Le Satanisme flagellé - René Schwaeblé
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Présentation Le Satanisme Flagellé de René Schwaeblé
- eBookLe document suivant est signé « Johannès ».
Ce pseudonyme cache un des occultistes les plus distingués et qui habite Lyon.
« L'Église gnostique est une Église ayant pour but essentiel de faire : 1oL'Unité, par la raison et la science moderne, entre toutes les Églises chrétiennes et entre les divers systèmes philosophiques ; 2o l'Unité du Christianisme depuis Jésus-Christ et du Christianisme avant Jésus-Christ, et mériter par là d'être véritablement universelle.
« Sa doctrine est la Gnose, cette philosophie religieuse traditionnelle qui, dans l'antiquité jusqu'au Ve siècle de notre ère, resta secrète, c'est-à-dire fut enseignée seulement à quelques auditeurs d'élite. Après la mort de Jésus, cette doctrine prit le nom de chrétienne. En effet, plusieurs Pères de l'Église, tels que Clément d'Alexandrie, Origène, appelaient leur doctrine Gnose.
« Mais il s'établit alors un double courant :
« Ceux qui ne voulaient trouver les antécédents de la doctrine chrétienne que dans la Bible hébraïque et ceux qui reconnaissaient les antécédents du Christianisme dans les traditions des divers peuples.
« Les premiers abandonnèrent la dénomination de gnostiques pour se désigner uniquement sous le nom de chrétiens et les seconds conservèrent le nom de gnostiques.
« Dans la suite, le courant chrétien, grâce à son alliance avec les princes de ce monde, triompha du courant gnostique. Une à une s'éteignirent les lumineuses clartés qu'avait projetées le gnosticisme. Ce fut la longue nuit du moyen-âge où Rome seule vécut et s'organisa pour la conquête future du monde.
« Les gnostiques durent se cacher, se réunir en secret, jusqu'en 1208, époque à laquelle le patriarche gnostique Guilhabert de Castres réunit les évêques gnostiques en un concile à Montségur, où furent fixés les détails de la liturgie et les principaux points de la doctrine gnostique Albigeoise.
« L'antique gnosticisme se dressait à nouveau en face de l'église romaine. Celle-ci s'émut. Elle envoya des missionnaires à ces hérétiques pour essayer de les ramener à elle par la persuasion. Mais ses efforts furent vains. Alors, elle déchaîna l'Inquisition.
« Lutte longue, acharnée, épouvantable, atroce, dans laquelle les Albigeois furent dispersés, traqués, pendus, brûlés.
« On croyait qu'il ne restait rien d'eux, Erreur ! Les Templiers héritèrent de leur doctrine et en firent leur religion.
« Mais le gnosticisme christianisé triompha du gnosticisme pur, et l'Eglise Romaine anéantissait les Templiers[3] au commencement du XIVe siècle en même temps que le concile de Vienne condamnait leur doctrine.
« Le gnosticisme ne disparut pas pour cela. Il fut conservé par la société des Rosicruciens, laquelle se consacra à l'étude de l'alchimie et à la propagation des doctrines gnostiques et dont les descendants s'allièrent le 24 juin 1717 avec la « Fraternité des Libres-maçons » pour fonder la Franc-Maçonnerie.
« Le gnosticisme fut dès lors la doctrine secrète de la Franc-Maçonnerie.
« Aujourd'hui, des maçons instruits et des spiritualistes initiés, armés en outre des découvertes de la science moderne, veulent reconstituer le gnosticisme intégral en l'appuyant sur la tradition universelle et les sciences d'observation, par le moyen de l'Église Gnostique.
« Cette Église est large et tolérante. Ses dogmes ne se présentent pas comme objets de démonstration philosophique et scientifique, car elle est non la Foi, mais la Science : Gnôsis ! Son premier Patriarche a été Jules Doinel, un des hauts dignitaires de la Maçonnerie, en religion Valentin, qui rétablit la hiérarchie gnostique en 1890 et choisit comme siège primatial Montségur en souvenir de la sainte Montagne sur laquelle deux cents martyrs furent brûlés en 1244 par le vouloir satanique de l'Inquisition.
« Les adhésions vinrent nombreuses. L'Église Romaine s'alarma. Un rapport spécial fut adressé au Saint-Office, et Valentin, ainsi que les autres évêques gnostiques qui avaient été consacrés selon le rite chrétien primitif par deux prêtres romains, furent trois fois excommuniés, comme évêques hérésiarques, schismatiques et ennemis de l'Église.
« En novembre 1894, Valentin fit défection. Synésius, consacré évêque de Bordeaux le 8 juillet 1894, fut élu Patriarche gnostique, Primat d'Albigeois, Grand Maître de l'Ordre de la Colombe du Paraclet, à la place de Valentin» démissionnaire. Il est aidé dans l'administration de l'église par des évêques, des diacres et des diaconnesses. L'Église Gnostique a voulu ainsi que la religion consacrât l'égalité de l'homme et de la femme, en accordant à celle-ci, aussi bien qu'à l'homme, le pouvoir sacerdotal.
« Une différence qui distingue les évêques gnostiques des romanistes est que ceux-là sont considérés comme des ministres chargés de diriger l'instruction des membres de l'Église et nullement comme des représentants de Dieu sur la terre ainsi que l'enseigne l'Église romaine.
« Une seconde différence est qu'aucune fonction sacerdotale n'est rétribuée.
« Pour les romanistes, le sacerdoce est une profession qui rapporte un revenu, revenu fourni par l'église ou les gouvernements.
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