Note :
5
"Stand Up", une des plus phosphorescentes pépites de Jethro Tull
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 17/02/2025
Après le départ de Mick Abrahams, Jethro Tull ne quitte pas définitivement les rivages du Blues avec "A New Day Yesterday" entraîné par le balancement hypnotique de la basse et les rythmes vibrants de la batterie, sur lequel Ian Anderson vient poser les éclats de son harmonica, puis les envolées de sa flûte et Martin Barre les coups de griffe de sa guitare, mais il s'aventure aussi dans les contrées plus exotiques de "For a Thousand Mothers" ou "Look into the Sun" épicés par le balalaïka, voire baroques avec "Bourée" revisitant Bach émaillé d'un solo pulpeux, fruité, boisé de la basse accompagnant la flûte virevoltante. La section rythmique est en feu, Glenn Cornick délivre des lignes de basses effervescentes sur "Nothing Is Easy", palpite sur "Back to the Family" en ondulations vigoureuses accompagnées par la batterie explosive, vive, aux fragrances de Jazz de Clive Bunker dont les percussions foisonnantes irriguent "Fat Man", la guitare de Martin Barre irradie tout l'album, éblouissant "Nothing is Easy" ou "We Used to Know" de soli lumineux. Quant à Ian Anderson, il est omniprésent, le compositeur nous gratifie des superbes mélodies du mélancolique "Reasons for Waiting", délicatement enveloppé des cordes de David Palmer ou de "We Used to Know", le flûtiste inspiré zèbre "Fat Man", "Bourée", "Look into the Sun" ou "Nothing Is Easy" de ses envolées lyriques, le chanteur expressif, coloré dynamise tout l'album de son magnétisme puissant.