La marquise - Albert Delpit
- Collection: Oeuvres de Albert Delpit
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Présentation La Marquise de Albert Delpit
- eBookExtrait: Vous ne connaissez pas l'histoire ? dit Maurice Gendron, je vais vous la raconter. M. Voÿs laisse douze cent mille francs.
- Il n'est donc pas ruiné à la Bourse ?
- Allons donc ! chacun sait qu'il n'aimait qu'une chose au monde. (on ébaucha quelques sourires discrets) son amie madame Repp. Ils habitaient depuis dix ans deux maisons voisines, à Nice. On les appelait les Inséparables.
- Alors pourquoi les Inséparables se sont-ils séparés ? demanda une jolie femme de vingt ans, aux yeux bleus.
La maîtresse de la maison, madame Vernier, mordit ses lèvres pour ne pas rire. Elle se pencha vers Maurice, et, à voix basse :
- Décidément, elle est innocente !
Le jeune homme ne broncha pas :
- Il m'est bien difficile de répondre à madame Kersaint, dit-il en saluant de la tête la jeune femme de vingt ans que madame Vernier trouvait innocente. Il court trop de versions sur cette brouille inattendue pour que je me risque à en choisir une. Ce qu'il y a de positif, c'est que M. Voys a supplié son. amie de se raccommoder avec lui. Madame Repp a refusé. Alors, il a fait un testament qui l'institue sa légataire universelle ; ensuite, il s'est tué d'un coup de pistolet.
- Est-ce que M. Repp a accepté l'héritage ? demanda un homme grand, maigre et chauve.
- Parfaitement, répliqua Maurice. M. Repp est un garçon pratique. Au surplus, je l'excuse : il lui fallait au moins soixante mille francs de rente pour se consoler d'être raccommodé avec sa femme !
La porte du salon s'ouvrit et une créature admirablement belle, blonde comme une héroïne de Goethe, entra, l'air calme, le regard assuré, sans paraître remarquer le léger murmure soulevé par sa présence.
- Ah ! çà, vous recevez donc madame Trakof, maintenant ? demanda Maurice tout bas à madame Vernier.
- Bah ! qui ne reçoit-on pas aujourd'hui ?
Un silence se faisait comme par enchantement. Chacun dévisageait la nouvelle venue. On voyait aisément, à la moue dédaigneuse de la plupart des femmes, que madame Trakof était fort jalousée. On racontait sur elle des histoires extraordinaires. D'après les uns, elle sortait d'une troupe de bohémiens hongrois ; d'après les autres, on l'avait connue à Londres dans un mauvais lieu. Calomnies ou vérités ? Paris n'en demande pas tant. Il calomnie tout le monde et il ne méprise personne. M. Trakof était follement riche : l'argent n'a pas d'odeur. Pourvu qu'on soit millionnaire, les gens s'inquiètent fort peu de savoir qui l'on est et d'où l'on vient. D'ailleurs la visite de la jeune Russe ne fut pas longue. Au bout de dix minutes, elle se retira avec son même air calme, avec son même regard assuré, se souciant fort peu des bruits malveillants répandus sur son compte. Elle disparaissait à peine que la conversation devenait bruyante ; les interjections pleuvaient sur cette malheureuse madame Vernier, qui ne savait à qui répondre.
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