Le Mari embaumé - Paul Féval
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Présentation Le Mari Embaumé de Paul Féval
- eBookTome I
OÙ MADAME ÉLIANE RESSUSCITE UN MORT.
Ce n'était pas de ce côté que Renaud de Saint-Venant attendait le danger. Certes, la vue de Guezevern ressuscité lui aurait causé une bien autre épouvante, mais néanmoins ses rêves amoureux s'envolèrent comme si on l'eût inondé d'eau froide. Il eut peur et resta immobile, parce qu'il connaissait Éliane. Il savait que cette frêle enveloppe cachait une vaillance virile.
Il essaya de parlementer, c'est-à-dire de tromper.
« Noble dame, balbutia-t-il, ayez pitié de moi ; la folie d'amour m'a entraîné¿ je suis à votre merci !
¿ Silence ! interrompit Éliane. Où est Pol de Guezevern, mon mari ? »
Renaud hésita, puis il répondit, espérant profiter peut-être du coup que cette nouvelle allait porter à la jeune femme.
« Pol de Guezevern est mort. »
Éliane fut frappée, en effet, frappée violemment. Elle recula d'un pas, et fut obligée de saisir le rideau pour ne point tomber à la renverse.
Mais Renaud ayant voulu se mettre sur ses pieds, elle lui dit d'une voix qui glaça le sang dans ses veines :
« À genoux et fais ta prière ! »
Les genoux de Renaud fléchirent malgré lui.
« Je prie Dieu, ma noble dame, s'écria-t-il, je prie Dieu qu'il vous éclaire et vous fasse voir la vérité, puisque mon sort est entre vos mains. Eussé-je des armes, comment me serait-il possible de me défendre contre vous ? J'ai péché, je m'en repens amèrement ; mais, à cette heure qui peut être la dernière de ma vie mortelle, je jure que je n'ai rien fait contre mon ami et compère Pol de Guezevern ; que je sois foudroyé à l'instant même si je mens !
¿ Tu dois mentir ! murmura Éliane entre ses dents serrées. Tu ne l'as pas frappé, tu n'aurais pas osé ; mais il y a des paroles qui tuent comme le poison. Tu as parlé, il a voulu mourir. »
Elle leva l'épée ; mais elle était femme : l'idée du sang lui fit horreur.
Renaud vit cela, et, loin de triompher ostensiblement, il s'humilia davantage.
« Le ciel m'est témoin, madame, dit-il encore, que je n'aurais point murmuré en recevant le châtiment de votre main. Je vous ai offensée grièvement, et j'ai mérité les plus cruels supplices.
« Mais, en dehors de cet instant de démence, où le transport de mon grand et malheureux amour a envahi mon cerveau comme une ivresse, n'ai-je pas toujours été le fidèle compagnon de votre époux, l'ami dévoué de votre maison ? Je suis le parrain de votre fils unique, madame. Et qui sait si, en m'arrachant la vie, vous n'allez point priver Renaud, mon filleul, d'un tendre tuteur et d'un second père ?
¿ Silence ! » ordonna pour la seconde fois Éliane.
Puis elle ajouta, en jetant loin d'elle l'épée :
« Je sais bien que je me repentirai de n'avoir point eu la force de vous punir. »
Renaud se traîna jusqu'à elle en rampant sur ses genoux, et baisa dévotement le bas de sa robe.
Éliane le repoussa du pied, et lui dit :
« Rallumez la lampe. »
Il obéit aussitôt.
La lumière, en frappant le visage d'Éliane, éclaira une si mortelle pâleur que Renaud resta stupéfait. On eut dit une belle statue de marbre.
« Est-ce ce soir ? prononça-t-elle à voix basse.
¿ C'est ce soir, répliqua Renaud.
¿ C'était lui, » murmura Éliane.
Elle songeait à ce bruit lugubre, le bruit du corps tombant à l'eau.
Elle ne demandait plus pourquoi cette main de fer lui avait étreint le coeur.
« Il avait joué ? demanda-t-elle encore.
¿ Bien malgré moi, répondit Renaud. Je fuis le jeu comme la peste, ma noble dame : j'ai vu tant de malheurs ! Mais en arrivant à Paris, maître Pol était comme un cheval échappé¿
¿ Ne dites rien, contre M. le comte de Pardaillan ! commanda sévèrement Éliane.
¿ Que Dieu et les saints m'en préservent ! Depuis que j'ai l'âge de raison, je n'ai point connu une meilleure âme. »
Il s'arrêta parce que Éliane le regardait en face.
« C'est contre M. le baron de Gondrin-Montespan qu'il a joué et perdu ? » interrogea-t-elle.
Renaud balbutia une réponse équivoque.
« Je sais que vous êtes aux gages de M. le baron, ajouta froidement Éliane. Je viens d'un lieu où l'on vous connaissait bien tous les deux.
¿ Que je sois puni éternellement !¿ » Commença Renaud.
Elle l'interrompit d'un geste impérieux.
Renaud se tut ; mais, pour la première fois, il rougit de colère.
« Dites-moi ce que vous savez, fit-elle.
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