Hadji Mourad - Léon Tolstoï
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Présentation Hadji Mourad de Léon Tolstoï
- eBookCe livre comporte une table des matières dynamique, a été relu et corrigé.
Hadji-Mourat est un récit de Léon Tolstoï écrit entre 1896 et 1904, et paru à titre posthume en 1912. Son protagoniste est le chef avar Hadji Murad (1790-1852), un des opposants à la conquête russe du Caucase. Ce récit retrace les derniers mois de la vie de Hadji Murad à partir de sa reddition aux Russes. Tolstoï l'enrichit de détails sur son itinéraire de chef rebelle et de portraits remarquables de personnalités liées à son histoire telles que le tsar Nicolas Ier, les généraux russes en charge du front du Caucase, ainsi que son ennemi juré Chamil. L'oeuvre fit l'objet de nombreuses coupures lors de sa première publication. En effet, les observations acerbes de Tolstoï (nourries de sa propre expérience d'officier subalterne dans le Caucase et en Crimée entre 1851 et 1856) sur la conduite des troupes russes dans le Caucase (officiers alcooliques, corrompus et joueurs, soldats mal entraînés...) ainsi que sur la personnalité de Nicolas Ier, dont le portrait en autocrate borné et satisfait de lui-même est saisissant, ne pouvaient échapper à la censure.
Léon Tolstoï (1828 -1910), est un des écrivains majeurs de la littérature russe, surtout connu pour ses romans et ses nouvelles, riches d'analyse psychologique et de réflexion morale et philosophique.
Extrait: Pour rentrer à la maison, j'avais pris par les champs. On était en plein milieu de l'été. Déjà l'herbe était fauchée et l'on se préparait à couper le seigle. À cette époque de l'année, il y a une merveilleuse variété de fleurs : celles des trèfles, rouges ou blanches, parfumées et duvetées ; les blanches marguerites au coeur jaune vif ; la campanule jaune, à l'odeur agréable et épicée ; les pois, violets et blancs, avec leur senteur de miel et leur haute tige grimpante ; les scabieuses jaunes, rouges, roses ; le plantain lilas, au duvet légèrement rosé, au subtil et agréable parfum ; les bleuets, bleu vif au soleil lorsqu'ils viennent d'éclore, bleu rougeâtre le soir quand ils sont à leur déclin ; et les fleurs fragiles, éphémères, à l'odeur d'amande, de la cuscute.
J'avais cueilli un gros bouquet de ces différentes fleurs et rentrais chez moi, quand je remarquai dans le fossé une magnifique bardane violette, en pleine floraison, une de ces bardanes qu'on appelle chez nous « tatare », que le faucheur coupe avec soin, et qu'on rejette du foin, si par hasard elle s'y trouve, pour ne pas se piquer les mains. Il me vint l'idée d'arracher cette bardane et de la mettre au milieu de mon bouquet. Je descendis dans le fossé et, après avoir chassé un bourdon velu qui s'était accroché au milieu d'une fleur et s'y était endormi doucement, mollement, je me mis à arracher la plante. Mais c'était très difficile. Non seulement la tige piquait de tous côtés, même à travers le mouchoir dont j'avais entouré ma main, mais elle était si résistante que je luttai contre elle presque cinq minutes, la déchirant fibre par fibre. Quand enfin je l'eus détachée, la tige était en lambeaux et la fleur ne paraissait déjà plus ni aussi fraîche ni aussi belle. Outre cela, à cause de sa rudesse, de sa raideur, elle n'allait pas du tout avec les fleurs délicates de mon bouquet. J'eus du regret d'avoir détruit en vain la fleur qui était si belle sur sa tige et la jetai. « Quelle énergie ! Quelle vitalité ! me dis-je, me rappelant les efforts déployés pour l'arracher. Comme elle se défendait, et comme elle a chèrement vendu sa vie ! »
Pour rentrer chez moi, je devais traverser un champ de terre grasse fraîchement labourée, après avoir gravi la pente douce de la route poussiéreuse. Le champ était très vaste, de sorte que de chaque côté ainsi que devant, en montant, on ne voyait que la terre noire retournée avec une grande régularité. Le labourage était bon, et sur toute l'étendue du champ on ne voyait pas la moindre plante ni herbe, tout était noir.
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