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Mémoires du Cardinal de Richelieu - Armand Jean du Plessis de Richelieu

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      Présentation Mémoires Du Cardinal De Richelieu de Armand Jean du Plessis de Richelieu

       - eBook

      eBook - Armand Jean Du Plessis De Richelieu 04/10/2019
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Armand Jean du Plessis de Richelieu
    • Editeur : Gilbert Terol
    • Langue : Français
    • Parution : 04/10/2019
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 1230003457511



    • TOME I

      LIVRE PREMIER.

      EN l'an 1600, le grand Henri, qui étoit digne de vivre autant que sa gloire, ayant affermi sa couronne sur sa tête, calmé son État, acquis par son sang la paix et le repos de ses sujets, vaincu par les voeux de la France et par la considé-ration du bien de son peuple, qui pouvoit tout sur lui, se résolut, chargé de vic-toires, de se vaincre soi-même sous les lois du mariage, pour avoir lieu de laisser à cet État des héritiers de sa couronne et de sa vertu.

      Pour cet effet, il jeta les yeux sur toute l'Europe pour chercher une digne compagne de sa gloire : et, après en avoir fait le circuit, sans omettre aucune partie où il pût trouver l'accomplissement de ses désirs, il s'arrêta à Florence, qui contenoit un sujet digne de borner le cours de sa recherche.

      Il est touché de la réputation d'une princesse qui étoit en ce lieu, princesse petite-fille de l'Empereur à cause de sa mère, et, à raison de son père, sortie d'une maison qui a presque autant d'hommes illustres que de princes.

      Cette princesse, en la fleur de ses ans, faisoit voir en elle les fruits les plus mûrs de sa vertu, et il sembloit que Dieu l'eût rendue si accomplie, que l'art, qui porte envie à la nature, eût eu peine à beaucoup ajouter à son avantage.

      L'amour étant impatient, ce grand prince envoie promptement offrir sa couronne à cette princesse ; et Dieu, qui ordonne souvent les mariages au ciel avant qu'on en ait connoissance en terre, fait que, bien qu'elle eût refusé la couronne impériale, elle accepte avec contentement celle qui lui étoit présen-tée ; faisant voir par cette action qu'il faut avoir plus d'égard au mérite qu'à la qualité des personnes, et qu'une dignité inférieure en un prince de singulière recommandation, surpasse la plus grande du monde en un sujet de moindre prix.

      Le traité de ce mariage n'est pas plutôt commencé par le sieur de Sillery, qui depuis a été chancelier de France, qu'il se conclut et s'accomplit à Florence, en vertu de la procuration du Roi portée au Grand-Duc par le duc de Belle-garde [1], le tout avec des magnificences dignes de ceux entre qui il se contracte.

      Le passage de cette grande princesse se prépare : elle part du lieu de sa naissance ; la mer et les vents lui sont contraires, mais son courage, sa fortune et son bonheur sont plus forts.

      Elle arrive à Marseille, qui lui fait connoître que les coeurs des Français lui sont aussi ouverts que les portes de la France.

      Aux instantes prières de celui qui l'attend avec impatience, sans s'arrêter en ce lieu, elle passe outre pour aller à Lyon, où ce grand prince, vrai lion en guerre et agneau en paix, la reçoit avec une joie incroyable, et des témoignages d'amour correspondans à ceux du respect qu'elle lui rendoit.

      D'abord il tâche de la voir sans être connu d'elle, à cette fin il paroît dans la foule ; mais, bien que d'ordinaire ce qui se loge au coeur y prenne entrée par les yeux, l'amour que le ciel lui avoit mis au coeur pour ce grand prince le fit discer-ner ses yeux.

      Dieu, vrai auteur de ce mariage, unit leurs coeurs de telle sorte, que d'abord ils vécurent avec autant de liberté et de franchise, que s'ils eussent été toute leur vie ensemble.

      Toute la cour n'ouvre les yeux que pour la voir et l'admirer, et ne se sert de sa langue que pour louer et publier la France heureuse par celle qu'on pré-voyoit y apporter toutes les bénédictions.

      La paix, qui fut faite au même temps avec le duc de Savoie, fut reçue comme prémices du bonheur qu'elle apportoit avec elle.

      Elle vint à Paris, coeur de ce grand royaume, qui lui offre le sien pour hom-mage.

      Dans la première année de son arrivée en France, Dieu, bénissant son ma-riage, lui donna un dauphin, non pour signe de tempête, mais, au contraire, pour marque assurée qu'il n'en peut plus venir qui ne soit calmée par sa pré-sence.

      Un an après, accouchant d'une fille, elle donne lieu à la France de se fort-fier par alliance.

      Ensuite, Dieu voulant donner de chaque sexe autant de princes et prin-cesses à ce royaume qu'il a de fleurs de lis, il lui donna trois fils et trois filles [2].

      En diverses occasions elle reçoit des preuves de l'affection du Roi, qui la contentant en beaucoup d'autres, elle lui rend des témoignages de son amour qu'il satisfait.

      Un jour allant à Saint-Germain avec le Roi, le cocher qui les menoit ayant été si malheureux que de les verser, au passage d'un bac, dans la rivière, du cô-té de la portière où elle étoit, elle se trouve en si grand péril de sa vie, que si le sieur de La Châtaigneraie ne se fût promptement jeté dans l'eau, du fond de laquelle il la retira par les cheveux, elle se fût noyée. Mais cet accident lui fut extrêmement heureux, en ce qu'il lui donna lieu de faire paroître que les eaux qui l'avoient presque suffoquée, n'eurent pas la force d'éteindre son affection pour le Roi, dont elle demanda soigneusement des nouvelles au premier instant qu'elle eut de respirer.

      Ses premières pensées n'ayant autre but que de lui plaire, elle se fait force pour se rendre patiente en ce en quoi non-seulement l'impatience est pardon-nable aux femmes les plus retenues, mais bienséante.

      Les affections de ce grand prince, qui lui étoient dues entières, sont parta-gées par beaucoup d'autres.

      Plusieurs esprits malins ou craintifs lui représentent les suites de ce partage périlleuses pour elle ; mais, bien qu'on ébranlât la confiance qu'elle a en lui, on ne peut tout-à-fait la lui faire perdre : sans considérer les accidens qui lui pou-voient arriver de l'excès des passions où souvent le Roi se laissoit transporter,

      la jalousie lui étoit un mal assez cuisant pour la porter à beaucoup de mau-vais conseils qui lui étoient suggérés sur ce sujet.





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