Katia - Léon Tolstoï
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Présentation Katia de Léon Tolstoï
- eBookIl disait : « N'avez-vous pas peur ? » Et moi je l'entendais me dire : Je t'aime, chère enfant ! je t'aime ! je t'aime ! Son regard le répétait, et son bras aussi ; et la lumière et l'ombre, et l'air et toutes choses le répétaient encore.
Nous parcourûmes ainsi tout le jardin. Macha marchait auprès de nous, trottinant à petits pas et soufflant péniblement, tant elle était fatiguée. Elle dit qu'il était temps de revenir, et elle me faisait peine, grand'peine, la pauvre créature. « Pourquoi ne sent-elle pas de même que nous ? pensais-je. Pourquoi tout le monde n'est-il pas toujours jeune, heureux ; comme cette nuit respire la jeunesse et le bonheur, et nous avec elle ? »
Nous revînmes à la maison, mais il ne nous quitta pas de longtemps encore. Macha oubliait de nous rappeler qu'il était tard ; nous causions de toutes sortes de choses, assez futiles d'ailleurs, restant assis près les uns des autres, sans nous douter nous-mêmes le moins du monde qu'il fût trois heures du matin. Les coqs avaient chanté leur troisième chant quand il partit. Il prit congé de nous tout comme à l'ordinaire et sans rien dire de particulier. Mais je savais à n'en pas douter qu'à dater de ce jour il était à moi et que je ne pouvais plus le perdre. Dès que j'eus ainsi bien reconnu que je l'aimais, je racontai le tout à Macha. Elle en fut joyeuse et touchée, mais la pauvre femme ne put s'endormir cette nuit-là, et, pour moi, je restai longtemps, longtemps encore, à me promener sur la terrasse, à parcourir le jardin, cherchant à me rappeler chaque parole, chaque fait, repassant dans les allées ou nous avions passé ensemble. Je ne me couchai pas de toute la nuit, et pour la première fois de ma vie, je vis lever le soleil et je sus ce qu'était le grand matin. Je ne revis plus jamais ni une semblable nuit ni une matinée pareille. Seulement je me demandais pourquoi il ne me disait pas tout simplement qu'il m'aimait. Pourquoi, pensais-je, invente-t-il telle ou telle difficulté, pourquoi se traite-t-il de vieux, quand tout est si simple et si beau ? Pourquoi perdre ainsi un temps précieux, qui peut-être ne reviendra jamais ? Qu'il dise donc qu'il aime, qu'il le dise en propres termes, qu'il prenne ma main dans la sienne, qu'il incline la tête et qu'il dise : j'aime. Que tout rougissant il baisse les yeux devant moi, et alors je lui dirai tout. Ou plutôt je ne lui dirai rien, je l'étreindrai dans mes bras et je me mettrai à pleurer. Mais si je me trompais et s'il ne m'aimait pas ? Cette pensée me traversa tout à coup l'esprit.
Je m'effrayai de mon propre sentiment. Dieu sait où il aurait pu me conduire, et déjà le souvenir de sa confusion et de la mienne dans la cerisaie, quand je m'y étais jetée près de lui, me pesait, me serrait le coeur. Des larmes mouillèrent mes yeux et je priai. Il me vint alors une pensée assez étrange qui me donna un grand apaisement et fit renaître en moi l'espérance. Je résolus de commencer mes dévotions et de choisir le jour de ma naissance pour devenir sa fiancée.
Comment et pourquoi ? Comment cela pouvait-il arriver ? Je n'en savais rien, mais dans ce moment même je crus qu'il en serait ainsi. Cependant le jour était tout à fait grandi et tout le monde se levait quand je rentrai dans ma chambre.
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