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L'emprise : Conscience de croyants - Laurent Barré

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      Présentation L'emprise : Conscience De Croyants de Laurent Barré

       - eBook

      eBook - Laurent Barré 28/01/2020
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Laurent Barré
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 28/01/2020
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Windows, Desktop, iOS, Liseuse, Android
    • ISBN : 1230003685877



    • TOME II

      L'heure du crime

      Ivre de colère, assoiffé de vengeance, Irénée était descendue de la montagne. Les célèbres pépiniéristes Gadbois, qui virent cet homme aux yeux hagards qui, sans rien regarder traversait les vergers et la pépinière, se demandèrent si ce n'était pas un assassin échappé des prisons ou un fou évadé des cabanons de la Longue Pointe.

      Un instant, on se demanda si ce n'était pas l'assassin des époux Bernard que le souvenir de son crime impuni ramenait inconsciemment sur le théâtre de son forfait.

      On se trompait à demi. Ce n'était pas un assassin poursuivi par le remords du crime ; c'était un assassin que poursuivait la hantise du crime à commettre.

      À la gare de Rougemont, il se lava les mains. De son mouchoir, il fit une compresse d'eau froide à son front, ramena à sa figure une apparence moins hagarde, puis il attendit le tramway.

      Descendu place Youville, il sentit les tiraillements de la faim. Depuis trente six heures, il n'avait pris aucune nourriture si ce n'est quelques framboises dans la montagne et des pommes à peine mûres.

      Au petit restaurant de la ruelle, il acheta une demi-douzaine de beignes à la gelée, un verre de lait, puis, remontant la rue McGill, il se rendit rue St-Jacques, au bureau où il croyait rencontrer l'auteur de ses malheurs.

      Après avoir attendu en vain pendant deux heures, il se décida à entrer et demanda à voir M. Clément.

      ? M. Clément n'est plus ici. Il a été congédié hier.

      ? Pouvez-vous me dire où je pourrais le rejoindre ?

      ? Pour ça, non. Nous avons son adresse rue St-André, mais le policeman qui devait l'arrêter a trouvé la maison vide.

      ? Comment le policeman ? Est-ce que ?

      ? Bien, si vous avez affaire à lui, trouvez-le, moi, je n'en sais pas plus long.

      Irénée Dugré sortit comme hébété. La police n'avait pu le trouver. Alors, c'est qu'il était en fuite. Où le prendre ? La folie de la vengeance et du crime était telle que le malheureux n'eut qu'une pensée : il avait perdu la trace du ravisseur infâme, il ne pourrait pas le tuer.

      Pendant deux jours, le malheureux erra dans la ville, cherchant sa vengeance.

      Le dimanche, il continua ses recherches sans songer à aller à la messe.

      C'était dans l'ordre d'ailleurs. Quand on cherche quelqu'un pour l'assassiner, est-ce qu'on va à la messe ? est-ce qu'on s'embarrasse des prescriptions de la loi d'amour et de pardon d'un Dieu de justice ?

      Le soir, descendant sur la grande ville, Irénée, qui avait constaté que son gousset se trouvait presque vide, était allé à sa pension prendre son souper et se prendre un peu d'argent, puis il retournait rue St-Jacques. Dans sa tête revenait sans cesse cette pensée : je le tuerai ! je le tuerai ! et avant de me tuer, je dirai pourquoi je l'aurai tué.

      Place d'Armes, le malheureux eut un éblouissement. Qui donc descendait ainsi du tramway ? Mais c'était sa Lucette, de noir vêtue, un peu pâle, mais encore si belle que le malheureux se demanda si réellement tout le passé n'était pas un rêve.

      Lui qui voulait tuer le bourreau changea d'idée et voulut rejoindre la victime. Il n'avait que quelques pas à faire, mais la Place d'Armes étant encombrée, il ne put atteindre celle qu'il avait tant aimée. À travers la foule, il la vit monter les marches du perron de l'église Notre-Dame et entrer dans le temple dédié à la Sainte Vierge. Puis plus rien.

      Perdue toute trace.

      Se retournant, il vit, descendant d'un autre tramway, l'homme qui, depuis cinq jours, occupait sa pensée.

      Sans souci du public, il eut une exclamation : Je l'ai ! Je le tiens ! Comme un fou, il s'élança vers le coin de la rue Notre-Dame où il avait vu le broker descendre de tramway et s'engager dans la rue St-Sulpice.

      André Clément marchait lentement et bientôt le Canadien le rejoignit. Quelques pas seulement séparaient les deux hommes. Irénée Dugré avait à la main le révolver homicide. L'heure du crime était sonnée. La tragédie allait s'accomplir.

      Soudain, une main vigoureuse saisit l'arme que déjà le jeune homme avait levé vers le Juif. En même temps une voix énergique, quoique douce, disait à son oreille : « Mon enfant, pense à ton salut éternel. »

      D'un bond, il se retourne, le poing levé, prêt à frapper. Debout, en face de lui, un vieux prêtre qui, les bras croisés, la tête haute, le regarde.

      Ce qui se passe dans l'esprit et le coeur du désespéré est plus facile à comprendre qu'à dire.

      Comme celui qui s'éveille d'un long cauchemar, Irénée Dugré sent en lui un malaise que la voix du prêtre dissipe.

      ? Mon enfant, tu n'as pas le droit de tuer. Tu n'as pas le droit d'ôter la vie à ton semblable, ni de te l'ôter à toi-même.

      ? Mais mon père qui vous a dit ? Pourquoi m'avez-vous arrêté ? J'allais faire justice de ce misérable qui ne vaut pas un chien.

      ? Mon frère ! Penses-tu avoir le droit d'être juge rendant arrêt de mort et exécuteur de l'arrêt ? Et ensuite, après avoir tué, tu aurais été pris. As-tu pensé à la honte de tes parents, au déshonneur de ta famille ?





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