Le Maître de la lumière - Maurice Renard
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Présentation Le Maître De La Lumière de Maurice Renard
- eBookL'approche d'un dénouement funeste
Le mariage de Colomba Christiani et de Bertrand Valois avait été fixé au jeudi 12 décembre. Les préparatifs de cette imposante cérémonie n'empêchèrent pas les recherches de se poursuivre touchant l'énigme du boulevard du Temple. Au contraire, elles furent menées, durant cette période, d'une façon particulièrement active. Charles avait repris courage avec une ardeur nouvelle et acharnée, comme tous ceux qui, apercevant le désespoir, lui échappent d'un sursaut. Il ressentait d'ailleurs la nécessité croissante de multiplier ses efforts, car bientôt le départ des nouveaux mariés le priverait de ses collaborateurs les plus précieux, et chaque matin il redoutait, plus cruellement que la veille, d'apprendre les fiançailles officielles de Rita et de Luc. Rita, il le savait bien, pressée de toutes parts, ne pouvait pas différer éternellement l'heure de son renoncement définitif.
Bertrand, tout en enrageant de ces préjugés qu'il estimait fossiles et qui, disait-il, le ramenaient de deux siècles en arrière, n'en travaillait pas moins de bon coeur à la solution du mystère criminel.
¿ Puisqu'il n'y a que cette manière-là d'en sortir, disait-il à Charles, allons-y ! Cherchons ! Besognons ! Mais, parole d'honneur ! avec vos grands principes et vos belles traditions, vous me navrez ! Il est vrai, ¿ ajoutait-il en levant son nez matois, ¿ il est vrai qu'un descendant de M. Tripe n'a point voix au chapitre. Silence aux croquants ! Et travaillons.
Ils travaillaient. Ils procédaient minutieusement à toutes les observations, à tous les recoupements que pouvait leur suggérer l'étude serrée des films, combinés avec les pièces des dossiers, la vaste paperasse des documents divers, jusqu'au plan en relief qui, sous une vitrine du musée Carnavalet, reproduit l'aspect du boulevard du Temple lors de l'attentat de Fieschi.
Pourquoi l'assassin avait-il choisi, pour commettre son crime, le moment même où le roi passait ? L'instruction du procès Ortofieri en donnait une explication. Chacun savait alors que le passage du souverain devant le front des troupes s'accompagnait toujours d'un grand fracas de tambours et de musiques, renforcé d'une tempête d'acclamations. L'occasion de ce vacarme était unique. Et Bertrand avait fourni la preuve qu'en effet le bruit avait été considérable, puisqu'un verre de cristal en avait vibré sur le bureau à cylindre. Il était indéniable, d'une part, que ce bruit pouvait, dans une large mesure, étouffer une détonation éclatant à l'intérieur d'une chambre, d'autant plus que ¿ particularité à laquelle Charles n'avait pas songé au début ¿ cette détonation provenait peut-être d'un pistolet peu chargé de poudre, puisqu'il était destiné au tir à bout portant. Il était non moins évident, d'autre part, que la foule massée sur le boulevard offrirait à un fugitif toutes les facilités pour disparaître promptement ; ne savait-on pas que Fieschi s'était tenu le même raisonnement ?
De ces déductions, malheureusement, rien ne résultait au point de vue de l'identité du criminel. Fabius Ortofieri, tout comme un autre, avait le droit d'être astucieux dans sa préméditation.
On rechercha, au dossier de l'affaire, si le pistolet, présumé « arme du crime >» par l'instruction de 1835, était semblable à celui que la luminite avait montré dans la main du tireur et que les caméras avaient photographié. Ce fut en pure perte, les perquisitions opérées, dès le 30 juillet 1835, au domicile de Fabius n'ayant amené qu'une découverte inutile : celle de plusieurs pistolets de différentes formes, tous bien nettoyés, dont chacun avait pu servir récemment, sans que rien dénonçât que l'un d'eux eût, en effet, servi. Du reste, aucune de ces armes ne se trouvait décrite dans les constats.
Ces exemples font voir avec quelle logique et quelle attention les recherches étaient conduites. On pourrait en accumuler beaucoup d'autres, ce qui n'aurait pour résultat que d'allonger vainement notre récit.
Tout n'aboutissait à rien. Et les nouvelles que Geneviève Le Tourneur recevait chaque jour, venant de l'atelier, étaient aussi désespérantes que celles dont la jeune femme transmettait à Charles l'écho douloureux. Rita, assiégée d'objurgations, seule contre tous ses proches, murée dans le silence de son secret, se voyait acculée à une capitulation qui, d'un moment à l'autre, au hasard des attaques et de ses défaillances, pouvait se produire. Elle jetait vers Charles, par l'intermédiaire de son amie, des appels désolés. Sur le point de se rendre, elle informait tristement Geneviève de l'impossibilité ou elle serait bientôt de temporiser davantage ; Charles en recevait la nouvelle avec un sombre désespoir, traduisant tout ce qu'il apprenait de la sorte en cris d'alarme : « Vite ! Vite ! Trouvez ! Demain il sera trop tard ! Je suis à bout de forces ! »
Il n'avait pas revu Rita et redoutait de la revoir. Mais Mme Le Tourneur lui faisait de la jeune fille un portrait affligeant. Elle craignait que sa santé ne fût compromise par tout le souci qu'elle prenait et le tourment qui la rongeait sans cesse.
Le mariage de Colomba eut lieu dans ces conditions. À ce moment, Charles n'entrevoyait plus qu'une toute petite chance de salut, si faible qu'elle existait à peine.
Cette chance résidait dans les documents que la cousine Drouet avait hérités de César Christiani, son bisaïeul.
Charles savait qu'en 1835 la majeure partie des papiers de famille avait échu non à Lucile, grand-mère de la cousine, mais à Napoléon, comme il convenait, puisque Napoléon représentait la branche aînée et qu'en ces matières les mâles ont toujours le pas sur les femmes, attendu que le nom leur est attaché et qu'ils ont charge de le perpétuer.
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