Les Réfugiés - Arthur Conan Doyle
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Présentation Les Réfugiés de Arthur Conan Doyle
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C'était une de ces fenêtres si communes à Paris vers la fin du xviie siècle, haute, à meneaux, traversée au centre par un large linteau au-dessus duquel on voyait un petit écusson armorié, peint dans le verre des losanges - trois gueules en chausses-trappes sur champ d'argent. À l'extrémité d'une forte barre de fer faisant saillie, était suspendue une petite balle de coton dorée qui se balançait et grinçait à la moindre brise.
En face, les maisons hautes, étroites, barrées de charpentes en diagonale, avec leurs toits hérissés de pignons pointus et de poivrières et entre les deux rangs de maisons, les pavés inégaux de la rue Saint-Martin, sur lesquels sonnaient les pas des bourgeois affairés.
À l'intérieur, la fenêtre était garnie d'un grand banc recouvert de cuir de Cordoue gaufré sur lequel la famille pouvait prendre place et suivre derrière les rideaux le mouvement de la rue. Deux personnes étaient en ce moment assises sur ce banc, un homme et une femme, mais leurs dos étaient tournés à la fenêtre et ils avaient devant eux la grande pièce richement meublée. De temps en temps ils échangeaient un regard et leurs yeux disaient qu'ils n'avaient pas besoin d'un autre spectacle pour être heureux.
Et certes, il n'y avait pas à s'en étonner, car c'était un couple singulièrement favorisé. Elle était jeune ¿ vingt ans au plus ¿ avec un teint très pâle il est vrai, mais d'une pâleur éclatante, fraîche et saine, dont la moindre coloration eût gâté la grâce juvénile. Ses traits avaient une douceur et une délicatesse extrêmes ; ses cheveux noirs à reflets bleus et ses longs cils formaient un contraste piquant avec ses grands yeux rêveurs et sa peau d'un blanc d'ivoire. Il y avait dans l'expression de ce jeune visage quelque chose de modeste et de résigné qu'accentuait encore la simplicité de la toilette de taffetas noir sans autre ornement qu'une petite broche de jais.
L'homme qui était assis à côté d'elle pouvait avoir une trentaine d'années ; il avait une superbe tête de soldat, avec des traits énergiques, une moustache noire effilée et de grands yeux bruns que l'on sentait capables avec un égal succès de se durcir pour le commandement ou de se faire tendres pour des supplications d'amour. Il était vêtu d'un habit bleu de ciel orné de broderies sous lequel paraissait un gilet de calmande blanche ; ses culottes, de même étoffe, disparaissaient presque entièrement dans de vastes bottes évasées, garnies d'éperons dorés. Une rapière à garde d'argent et un chapeau garni d'une plume blanche, posés sur un escabeau à côté de lui, complétaient un costume qui était un signe d'honneur pour celui qui le portait, car n'importe quel Français l'eût reconnu pour l'uniforme des officiers des célèbres mousquetaires bleus de Louis XIV. Il avait vraiment un air brave et résolu, ce soldat, avec ses cheveux noirs frisés, sa tête bien posée sur les épaules larges et carrées. Et tel il s'était montré sur les champs de bataille, car le nom d'Amaury de Catinat était aujourd'hui fameux parmi les milliers de jeunes nobles qui se pressaient au service du roi.
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