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Lucienne - JUDITH GAUTIER

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      Présentation Lucienne de JUDITH GAUTIER

       - eBook

      eBook - Judith Gautier 05/08/2016
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : JUDITH GAUTIER
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 05/08/2016
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230001301472



    • Extrait :

      C'était dans un salon, à l'entresol, rue de Chateaudun, le soir, vers la fin de juillet.

      La lueur, adoucie par un globe recouvert d'une dentelle en papier bleu, d'une lampe en porcelaine chinoise, éclairait les cheveux et le front d'une jeune femme qui lisait. Agenouillée sur un pouf de soie, elle s'appuyait des deux coudes à la table, plongeant une main dans ses cheveux, et de l'autre main feuilletant un livre ouvert devant elle.

      Elle était vêtue d'un long peignoir blanc négligemment agrafé ; un peigne garni de turquoises relevait à demi ses cheveux d'un blond ardent, très en désordre ; une de ses mules, tombée de son pied, gisait sur le tapis. Il était visible que, rendue paresseuse par la chaleur, elle ne s'était pas habillée de la journée.

      Partout dans le salon coquet et futile, des cartons étaient posés sur les meubles. Le canapé disparaissait sous des robes étendues. Aux torchères, de chaque côté de la glace, on avait accroché par l'élastique deux ravissants chapeaux d'été que la modiste venait d'envoyer.

      Quelques voilures roulant dans la vue empêchèrent la jeune femme d'entendre la porte du salon s'ouvrir derrière elle ; et elle poussa un léger cri en voyant un homme se laisser tomber dans un fauteuil, après avoir déplacé une boîte à gants.

      Cet homme paraissait soixante ans environ. Il était un peu chauve, et ses favoris grisonnaient.

      ¿ Eh bien, as-tu trouvé, ma chère Lucienne ? dit-il, tout essoufflé par la montée de l'escalier, et en s'essuyant le front.

      ¿ Oui, dit-elle ; « plage magnifique, hôtel très-confortable, joli casino¿ »

      ¿ Tu appelles cela un endroit tranquille ! dit le nouveau venu en tendant la main.

      ¿ Soyez sûr que c'est un trou, dit-elle, en lui passant le Guide en Normandie. D'ailleurs je consens à me reposer quinze jours dans ce désert pour obéir à mon docteur, ensuite nous irons à Trouville. Vous entendez, monsieur Provot.

      ¿ Hélas ! oui, soupira-t-il. Puis, fermant un oeil, soulevant la lèvre il approcha le livre de son visage, et lut entre ses dents : « F¿, chef-lieu de canton, douze mille habitants, climat sain ! » ¿ Eh bien ! quand veux-tu partir ?

      ¿ Demain ; il n'y a plus un chat à Paris, et on y étouffe.

      ¿ Tu seras prête ?

      ¿ Oui, Jeanne va finir mes malles ce soir. Nous partirons demain à deux heures.

      ¿ C'est bien décidé, nous allons à F¿

      ¿ À F¿ d'abord ; à Trouville ensuite.

      ¿ C'est bon, c'est bon, dit M. Provot, en prenant son chapeau ; je te laisse, ma petite Lucienne. Je vais faire mes paquets, moi aussi.

      Et, après l'avoir embrassée, il s'en alla.

      Une fois seule, Lucienne s'étira les bras, bâilla longuement, puis chercha sa pantoufle perdue dans les plis de son peignoir. Quand elle l'eut trouvée, elle se leva, souleva la lampe avec effort, et entra dans sa chambre à coucher.

      Là elle se laissa tomber dans un fauteuil, devant un secrétaire Louis XV dont la planchette était abaissée, avec la vague intention de mettre ses papiers en ordre.

      Elle tira à elle un tiroir et regarda d'un oeil distrait les paperasses qui s'en échappaient ; c'était un mélange de factures acquittées, de prospectus, de lettres, de billets de théâtre non utilisés.

      Lucienne remua tout cela à poignées, avec un certain effroi du travail qu'elle allait entreprendre. Un petit paquet noué d'un ruban rouge tomba sur ses genoux.

      ¿ Ah ! s'écria-t-elle, on le saisissant vivement, je l'ai tant cherché !

      Et elle dénoua le ruban.

      C'étaient quelques lettres un peu jaunies et usées aux plis, écrites sur des papiers des nuances les plus tendres, d'une écriture presque enfantine. Lucienne en déploya quelques-unes ; elles étaient signées Jenny.

      Jenny était une des amies de pension de Lucienne ; la plus chère, la plus regrettée. La jeune femme souriait tout en relisant ces lettres naïves. Elle les relut toutes ; puis elle soupira et tomba dans une profonde rêverie.





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