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L'influence d'un livre - Philippe Aubert de Gaspé

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      Présentation L'influence D'un Livre de Philippe Aubert de Gaspé

       - eBook

      eBook - Philippe Aubert De Gaspé 13/07/2019
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Philippe Aubert de Gaspé - fils
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 13/07/2019
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003318720



    • Je conçois bien que l'espagnol vindicatif attende son ennemi au détour sombre d'une forêt et lui plonge son poignard dans le coeur ; que le Corse sauvage attende sur le haut d'un ravin l'objet de sa vendette, et, d'un coup de sa carabine l'étende à ses pieds ; que l'impétueuse italienne porte un stylet à sa jarretière et perce le sein d'un amant infidèle ; il y a quelque chose de grandiose dans leur action ; le premier appelle sa vengeance « le plaisir des Dieux, » et dit avec le poète anglais que « c'est une vertu. » Le second a une dette sacrée à payer : son père peut-être la lui a laissée ! La troisième a son excuse dans la passion la plus puissante du coeur humain ! l'amour, source de tant d'erreurs. Elle ne conçoit pas qu'on puisse aimer et supporter de l'indifférence ; elle veut que le jeune Anglais, aux cheveux blonds, boive la coupe des passions, comme elle, fille du Midi à la longue chevelure noire, à l'âme de feu !¿ Mais ce que je ne puis concevoir et ce qui répugne à la raison, c'est qu'un être, auquel on ne peut refuser le nom d'homme, puisse s'abreuver du sang de son semblable pour un peu d'or¿

      Sur les bords de la charmante rivière des Trois-Saumons est une jolie maison de campagne peinte en rouge qui touche, au côté sud, à la voie publique et, au côté nord, au fleuve St. Laurent ; les arbres qui la couvrent de leur feuillage, sur le devant, invitent maintenant le voyageur fatigué à se reposer ; car c'est à présent une auberge. Autrefois ce fut la demeure d'un assassin, et ses murs, maintenant si propres et si blancs, ont été rougis du sang du malheureux qu'un destin fatal avait conduit sous son toit.

      Au temps dont je parle, elle était occupée par Joseph Lepage, homme chez lequel deux passions seulement s'étaient concentrées ; l'une qui n'a de nom que chez la brute, et l'autre, celle du tigre : la soif du sang. Il pouvait, comme la tigresse d'Afrique se reposer près du cadavre qu'il avait étendu à ses pieds et contempler de son oeil sanglant, sa victime encore palpitante.

      Qui pourrait peindre cette malédiction de Dieu incarnée ? Personne¿ Essayons au moins d'en donner une faible esquisse. Cet homme était d'une taille et d'une force prodigieuses : il eût été bien proportionné sans son immense poitrine ; son front était large et proéminant et deux sourcils épais couvraient deux os d'une grandeur démesurée sous lesquels étaient ensevelis, dans leur orbite creuse, ses yeux sombres et étincelans. Son nez aquilin couvrait une bouche bien fendue sur laquelle errait sans cesse un sourire de bagne, ce sourire qu'on ne voit guère que sur le siège des prévenus, qui les abandonne dès qu'ils entrent au cachot et qu'ils reprennent lorsque les prisons les revomissent au sein de la société. Deux protubérances qu'il avait derrière les oreilles l'auraient fait condamner sans témoins par un juge phrénologiste. Ses manières, quoiqu'engageantes, inspiraient la défiance ; et l'enfance même qu'il cherchait à capturer s'enfuyait à sa vue.

      Il était assis sur le seuil de sa porte, vêtu d'une longue robe de chambre, le 6 Septembre 182¿ lorsqu'un colporteur s'approcha de lui pour lui demander s'il désirait acheter quelques marchandises. Il se leva aussitôt et le pria d'entrer, après l'avoir fait asseoir et invité à se rafraîchir ; il l'engagea, vu que le soleil était bientôt près de se coucher, à passer la nuit chez lui. Le jeune homme, qui s'appelait Guillemette, refusa d'abord ; mais celui-ci ayant fait observer qu'il y avait beaucoup de chasse aux environs et lui ayant offert un fusil, il se décida à rester et accepta ses offres. Il prit le fusil et sortit accompagné de son hôte. Ils aperçurent un jeune homme, en habit de voyageur, qui venait à eux et qui s'arrêta lorsqu'il les eut joints.

      Le nouvel arrivé était d'une belle taille et sa mise très-recherchée ; les traits de son visage, d'une beauté rare, annonçaient la fatigue jointe à une mélancolie habituelle. Il salua le compagnon de Lepage qui, le reconnaissant, lui rendit son salut, en lui disant : ¿ Vous paraissez fatigué Mr. de St. Céran ; venez-vous de loin ?

      ¿ J'arrive des pays d'en-haut, répondit ce dernier.

      ¿ Allez-vous plus loin ce soir, François ?

      ¿ Non je profite de l'offre obligeante de monsieur et je vais coucher chez lui ; et vous ?

      Ici la physionomie de Lepage se rembrunit. Il avait intérêt à ce que personne ne sût que le malheureux colporteur passait la nuit dans sa demeure.

      Je vais marcher encore une demi-heure et je crois que je logerai ce soir chez un de mes amis ¿ Adieu je suis pressé. Il continua sa route. Guillemette prit le chemin du rivage et après avoir chassé près d'une heure, il rentra au logis pour souper. Il trouva la table mise et se mit à manger de bons appétits. La conversation roula pendant le repas sur ses spéculations et il avoua franchement à son hôte qu'il n'avait vendu que pour onze louis depuis son départ de la capitale. Après avoir pris quelques verres de vin qui contenaient un fort narcotique que Lepage y avait jeté à son insu, il manifesta le désir de se reposer, et se jeta sur un petit lit où il ne tarda pas à s'endormir.





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