave Aimard
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Avis sur Les Rois De L'océan, L'olonnais de Gustave Aimard - eBook
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- eBookTome I
LES MASQUES NOIRS
Le 24 Mars de l'an de grâce 1648, le Veilleur de nuit, après avoir agité sa crécelle, achevait d'annoncer, d'une voix enrouée et chevrotante, aux bons bourgeois de la petite ville des Sables d'Olonne : qu'il était dix heures du soir, que le vent soufflait en foudre, que la mer était grosse, qu'il gelait à pierre fendre, mais que tout était tranquille, et que, par conséquent, ils pouvaient continuer à reposer plus ou moins paisiblement jusqu'au matin, auprès de leurs femmes ; renseignements au reste d'une exactitude rigoureuse, lorsque tout à coup un grand bruit s'éleva du côté de la porte de Talmont, et une troupe de cavaliers fit à l'improviste irruption dans la ville, et se dirigea, avec la rapidité d'une trombe, vers la plage.
Ces cavaliers, au nombre de six, montés sur des chevaux de race, mais semblant avoir fourni une longue course, étaient armés jusques aux dents, et portaient de riches et élégants costumes de gentilshommes ; ils paraissaient peu soucieux d'être reconnus, car, bien que les larges ailes de leurs chapeaux fussent soigneusement rabaissées sur leurs yeux, et qu'il régnât une obscurité profonde, par surcroît de précaution, ils avaient tous des masques de velours noir appliqués sur le visage.
En apercevant ces sinistres fantômes, aux allures étranges, le pauvre diable de veilleur fut saisi de crainte ; il laissa choir sa lanterne qui, heureusement ou malheureusement, ne s'éteignit point ; et se mit à trembler de tous ses membres ; en jetant autour de lui des regards effarés ; comme pour demander un secours sur lequel cependant il n'était guère en droit de compter ; seul, de toute la population, il était éveillé à cette heure avancée de la nuit.
Mais sans lui laisser le temps de faire un geste ou de pousser un cri, les inconnus s'emparèrent de lui ; le roulèrent dans un manteau, et, après l'avoir solidement ficelé, ils le jetèrent, sans plus de cérémonie, dans l'allée d'une maison, dont la porte était ouverte par hasard ; puis, après avoir relevé la lanterne, ils continuèrent à se diriger vers la plage.
L'enlèvement du veilleur de nuit avait été exécuté avec une adresse et une rapidité réellement prodigieuses, sans qu'un mot fût prononcé.
À la même heure, presqu'à la même minute où ceci se passait à l'entrée de la ville, une embarcation de vingt-cinq à trente tonneaux, pontée et gréée en lougre, sans tenir compte de l'état de la mer, de l'obscurité et de la force du vent qui la faisait se balancer comme une plume au sommet de vagues monstrueuses, doublait résolûment la pointe de la petite baie au fond de laquelle la ville s'abrite ; et mettait le cap sur la plage, au risque de se briser contre les rochers, que la mer balayait sans cesse avec furie.
Cette barque portait un fanal allumé à son avant ; rougeâtre étoile qui s'élevait et s'abaissait à chaque seconde, pour échanger des signaux mystérieux avec une maison isolée, derrière les fenêtres de laquelle brillaient et s'éteignaient tour-à-tour, des lumières de différentes couleurs.
Malgré les difficultés presqu'insurmontables, d'un atterrissage de nuit dans des conditions aussi mauvaises, le lougre manoeuvré sans doute par un marin intrépide et surtout habile, réussit à atteindre une espèce de quai de quelques toises de long, construit en pierres sèches, et en quartiers de roches, servant de débarcadère ; il l'él¿ngea doucement, s'y amarra, et demeura enfin immobile dans ce refuge où il ne courait plus aucun danger.
L'équipage du lougre paraissait être assez nombreux ; il achevait cette manoeuvre délicate, au moment où les cavaliers dont nous avons parlé plus haut, débouchaient sur la plage.
Les cavaliers s'arrêtèrent à portée de pistolet du quai ; celui qui avait ramassé la lanterne l'éleva deux fois au-dessus de sa tête ; une lanterne fut aussitôt levée deux fois sur le pont du lougre ; le même signal fut répété par les fenêtres de la maison isolée.
Alors, sur un geste muet de celui qui semblait être leur chef, quatre des cavaliers tournèrent bride ; ils allèrent, le pistolet au poing, se placer à l'entrée des deux rues qui, à cette époque, débouchaient sur la plage.
Les deux derniers mirent pied à terre, attachèrent leurs chevaux aux contrevents d'une maison qui se trouvait à leur portée, puis ils se dirigèrent à grands pas vers le navire mystérieux.
Les gens de l'équipage du lougre avaient, eux aussi, des masques sur le visage, et la ceinture garnies d'armes.
Deux hommes quittèrent le navire et firent quelques pas à la rencontre des cavaliers, qu'ils saluèrent silencieusement.
¿ Avez-vous la femme ? demanda un des cavaliers à demi-voix.
¿ Avez-vous le médecin ? répondit un des marins sur le même ton.
¿ Voici le médecin, reprit le cavalier en désignant son compagnon.
¿ Bien ! tout est fait, alors ?
¿ Tout ; il accepte nos conditions.
¿ Est-ce vrai, monsieur ?
¿ C'est vrai, répondit le médecin en s'inclinant.
¿ Songez qu'il ne s'agit pas ici d'un jeu d'enfant ; dès ce moment, vous nous appartenez.
¿ Je le sais.
¿ Vous acceptez la responsabilité du secret dont vous allez bientôt porter une partie ?
¿ Je l'accepte.
¿ Vous avez bien calculé les terribles conséquences qu'une trahison aurait pour vous ?
¿ J'ai tout calculé, monsieur.
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