Le secret de l'orpheline - André Jarret
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Avis sur Le Secret De L'orpheline de André Jarret - eBook
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Présentation Le Secret De L'orpheline de André Jarret
- eBookGeorgine interrogea, d'un rapide coup d'oeil, le mignon chronomètre qu'elle portait au poignet.
¿ Mon Dieu, murmura-t-elle, il ne faut pas que je m'attarde davantage car toute l'affaire sera à reprendre.
Aussi bien était-elle prête, archi-prête. Pas un détail qui lui eût échappé. Une dernière longue contemplation de la glace qui la reflète toute et, enfonçant avec précaution son chapeau sur les ondulations Marcel de sa belle chevelure, Georgine déclare, cette fois :
¿ Le sort en est jeté, M. le Photographe. À nous deux ! car je m'en vais, de ce pas, vous trouver.
Bientôt, le pas discret et lent de la jeune fille se fait entendre, dans l'escalier.
¿ Bonjour, Mme Verdon !
¿ Bonjour, Mlle Favreau. Vous ne partez pas pour la campagne.
¿ Mais non. Vous n'y pensez pas, Mme Verdon. Je ne partirais pas sans avoir embrassé tout le monde¿ surtout Émile.
Cette gaminerie lancée, Georgine ne sait plus trop si elle a eu tort ou raison de la dire. Mme Verdon serait peut-être en droit de s'en offenser.
Mais la digne veuve qui est la logeuse de Georgine ne laisse paraître aucun mécontentement. Elle sourit, plisse les yeux et déclare seulement :
¿ Pauvre garçon !¿ Il ne se doute pas que vous lui faites en ce moment l'honneur de prononcer son nom.
Et. sans bruit, à son habituelle manière, elle referme sur Georgine la lourde porte.
Une fois dans la rue, la jeune fille imprime à ses traits une stricte gravité et elle a soin de marcher d'un pas lent et rythmé. Autrement, elle pourrait s'échauffer, par cet ardent après-midi d'été, et sa figure en serait gâtée, sans doute.
L'accident est-il à redouter autant qu'elle croit ? Mlle Favreau possède une si belle santé, un si merveilleux équilibre physique. Son attrayant visage, au teint clair de brune, il n'est pas de fatigues pour l'enlaidir.
Ce privilège n'est d'ailleurs pas le seul que détienne Mlle Favreau, car elle est née sous une bonne étoile.
À vingt-deux ans, maîtresse absolue d'elle-même, n'ayant pas connu ses parents, ce qui tempère pour elle l'amertume d'en être privée, vouée à un travail honorable, intéressant et lucratif, bien portante, sans ennemis, fièrement indépendante vis-à-vis ses nombreux amis, que lui manque-t-il, en vérité, pour être comblée ? Son portrait, peut-être¿
Dans quelques jours elle l'aura, bien à elle, en quelque sorte, impérissable. Ce sera elle à vingt-deux ans, en pleine jeunesse, en pleine joie de vivre.
Pour l'obtention d'un document de cette valeur, elle a décidé d'aller chez Gill, le photographe en vogue de l'Ouest.
Après bien des minutes de marche, la voici d'ailleurs arrivée. La porte est ouverte sur un large escalier de fer, mais avant de le gravir, Georgine s'attarde à considérer les photos qui sont en montre, de chaque côté de la porte.
Il y a là des types assez bien, ma foi. Quelques-uns sont même remarquables ; est-ce dû au talent de l'artiste ? Mais Georgine se rend cette justice qu'aucun de ces Anglais et de ces Anglaises ne possède ses beaux yeux de Canadienne. Et elle entre.
L'escalier gravi, elle pousse la porte d'en face, ainsi qu'une pancarte l'invite à le faire et la voici dans une grande salle entièrement tapissée de photographies de toutes les dimensions. Georgine recommence à examiner, à admirer, à comparer. En faisant ainsi le tour de la pièce, elle est amenée jusqu'à un pupitre où une employée attend en toute patience.
¿ Je désirerais faire prendre mon portrait, lui confie Georgine.
Condescendante, l'employée s'informe alors du genre de portrait qu'on désire : grand ou petit ? et quel prix désire-t-on y mettre.
Georgine s'explique, puis, ayant feuilleté un album qu'on lui présente, elle fixe définitivement son choix : c'est ainsi qu'elle désire se voir, dans cette pose, l'image finie en sépia et le cadre en ovale.
¿ C'est bien, fait l'employée qui, ayant noté ces explications, ouvre un peu la porte d'un cabinet de toilette en invitant :
¿ Si vous voulez vous préparer¿ M. Gill, ajoute-t-elle, vous attendra en haut.
C'est que prête, Mlle Favreau l'est déjà. Mais sans doute ne sera-t-il pas mauvais qu'elle revoie sa coiffure à laquelle le chapeau aura infligé quelque avarie. Là, c'est fait. Toutefois, devant la glace dont l'eau claire reflète sa gracieuse personne, Georgine se reprend à s'étudier, à se détailler, comme un peu plus tôt, dans sa chambre. Mlle Favreau est une personne d'ordre ; elle tient à bien faire ce qu'elle fait.
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