L'Ondine de Capdeuilles - Delly
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Avis sur L'ondine De Capdeuilles de Delly - eBook
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Présentation L'ondine De Capdeuilles de Delly
- eBookOdon, à son retour de Montluzac, comptait s'arrêter seulement deux jours à Paris avant de gagner le château de Serrail, où il était invité pour les chasses. Il alla conférer avec son notaire au sujet de l'achat de Capdeuilles, passa chez son éditeur, et se rendit chez un fleuriste pour faire envoyer à Roselyne une gerbe énorme de roses et de chrysanthèmes géants. Il souriait en pensant à la joie de la petite cousine, à l'étonnement ravi qui remplirait ses grands yeux, quand elle verrait ces fleurs étranges aux nuances somptueuses qui semblaient n'avoir rien de commun avec les humbles chrysanthèmes du jardin de Capdeuilles. Elle n'était blasée sur rien, cette mignonne Roselyne, et il fallait bien peu de chose pour lui causer un grand plaisir.
Comme il finissait de donner l'adresse au fleuriste, une jeune femme entra. Elle dit avec surprise :
¿ Tiens, vous, Odon ? Je vous croyais à Serrail.
¿ Pas encore, je pars après-demain. Et vous, Marthe, comment vous trouvez-vous à Paris ?
¿ De passage seulement, mon cher. Mon mari vient me chercher demain avec sa nouvelle automobile, qu'il a essayée pendant un mois dans les montagnes d'Auvergne, et il m'emmène pour une randonnée de trois jours en Normandie. Il veut me faire goûter de cette machine dont il est ravi.
Un rire plissa son petit visage mobile, sans beauté, mais d'une grâce assez piquante. Amie d'enfance de M. de Montluzac, elle avait eu pour lui, étant toute jeune fille encore, un sentiment très tendre dont il ne voulut jamais s'apercevoir. Alors, à vingt-cinq ans, elle se décidait à épouser un Russe fort riche, le comte Borelsky, et s'efforçait de se consoler en menant avec fièvre la vie mondaine, en s'amusant aussi à ce périlleux exercice d'équilibriste qui consiste à vouloir rester honnête femme tout en prenant les allures, la tenue, les propos de celles qui ne le sont pas.
Odon, qu'elle rencontrait continuellement dans le monde, avait conservé à son égard ses façons de camarade. Elle réussissait à rester dans le même ton, en refoulant tout au fond d'elle-même ce sentiment trop tenace qu'elle se reprochait à ses heures de réflexion ¿ c'est-à-dire deux ou trois fois par an, car le temps lui manquait toujours parmi les cent occupations inutiles de sa journée.
¿ Alors, je vous souhaite très bon voyage, dit M. de Montluzac. Vous partez tous deux seuls ?
¿ Mais non ! C'est bon pour de jeunes amoureux, cela. Nous emmenons Mme de Sauroy, et Lorbier, le peintre¿ Mais, j'y pense, si vous veniez avec nous ? Vous aurez le plaisir de faire le voyage avec votre flirt préféré, la belle Pepita.
Un rire un peu nerveux s'échappa de ses lèvres.
Odon dit d'un ton d'ironie légère :
¿ Je la trouverai à Serrail. Mais enfin¿ oui, au fait, je puis très bien vous accompagner. Rien ne me presse, à deux jours près. Donnez-moi seulement l'heure du départ.
Quelques instants plus tard, il quittait le magasin. Et Marthe, en le regardant s'éloigner, songeait avec un serrement de coeur : « Je voudrais bien savoir s'il l'aime, cette Pepita¿ s'il l'aime comme elle l'aime. C'est pour cela que je l'ai invité. Pendant ce petit voyage, je les observerai mieux, je tâcherai de savoir ce qu'il cache sous ses airs de détachement railleur. Ce sera très intéressant. »
Et sa lèvre se souleva en un petit rictus amer, tandis qu'elle se détournait pour regarder une gerbe que lui présentait la fleuriste.
¿
Au cours de leur randonnée, les voyageurs s'arrêtèrent au hasard de leur caprice après avoir couvert pendant la journée le plus grand nombre possible de kilomètres. Le comte Borelsky appe lait cela, sans rire, « visiter la Normandie ». Sa femme, qui ne comprenait rien aux beautés naturelles, trouvait charmante cette course folle. Lorbier, le peintre, gémissait : il n'avait même pas le temps de distinguer quelque joli coin où il pourrait venir plus tard planter son chevalet. La baronne de Sauroy, belle et coquette Espagnole, veuve très consolée d'un attaché d'ambassade mort presque ruiné, s'absorbait dans son flirt avec M. de Montluzac, dont elle était ardemment éprise et qui jouait de cette passion en dilettante, selon sa coutume.
Au cours de ce voyage sans itinéraire fixe, la correspondance des uns et des autres ne leur était pas parvenue. Le troisième jour, ils la trouvèrent à Caen, où ils s'arrêtaient vingt-quatre heures. Celle de M. de Montluzac était fort volumineuse. Un télégramme attira d'abord son attention. Il l'ouvrit et lut :
« Grand-père décédé subitement. Vous attends.
« Roselyne. »
Son coeur se serra un peu. Il dit intérieurement : « Pauvre petite ! » Et il se la figura aussitôt à genoux près de ce lit de mort, avec des yeux d'angoisse trop grands pour son petit visage pâli. Comme elle devait souffrir, pauvre mignonne Roselyne, toute seule !¿ Oui, il allait partir¿ Mais d'abord, de quand était cette dépêche ?
De mardi ! Et c'était jeudi aujourd'hui ! Roselyne devait attendre la réponse et rien n'était venu. Alors, elle avait cru sans doute qu'il l'avait déjà oubliée, qu'il dédaignait de se déranger¿
Dans le hall de l'hôtel, à quelques pas de lui, Mme de Sauroy jetait un coup d'oeil rapide sur son courrier. Mais ses yeux noirs et ardents revenaient sans cesse vers le marquis, tout absorbé par cette dépêche.
Marthe, s'approchant un paquet de lettres à la main, demanda :
¿ Une mauvaise nouvelle, Odon ?
¿ Oui, ma chère amie. Mon cousin, le vicomte de Capdeuilles, vient de mourir subitement. La dépêche est de mardi. Il faut que je parte à l'instant, si je veux tenter d'arriver pour les obsèques.
¿ Je ne vous ai jamais entendu parler de ce parent ?
¿ Il était retiré à la campagne, en Périgord. J'ai fait sa connaissance dernièrement.
¿ Il a de la famille ?
¿ Une petite-fille, orpheline.
¿ Une enfant ?
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