À Lesbos (1891) - Jehan de Kellec
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Avis sur À Lesbos (1891) de Jehan de Kellec - eBook
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Présentation À Lesbos (1891) de Jehan de Kellec
- eBookAndrée, malgré le bonnet de nuit, dont la vue la choquait tant, attira soeur Marie des Anges et se mit à l'embrasser ardemment.
Ce n'était plus dans la cellule qu'une symphonie de baisers.
Les saints, des images suspendues à la muraille, devaient se voiler la face, pour éviter de voir un pareil spectacle.
L'écho de la chambrette n'avait jamais été à pareille fête.
Et Andrée continuait.
Soeur Marie des Anges haletait sous cette pluie de caresses.
Plusieurs fois, Andrée avait rencontré les lèvres humides et rebondies de la religieuse, mais elle ne s'y était pas arrêtée.
Elle était réellement innocente.
Cela gênait soeur Marie des Anges.
Sous le coup de l'émotion, elle tomba presque défaillante sur la poitrine d'Andrée.
Celle ci eut peur.
? Souffrez-vous davantage ? demanda-t-elle anxieusement.
? Non, murmura-t-elle faiblement.
? Voulez-vous que j'appelle ?
? Non, restez près de moi, ne vous éloignez pas.
Puis, sans prononcer aucune parole, elle attira violemment Andrée de ses deux bras nus, la serrant fortement contre sa poitrine.
Sa chemise de nuit s'entrouvrit, laissant voir les seins, dont des deux bouts roses pointaient audacieusement hors le linge.
Le drap, rejeté, mettait à découvert une nudité blanche et ferme.
Andrée détournait la tête pour ne pas voir.
Elle avait honte !
Elle reculait, effrayée ; elle aurait voulu fuir, échapper à cette étreinte passionnée.
Était-ce donc le mot de l'énigme ?
Pourtant une émotion nouvelle la dominait, lardant sa chair de coups d'épingles, perlant son front de gouttes d'une sueur froide.
Ses lèvres s'égaraient encore sur les joues de soeur Marie des Anges, mais elle n'osait toucher ce corps tout frémissant, d'où montait une vapeur âcre qui l'enivrait, et jetait du feu dans son sang.
Soeur Marie des Anges eut un retour de raison et de pudeur.
Elle s'était offerte, elle ne pouvait faire plus.
Elle s'enfonça précipitamment sous les couvertures et, repoussant brutalement Andrée, elle lui dit sèchement :
? Vous pouvez vous retirer.
? Vous me chassez ? Vous ai-je offensée ? demanda la jeune fille.
La religieuse sourit tristement.
? Non, seulement j'ai besoin de repos.
? Je resterai près de vous sans faire de bruit, sans troubler votre sommeil.
? Non, Andrée, laissez-moi seule. Demain, vous reviendrez.
Mademoiselle Fernez se leva.
? Oui, demain, je reviendrai.
Il y avait comme une promesse vague dans ces mots.
Les écailles tombaient-elles des yeux de l'élève ?
La religieuse regarda longuement mademoiselle Fernez.
Elles s'embrassèrent encore une dernière fois, puis Andrée retourna à la salle d'étude.
Pendant le reste de la journée, elle fut incapable du moindre travail.
La surveillante, la croyant malade, l'envoya se reposer.
Au moment où Andrée entrait dans le dortoir, elle aperçut deux grandes élèves, si occupées à causer, qu'elles n'entendirent pas la porte s'ouvrir.
Andrée eut le loisir de les observer.
Son ignorance disparut comme par enchantement.
? J'ai été une imbécile, pensa-t-elle. Demain, je donnerai la réplique à soeur Marie des Anges.
L'homme propose et Dieu dispose !
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