Savoir aimer - G.-N. Humilis
- Format eBook: Epub2 Voir le descriptif
Vous en avez un à vendre ?
Vendez-le-vôtreSynchronisez votre eBook et retrouvez-le dans votre bibliothèque Kobo
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Avis sur Savoir Aimer de G. - N. Humilis - eBook
0 avis sur Savoir Aimer de G. - N. Humilis - eBook
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.
Présentation Savoir Aimer de G. - N. Humilis
- eBookAUX FEMMES !
Et vous l'ancienne esclave à la caresse amère
Vous, le bétail des temps antiques et charnels
Vous, femmes, dont Jésus fit la Vierge et la mère,
D'après celle qui porte en ses yeux maternels,
Le reflet le plus grand des rayons éternels ;
Aimez ces grands enfants pendus à votre robe
Les hommes dont la lèvre est ivre encore du lait
De vos mamelles d'or qu'un linge blanc dérobe ;
Aimez l'homme, il est bon ; aimez-le s'il est laid.
S'il est déshérité, c'est ainsi qu'il vous plaît.
Les hommes sont vos fruits ; partagez-leur votre âme
Votre âme est comme un lait qui ne doit pas tarir.
Ô femmes, pour ces fils douloureux de la femme
Que vous faites pour vivre, hélas ! et pour souffrir
Que seul le fils de l'homme empêche de mourir.
L'enfant, c'est le mystère avec lequel tu joues,
C'est l'inconnu sacré, que tu portes neuf mois
Pendant que la douleur te baise sur les joues,
Mère qui fait des gueux et toi qui fais des rois
Vous, qui tremblez toujours, qui mourez quelquefois
Comme autrefois les flancs d'Ève en pleurs sous les branches
Au jardin favorable où depuis l'amour dort,
Ton labeur est maudit ! Ceux sur qui tu te penches,
Vois, mère, le plus doux, le plus beau, le plus fort,
Il apprend l'amertume et connaîtra la mort.
C'est toi la source, ô femme, écoute, ô mère folle
D'Ésope qui boitait, de Caïn qui griffait,
Vois le fruit noir tombé de ton baiser frivole
Savoure-le pourtant, comme un divin effet,
En noyant dans l'amour, l'horreur de l'avoir fait.
Pour l'amour, tout s'enchante en sa clarté divine,
Aimez comme vos fils, les hommes ténébreux ;
Leur coeur si vous voulez, votre coeur le devine
Les plus graves au fond sont des enfants peureux ;
Le plus digne d'amour c'est le plus malheureux.
Éclairez ces savants, ô vous, les clairvoyantes,
Ne les avez-vous pas bercés sur vos genoux
Tout petits ? Vous savez leurs âmes défaillantes
Quand ils tombent, venez. Ils sont francs, ils sont doux ;
S'ils deviennent méchants, c'est à cause de vous.
C'est à cause de vous que la discorde allume
Leurs yeux, et c'est pour vous, pour vous plaire un moment
Qu'ils font couler une encre impure sous leur plume.
Cet homme si loyal, ce héros si charmant,
S'il vous adore, il tue et sur un signe il ment.
L'heure sonne, écoutez, c'est l'heure de la femme
Car les temps sont venus, où, tout vêtu de noir,
L'homme, funèbre, a l'air d'être en deuil de son âme,
Ah ! rendez-lui son âme, et comme en un miroir
Qu'il regarde en la vôtre et qu'il aime à s'y voir.
Au lieu de le tenter, comme un démon vous tente
Au lieu de garrotter ses membres las, au lieu
De tondre sur son front sa toison éclatante
Vous, qui foulez son coeur, et vous faites un jeu
De piétiner sa mère, et d'en dissiper Dieu,
Détails de conformité du produit
Personne responsable dans l'UE