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Avis sur 461 Ocean Boulevard - Eric Clapton - CD Album
0 avis sur 461 Ocean Boulevard - Eric Clapton - CD Album
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Présentation 461 Ocean Boulevard - Eric Clapton
- CD AlbumL'album de la résurrection de « God », alors que sa vie privée se décomposait. Guéri de son addiction à la drogue pour mieux s'enfoncer dans la consommation de cognac, il se commet en mars 1974 en pasteur dans la version filmée de Tommy (et dans la B.O. où il joue sur deux titres) et relance « officiellement » sa carrière lors d'un concert le 10 avril à Londres, installe Pattie Boyd dans son domaine de Hurtwood Edge et s'envole pour les studios Criteria à Miami, là où avait été enregistré « Layla ». En deux semaines et avec une petite formation (le bassiste des Dominos Carl Radle, Dick Sims aux claviers, Jamie Oldaker à la batterie, George Terry à la guitare rythmique et Yvonne Elliman au chant) il met en boîte cet album qui le remet au premier plan de l'industrie musicale.
Très éclectique quant aux genres abordés, il s'en dégage une ambiance décontractée, bon enfant, sans soli dévastateurs. L'expression « laid back » (jouer décontracté) en matière de rock a peut-être été imaginée à cette occasion et les fans qui attendaient des soli de guitare ont été frustrés. L'accent est mis sur les chansons et on sent que le guitariste s'applique à chanter du mieux qu'il peut...
Tout est relatif car ses courtes phrases à la guitare sur le standard du Robert Johnson de « Steady Rollin' Man » sont de purs joyaux. Et si les soli sont rares, les sons de guitare (sa fameuse Blackie) sont très travaillés et non uniformes. Si sa composition inspirée, le gospel « Let It Grow », se détache aisément du lot (du doux murmure du début au lyrisme de la coda) par sa mélodie et son texte autobiographique touchant, il enregistre le même jour (10 mai 1974) le « I Shot The Sheriff » d'un Bob Marley alors encore inconnu du grand public. Cette chanson va être le seul numéro 1 de sa carrière aux États-Unis et faire connaître le reggae à la planète entière, ouvrant la voie aux nombreux musiciens d'origine jamaïcaine. La version originale durait deux minutes supplémentaires et incluait un solo de guitare, jamais publié. Il est aussi dommage que les nombreuses jam sessions qui ont été enregistrées lors de l'album ne l'aient pas été non plus.
Copyright 2018 Music Story Ogouz Jean-Noël