Le Maître du Drapeau Bleu - Paul d\u2019Ivoi
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Présentation Le Maître Du Drapeau Bleu de Paul d\u2019Ivoi
- eBookLa ville de La Haye, qui s'enorgueillissait d'avoir été choisie, en 1899, comme lieu de réunion au Congrès de la Paix, était de nouveau en joie.
Sur l'initiative des gouvernements russe, japonais et des États-Unis d'Amérique, un second Congrès avait été accepté par les peuples civilisés, et ce Congrès avait voulu se rassembler encore dans la capitale hollandaise, dans cet Huis ten Bosch, la maison du Bois, palais où la conférence de 1899 avait déjà tenu ses assises.
Qu'allait-il sortir de la nouvelle Assemblée ?
Que décideraient les représentants officiels des différents gouvernements ?
Tous bas, les optimistes prédisaient la constitution d'une Confédération européenne, les États-Unis d'Europe, où chaque nation continuerait à s'administrer selon ses goûts, mais où la politique étrangère s'inspirerait des intérêts européens et non plus de ceux de telle ou telle nation ; mais où les contestations entre peuples seraient désormais réglées par un tribunal, assemblée supérieure dont les jugements remplaceraient avantageusement les guerres et les massacres.
Ces gens bien informés partageaient la terre en trois groupements.
Deux groupements mangeurs : les États-Unis du Nord-Américain, avec action privilégiée sur tout le Nouveau Monde, aussi bien au sud de Panama qu'au septentrion, et les États-Unis d'Europe, avec action privilégiée sur l'Afrique.
Un groupement mangé : l'Asie, pour laquelle on adopterait le régime de la porte ouverte, c'est-à-dire du dépeçage en règle par les diverses unités composant les premiers groupements.
Comme on le voit, la justice était quelque peu égratignée dans ce partage du monde ; mais les Russes, Japonais, Anglais, Allemands, Français possédaient de si riches territoires asiatiques que l'on ne pouvait décemment les inviter à les évacuer, afin de doter les Asiates des bienfaits d'une troisième Confédération : les États-Unis d'Asie.
Ce jour-là, vers deux heures, quatre personnes, respectueusement saluées par le personnel, sortirent de l'Hôtel des Indes, situé sur la promenade de Lange Voorhout, qu'entourent le palais Guillaume, le ministère des Finances, où le prince Galitzin, alors ambassadeur de Russie, offrît, au XVIIIesiècle, l'hospitalité à Diderot ; et, plus loin, le palais de la Reine-Mère, jadis Hôtel Hope, résidence de Napoléon Ier en 1810.
Sur le registre de l'hôtel, les personnages, évidemment étrangers à la Hollande, avaient inscrit ainsi leurs noms et titres :
Général Stanislas Labianov, représentant de la Russie au Congrès de la Paix, et sa fille Mona.
Amiral comte Ashaki, délégué du Japon et sa fille Lia-Nmgui.
Le général, grand, fort la figure colorée, la barbe grisonnante taillée à la Souwarof, marchait auprès du comte Ashaki, petit, la face safranée, les yeux obliques remplis de vivacité.
Les deux jeunes filles allaient en avant, se donnant le bras, prouvant qu'en dépit des vils flatteurs locaux, le charme, la beauté sont à toutes les races, appartiennent à toutes les latitudes.
Mona, la jeune Russe, pouvait avoir seize ans¿ De son père, elle tenait une taille assez élevée, mais sa minceur robuste, son visage à la peau transparente sous la lourde couronne de ses cheveux blonds, ses yeux d'un bleu tendre, yeux de rêve au repos, de résolution dans l'action, en faisaient un type adorable de vierge slave.
Lia-Nmgui, sa compagne japonaise, était de stature moyenne. Très brune, les yeux sombres et rieurs, un coloris étrange, sorte de matité ambrée, charmeuse plus que réellement belle, gracieuse plus que sculpturale, résolvant, secret de la femme nippone, le problème délicat d'être à la fois svelte et grassouillette.
Au demeurant exquise avec son parfum exotique et portant gentiment son nom de fleur, car Lia-Nmgui signifie tout uniment Lotus Nacré.
Les jeunes filles marchaient, Mona avec une mélancolie dans ses regards bleus, Lotus-Nacré avec une expression curieuse, indéfinissablement jalouse en ses yeux noirs.
¿ Ainsi, Mona, tu crois l'avoir vu ?
¿ Oui il y a deux ans, à Sakhaline¿ Les soldats de ton Mikado avaient vaincu mes frères russes. Mon père, gouverneur de Sakhaline, restait debout avec une quinzaine d'hommes, entourés par l'ennemi. Ils allaient se faire tuer, et je serais morte avec eux pour la patrie russe, quand Dodekhan parut
¿ Dodekhan¿ C'est bien le nom. Mais comment vous délivra-t-il ?
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