Un drame a¿ Naples - Daniel Bernard
- Collection: Oeuvres de Daniel Bernard
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
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Avis sur Un Drame A¿ Naples de Daniel Bernard - eBook
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Présentation Un Drame A¿ Naples de Daniel Bernard
- eBookExtrait: Quelque temps après les événements qui agitèrent l'Italie, de 1860 à 1862, René de Maugis, lieutenant aux chasseurs d'Afrique, descendit avec sa soeur Valentine à l'Hôtel d'Angleterre, situé dans le beau quartier de Naples, sur la riviera di Chiaja.
Ces jeunes gens ne venaient point uniquement pour leur plaisir dans la patrie du macaroni et de l'opéra-bouffe ; René avait reçu, trois ans auparavant, une blessure grave dans une escarmouche contre les Kabyles, et il avait été envoyé en France pour se rétablir.
Cet accident le retardait un peu dans sa carrière militaire ; mais, d'autre part, René n'était point fâché de revoir sa soeur, la seule parente qui lui restât au monde, avec une vieille cousine et d'autres cousins aussi indifférents au jeune officier qu'une tragédie en cinq actes.
Valentine, moins âgée que son frère, et cependant plus raisonnable que lui, exerçait sur René une influence presque maternelle. Quand elle l'avait vu arriver, souffrant, à Paris, elle avait abandonné, pour le soigner, toutes ses relations mondaines ; elle s'était constituée son ange gardien. Quoique cette conduite fût assez naturelle de la part d'une soeur, les amies de Valentine célébraient ce dévouement comme une chose qu'on ne rencontre pas souvent aujourd'hui.
La blessure de René mit longtemps à se fermer ; on soupçonna le sabre qui l'avait faite d'avoir été trempé dans quelque substance vénéneuse ; mais comme le Kabyle possesseur du sabre était fort loin à cette heure, les docteurs allopathes ou homéopathes de la rue du Bac ne purent avancer aucune preuve à l'appui de leurs suppositions.
Le malade resta languissant et pâle ; la Faculté décréta que René était anémique, terme barbare que nos pères ne connaissaient point et qu'on applique à toutes les maladies dont la cause est ignorée ou dont le remède est inconnu.
Un médecin, à bout de formules, ne tarde pas à se débarrasser de son client. L'homme illustre qui soignait M. de Maugis, voyant que celui-ci mettait à ne point guérir une obstination regrettable, l'envoya aux eaux d'Auvergne, puis dans les Vosges et dans les Pyrénées ; mais n'obtenant aucun résultat ni en bien ni en mal, puisque le patient ne se décidait complètement ni à mourir ni à vivre, le savant docteur finit par conseiller à sa victime l'air chaud des contrées méridionales, réputé excellent pour les épuisements, langueurs et faiblesses.
Les jardins parfumés de la Sicile étaient pleins, disait-on, de convalescents frappés naguère sur les champs de bataille de Gaëte ou de Marsala. Cette affirmation décida Valentine à accompagner son frère en Italie.
UN DRAME A NAPLES
LA REVANCHE DU COUSIN
LEGRIP ET GIRAUDIER
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