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En pays lointain - Jack London

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      Présentation En Pays Lointain de Jack London

       - eBook

      eBook - Jack London 08/11/2020
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Jack London
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 08/11/2020
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Windows, Desktop, Liseuse, Android, iOS
    • ISBN : 1230004335542



    • Quand la fable de l'Or Arctique se répandit de par le monde, et que ce vocable magique du Nord fit vibrer le coeur des hommes, M. Carter Weatherbee lança au loin son rond de cuir confortable, remit à sa femme la moitié de ses économies et, avec le reste, s'acheta un équipement.

      Non qu'il fût de caractère romanesque ; le carcan du commerce avait étouffé en lui toute sentimentalité ; il était simplement dégoûté de cette éternelle routine et préférait courir de grands risques, dans l'espoir d'énormes bénéfices.

      Comme pas mal d'autres imbéciles, dédaignant les pistes battues par les pionniers du Northland depuis une vingtaine d'années, il fila au printemps sur Edmonton et là, courant pour ainsi dire au devant du malheur, il se joignit à un groupe de chercheurs d'or.

      À part leurs plans, ces hommes n'avaient rien d'extraordinaire, et leur objectif, pareil à celui de tous les autres, était le Klondike ; mais le chemin par lequel ils comptaient y parvenir suffoquait d'étonnement les indigènes les plus endurcis, nés et élevés pour les vicissitudes du Nord-Ouest.

      Jacques Baptiste lui-même ? fils d'une Chippewa et d'un courrier déserteur, qui avait poussé ses premiers vagissements dans une tente de peaux de daims au nord du soixante-cinquième degré de latitude, et avait sucé pour toutes friandises des morceaux de graisse crue ? n'en revenait pas.

      Bien qu'il eût accepté de leur louer ses services pour les conduire, s'il le fallait, jusqu'aux glaces éternelles, il secouait la tête d'un air sombre lorsqu'on lui demandait son avis.

      La mauvaise étoile d'un certain Percy Cuthfert devait suivre une course ascendante car, lui aussi, se joignit à cette compagnie d'argonautes. C'était un homme dont la situation était bien assise ; son compte en banque égalait la richesse de son savoir, ce qui n'est pas peu dire. Rien ne l'obligeait à s'embarquer dans une telle aventure, ? aucune raison au monde ? sauf qu'il était atteint d'une sentimentalité anormale. Il se figurait voir dans cette entreprise le véritable esprit du Romanesque et de l'Aventure. Plus d'un avant lui en a fait autant, et a commis cette funeste méprise.

      La première débâcle du printemps vit le groupe descendre, avec des glaçons, le Fleuve de l'Élan.

      C'était une flottille imposante, car elle emmenait un approvisionnement considérable, et les blancs étaient accompagnés d'un contingent de métis mal famés, avec femmes et enfants.

      Jour après jour, ils trimaient sur les bateaux et pirogues, faisaient la chasse aux moustiques et autres pestes analogues, ou suaient et juraient pendant toute la durée des portages.

      Un labeur comme celui-là met à nu l'âme humaine jusqu'aux racines : et avant qu'on eût perdu de vue, vers le Sud, le lac Athabasca, chaque membre de l'expédition avait hissé son vrai pavillon.

      Carter Weatherbee et Percy Cuthfert s'étaient révélés comme les deux plus fainéants et geignards de la bande. Tous leurs camarades, ensemble, se plaignaient moins de leurs ennuis et de leurs souffrances que chacun de ces deux êtres en particulier. Pas une fois, ils ne se seraient offerts spontanément pour accomplir l'une des mille et une petites corvées du camp. Fallait-il aller chercher un seau d'eau, couper une brassée supplémentaire de bois, laver et essuyer la vaisselle, rechercher parmi les bagages un objet tout à coup indispensable, ces deux rejetons civilisés te découvraient soudain une foulure ou une ampoule exigeant des soins immédiats. Le soir, on les voyait les premiers au lit, laissant en plan une vingtaine de corvées ; au matin, ils étaient les derniers à se montrer alors que tous auraient dû être équipés avant de déjeuner. Personne n'arrivait si vite qu'eux aux repas, mais jamais ils ne donnaient un coup de main à la cuisine. Ils sautaient sans vergogne sur le meilleur morceau, et s'appropriaient sans scrupule la part d'autrui.

      S'ils maniaient les avirons, ils inclinaient sournoisement les palettes et les laissaient entraîner par le mouvement du bateau.

      Ils croyaient que nul ne s'en apercevait, mais leurs camarades juraient à voix basse et en venaient à les détester ; quant à Jacques Baptiste, il les bafouait ouvertement, et les maudissait du matin au soir. Il faut dire que Jacques Baptiste n'était pas un gentleman.

      Au Grand Esclave, on fit l'achat de chiens de la Baie d'Hudson, et la flottille s'enfonça presque jusqu'aux bordages sous le poids supplémentaire du poisson sec et du pemmican. Enfin, bateaux et pirogues, emportés par le courant rapide du Mackenzie, plongèrent dans la grande solitude.

      Tous les petits affluents donnant quelque espoir de réussite furent prospectés, mais la décevante boue aurifère attirait les hommes toujours au Nord. Au Grand Ours, vaincus par l'effroi qu'ils ressentent habituellement devant les terres inconnues, les métis commencèrent à déserter, et le Fort de Bonne Espérance vit les derniers et les plus courageux courbés sous les câbles de touage, luttant contre le courant dans lequel ils avaient été traîtreusement entraînés.

      Seul, Jacques Baptiste demeura. N'avait-il pas juré d'aller, s'il le fallait, jusqu'à la glace éternelle ?

      Maintenant, ils devaient consulter à chaque instant les cartes dressées en majeure partie d'après ouï-dire.

      La nécessité de se hâter leur apparaissait impérieuse, car le soleil avait déjà dépassé le solstice septentrional, ramenant l'hiver dans sa course vers le Sud.

      Longeant le rivage de la baie où le Mackenzie se jette dans l'Océan Arctique, ils pénétrèrent dans l'embouchure de la Rivière de la Pelure.

      Alors commença le rude travail de remonter le courant et les deux Incapables se montrèrent plus apathiques que jamais.

      Le câble de halage et la perche, la pagaie et la remorque, les rapides et les portages, toutes ces tortures donnèrent à l'un le dégoût le plus profond pour les grands hasards de la vie et, à l'autre, l'occasion d'écrire une terrible histoire vécue.

      Un jour ils se révoltèrent.





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