EN DEHORS - ZO D'AXA
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Présentation En Dehors de ZO D'AXA
- eBook¿ Le journal portait en épigraphe cette phrase de d'Axa : « Celui que rien n'enrôle et qu'une impulsive nature guide seule, ce hors la loi, ce hors d'école, cet isolé chercheur d'audelà ne se dessine-t-il pas dans ce mot : l'Endehors ? »
¿ 18 mois de prison, 3000 francs d'amende ; cour d'assises du 4 juin 92.
¿ 2 ans de prison, 3000 francs d'amende ; condamnation par défaut le 5 juillet 92, réduite à 6 mois, contradictoirement, le 29 mars 93.
* * *
¿ Du courage, Monsieur. Voilà une cigarette, un verre de rhum. Désirez-vous autre chose ?
¿ Du feu, s'il vous plaît.
¿ Oui, c'est cela ; fumez, buvez ! on va vous couper les cheveux.
¿ Rafraîchir seulement, j'aimerais mieux.
¿ Soit, courts derrière, et, sur le front, mèches au vent. Compris. Et maintenant permettez-moi la suprême recommandation : vous allez mourir pour vos écrits, vos opinions, vos actes de révolté, eh bien ! à l'instant fatal, ne résistez pas, laissez-vous faire. D'ailleurs on ne vous bâillonne point, nul ne songe à vous empêcher de confesser votre foi en un vivat protestataire¿ Vous crierez « Vive¿ ce que vous voudrez ».
Si le directeur de la Roquette me tenait semblable discours, après telle mésaventure soupçonnable par les temps qui stagnent, peut-être bien en profiterais-je pour lui demander l'âge qu'il a ¿ en tous cas, je ne crierais rien. Non, devant le peuple accouru pour voir si je meurs avec à propos, je n'aurais pas de mots définitifs. Je ne connais point de formule où se peut réfugier l'enthousiasme. Vive la Révolution ! Vive Dieu ! Vive le Roy ! Vive l'Anarchie ! Pourquoi ? Car, en somme, je ne suis sûr de rien, si ce n'est qu'il faut vivre SOI-MÊME : vivre en joie, vivre en bataille, se donner si bien au présent que le futur n'importe plus, vivre aux heures belles ou mauvaises¿ Je vivrais encore une minute à souffler, aux babouines des foules, ma dernière bouffée de cigarette.
Donc, je l'avoue, très candide, la fâcheuse occasion venant, je n'aurais point d'ultimes paroles clamant un espoir tenace. À présent on ne sera plus surpris qu'à la bonne occasion de ce livre je n'aie pas de préface-programme.
¿ De quoi s'agit-il ?
¿ Vous verrez bien. C'est la vie qui se déroule, brutale : coups de poing, coups de plume, explosions, coups d'ongle. Faits divers : ce dont on cause, ce dont on rage ou l'on sourit¿ Tournez les pages.
Branche de mai
Pas utile de faire encore une fois le récit des événements de Fourmies [1] ; tout le monde sait ce qui s'est passé, nul n'ignore qu'enfants, femmes, vieillards, une quarantaine environ ont été abattus par la fusillade d'un régiment de cette vaillante armée ¿ notre espoir et notre force.
Seuls, tels poignants détails, restent éternellement sujets à méditer.
Cette jeune fille tombée au premier plan, cette gamine de dix-sept ans qui s'avançait, évidemment inquiétante, sur les bataillons carrés de nos soldats, une branche de mai dans la main ! cette enfant que trois ou quatre balles de nos merveilleux Lebel ont couchée pour jamais toute rougie d'horribles blessures ¿ avez-vous pensé que ce ne sont pas des coups de feu tirés dans le vague d'une foule lointaine qui l'ont frappée ? Avez-vous pensé que les balles se sont concentrées sur elle comme en un rendez-vous de sang ? Vous êtes-vous demandé, une fois, angoissé :
¿ Si pourtant on l'avait visée, cette enfant ?
Visée !
Il faut bien qu'elle s'anime cette pensée ; car la fillette, si près, à la bouche même des fusils, presque isolée en avant-garde, on pouvait ne pas la toucher ! il suffisait de le vouloir.
Et on ne l'a pas évitée cette petite victime si proche¿
Donc, derrière le hérissement des baïonnettes, le soldat s'est rageusement dit :
¿ Assez ! ils nous la foutent mauvaise avec leur premier mai ! sale corvée ¿ tenue de campagne ¿ astiquage à n'en plus finir ¿ faire le poireau ¿ recevoir même des cailloux ¿ être engueulé par le sergent ¿ et puis¿ c'est cette petite garce avec ce branchage en main, oh ! celle-là, elle n'y coupera pas !
Ils ont visé.
L'homme est caverneusement mauvais.
Où il est pire, c'est, à certaines heures, sous l'uniforme de soldat.
Pas besoin de se rappeler le sac des villes après ta victoire, les odieuses boucheries d'après coup, les saletés tellement ignobles qu'elles ont souvent donné la peste, tout ce que laisse après elle la bande armée qui triomphe.
Il suffit de se souvenir de notre passage au régiment ; même les meilleurs d'entre nous, ceux que le métier déguisait seulement en « hommes d'armes », même ceux-là n'éprouvaient-ils pas parfois une joie féroce à faire du mal ?
En avons-nous vu, de près, des faits brutalement, largement révélateurs, que ni SOUS-OFFS, ni BIRIBI, si puissants pourtant, n'ont contés.
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