La mitre et l'épée - Charles Buet
- Collection: Oeuvres de Charles Buet
- Format eBook: Epub3 Voir le descriptif
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Avis sur La Mitre Et L'épée de Charles Buet - eBook
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Présentation La Mitre Et L'épée de Charles Buet
- eBookINTRODUCTION HISTORIQUE
L'invasion des barbares submergea complètement l'organisation sociale et la civilisation païenne, en renversant l'édifice colossal de l'empire romain, et, après une lutte plusieurs fois séculaire, et dont les contemporains se demandaient si le monde allait périr, une société nouvelle se constitua peu à peu, de par les efforts et le travail actif et continu de l'Eglise catholique, qui fut le grand agent civilisateur et le principal bienfaiteur de cette nouvelle civilisation basée sur les doctrines du christianisme. Le monde renaquit sous l'influence heureuse de cette révolution, la seule à laquelle il soit permis d'applaudir.
Il n'est donc pas extraordinaire que la reconnaissance des nations et la confiance des peuples aient, après ce moment de transition, élevé le clergé à un degré de puissance dont nous ne nous faisons, malgré les enseignements de l'histoire, qu'une idée restreinte.
« Lors de l'établissement de la monarchie des Francs, le comte et l'évêque remplacèrent les municipes romains dans une grande partie de leurs fonctions. Le comte était l'homme du roi, l'évêque était l'homme de la cité. Elu par les citoyens et présenté à la confirmation royale, il était par état le protecteur des faibles, il intervenait dans leurs causes, il les défendait contre l'oppression, il portait au pied du trône les prières et les doléances de sa cité, et rarement il essuyait des refus. L'invasion des barbares tut ainsi la cause occasionnelle de la grandeur politique des évêques »1.
Un économiste contemporain confirme ces affirmations :
« Les Capitulaires de Charlemagne, dit-il, consacrent principalement le pouvoir de l'Eglise. Elle seule interviendra désormais en qualité de médiateur entre l'humanité et ses oppresseurs ; et son intervention vaut la peine d'être remarquée, puisque les Capitulaires ont fait loi en France jusqu'au règne de Philippe le Bel. Elle seule balancera la puissance des barons, et lui portera le coup fatal en se rangeant du côté du peuple »2.
Il serait facile de multiplier ces citations qui montrent sous son véritable jour le rôle de l'Eglise, non-seulement au moyen âge, mais encore dans les temps modernes ; son action sur la société, mal comprise ou plutôt méconnue par ses ennemis, est devenue l'objet de calomnies si nombreuses, parfois, si habiles, que l'on fut un moment découragé de les combattre, et il fallut la plume acerbe et incisive de Joseph de Maistre, le travail assidu de toute son école, pour amener une réaction contre la mauvaise foi, l'ignorance volontaire, les déclamations haineuses de la plupart des historiens.
Nous voulons, dans cette modeste esquisse historique, présenter au lecteur un épisode ignoré de l'histoire de l'Eglise : le tableau d'une élection d'évêque à la fin du quinzième siècle.
On verra quels maux le suffrage populaire, l'ingérence du pouvoir civil dans le domaine spirituel, causaient dès cette époque ; et ce nous sera une occasion de combattre, par un exemple, l'opinion, encore assez répandue de nos Jours, que l'Eglise devrait laisser au peuple le choix de ses pasteurs ; au souverain, la liberté de choisir les évêques, à défaut de l'élection populaire.
Ceux qui regrettent le mode antique sur lequel est basé ce récit, verront que l'Eglise a été sage en se réservant désormais la nomination aux dignités ecclésiastiques...........
INTRODUCTION HISTORIQUE
LA MITRE ET L'ÉPÉE
I Pourquoi maître Philippe Maubuisson était à la fois triste et joyeux, et du désarroi qui régna, pour cette cause, en l'hôtellerie de L'HOMME SANS TÊTE,
II Comment l'évêque de Genève fut reçu dans la capitale de son diocèse.
III Où sont expliqués les deux chapitres précédents.
IV De l'inconvénient qu'il y a à laisser les portes ouvertes, et comme quoi la parole ne fut donnée à l'homme que pour déguiser sa pensée.
V
VI Dans lequel est démontrée la vérité du proverbe Fin contre fin ne vaut rien pour doublure.
VII Comment Pierre du Terrail, après avoir trompé le Florentin, trompa le peuple, les chanoines, son prince, et finit par se tromper lui-même.
VIII Comme quoi Pierre du Terrail trouva d'excellentes raisons pour justifier sa félonie.
IX Du danger qu'il y a de se mêler aux émeutes
X Bataille.
XI Gilberte.
XII Finis coronat opus.
LE V?U DU NOTAIRE TRUCHET
Chronique de l'an 1496
I
II
III
IV
V
LE VIATIQUE
UN MOINE FAINÉANT
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