Note :
5
"Space Oddity" en 1969, le second album de David Bowie, encore vert, mais déjà riche de promesses.
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 15/09/2023
David Bowie (vocaux, guitare), Rick Wakeman (mellotron, harpe, claviers), Terry Cox (batterie), Tim Renwick, Keith Christmas, Mick Wayne (guitare), Tony Visconti (basse), Herbie Flowers (basse), Benny Marshall (harmonica), Paul Buckmaster (violoncelle)
Baignant dans une ambiance folk acoustique, aux influences et réminiscences dylaniennes sur "Unwashed and Somewhat Slightly Dazed" avec son harmonica et le flot tumultueux des paroles, cet album s'écoute encore agréablement, malgré certaines disparités et maladresses, quelques chansons encore anecdotiques comme les douces ballades folk "Letter to Hermione" ou "Janine" ou incomplètement développées quand on pense aux futurs chefs d'oeuvre de David comme l'environnement de cordes de "Wild Eyed Boy from Freecloud" ou l'harmonium, puis l'hypnotique final gospel de "Memory of a Free Festival".
Mais il recèle déjà au moins deux pépites, avec le titre éponyme, véritable odyssée spatiale où David chante de plusieurs voix, montrant sa fascinante plasticité, son art de la mise en scène, de la théâtralité, avec bien sûr la qualité de la mélodie et des paroles, mais aussi la longue procession "Cygnet Committee" avec son hypnotique et puissant crescendo, son envoutante accélération.
Enfin "Conversation Piece", initialement inexplicablement rejetée de l'album, puis réintroduite sur la réédition, est peut être une des plus belles mélodies écrites par David qui en donnera une définitive version sur les bonus de "Heathen".