Personnaliser

OK

Un Parquet de province - Arbré de La Roche

Note : 0

0 avis
  • Soyez le premier à donner un avis

Vous en avez un à vendre ?

Vendez-le-vôtre

0,99 €

eBook

 
  • Produit dématérialisé
    Pour votre liseuse kobo
En savoir plus

Kobo

PRO Vendeur favori

4,4/5 sur + de 1 000 ventes

Synchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo

Publicité
 
Vous avez choisi le retrait chez le vendeur à
  • Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
  • Récupérez le produit directement chez le vendeur
  • Rakuten vous rembourse en cas de problème

Gratuit et sans engagement

Félicitations !

Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !

En savoir plus

Retour

Horaires

      Note :


      Avis sur Un Parquet De Province de Arbré de La Roche - eBook

      Note : 0 0 avis sur Un Parquet De Province de Arbré de La Roche - eBook

      Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.


      Présentation Un Parquet De Province de Arbré de La Roche

       - eBook

      eBook - Arbré De La Roche 10/06/2018
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Arbré de La Roche
    • Editeur : 1881
    • Collection : Oeuvres de Arbré de La Roche
    • Langue : Français
    • Parution : 10/06/2018
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230002369914



    • Extrait: - Dis donc, la Mariette, les violoneux passeront bien tard. Si je savais, je me coucherais tout de même.
      - Dame, que veux-tu, maman, ils ont fait à peu près le tour de la ville ; ils doivent être au champ de foire où ils vont s'attarder à toutes les guinguettes et sous toutes les tentes : ils n'arriveront guère au logis que sur le minuit, - pas avant, bien sûr.
      La Mariette poussa un soupir tout en continuant à repasser des jupons, des collerettes et des bonnets, dont les piles encombrant les meubles de la chambre, indiquaient que, levée de grand matin, elle avait travaillé toute la journée.
      C'était une jolie fille d'une vingtaine d'années, aux traits fins et délicats, à la taille élancée, sans être grande, presque frêle ; elle avait de fort jolies dents et elle aimait beaucoup à rire, peut-être pour les faire voir, disaient témérairement quelques mauvaises langues ; or, on l'a dit avec raison et sa mère le lui répétait souvent : « fille qui aime à rire s'achemine à pleurer ; » les belles dents perdent les beaux yeux. Les siens, grands, bien ouverts, un peu gris, tirant sur le vert, paraissaient avoir la contractilité des yeux de la chatte, tant ils chatoyaient aux changements de lumière ; ses fins cheveux châtain-clair frisaient naturellement et ondulaient sur un beau front bien développé ; des boucles épaisses descendaient mollement et couvraient la nuque ; sa voix, d'une douceur remarquable, était fort expressive : tout cela faisait pressentir un tempérament nerveux et ardent.
      L'ensemble était étrange chez une jeune fille de la campagne ; mais elle se distinguait surtout par des extrémités d'une adorable finesse, dont on n'aurait pu s'expliquer l'aristocratie, si l'on n'avait su que sa mère la Jeanne-Claude avait été longtemps femme de chambre de la comtesse de Montigné.
      Cette comtesse, fille de l'émigration et l'une des étoiles de la cour de Charles X, s'était crue obligée d'abandonner Paris en 1830, en apparence pour ne pas s'encanailler, disait-elle, en réalité parce qu'on l'avait surnommée le dernier Garde du corps et que le faubourg, le noble faubourg Saint-Germain, renfrogné dans ses hôtels, avait livré cette brebis expiatoire aux épigrammes de la nouvelle cour triomphante.
      Elle s'était retirée dans son château de Montigné, sur les bords do la Moine1, à quelques kilomètres de Cholet et de Clisson, aux confins de la Bretagne et de l'Anjou ; là, fatiguée de se concentrer dans ses souvenirs, elle s'était réfugiée dans l'affection de la Jeanne-Claude, assez jolie paysanne, qu'elle avait trouvée sur les lieux et dont elle avait fait une camériste d'occasion, et dans la passion de son chien, un grand lévrier jaune, cadeau du feu roi.
      La solitude et son camarade l'ennui produisirent des effets bien différents sur les trois principaux habitants du château : la comtesse maigrit jusqu'à la diaphanéité et vieillit avant l'âge ; le chien engraissa d'une façon si prodigieuse que les longs fuseaux qui lui servaient de jambes ne purent plus le porter, ce qui était assurément fort laid chez un lévrier ; la Jeanne-Claude grossit aussi, mais momentanément et seulement de la taille qui ne reprit ses dimensions habituelles que quelques mois après une visite faite au château par un des anciens amis de la comtesse, le baron de Langeais.
      Cette coïncidence agita les mauvaises langues du pays, mais n'empêcha pas la soubrette, peu de temps après la naissance d'une fille qu'elle appela Mariette, d'épouser l'instituteur de la ville, Baptiste Poirot, auquel la bonne comtesse paya dix mille francs la légitimation de l'enfant.





      Détails de conformité du produit

      Consulter les détails de conformité de ce produit (

      Personne responsable dans l'UE

      )
      Le choixNeuf et occasion
      Minimum5% remboursés
      La sécuritéSatisfait ou remboursé
      Le service clientsÀ votre écoute
      LinkedinFacebookTwitterInstagramYoutubePinterestTiktok
      visavisa
      mastercardmastercard
      klarnaklarna
      paypalpaypal
      floafloa
      americanexpressamericanexpress
      Rakuten Logo
      • Rakuten Kobo
      • Rakuten TV
      • Rakuten Viber
      • Rakuten Viki
      • Plus de services
      • À propos de Rakuten
      Rakuten.com