Suck It And See - Adam Gontarek
- Variétés internationales
- 2008
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Avis sur Suck It And See - Adam Gontarek - CD Album
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Présentation Suck It And See - Adam Gontarek
- CD AlbumL'enregistrement californien de ce quatrième album - et à la suite d'une tournée américaine - pouvait faire craindre que les Britanniques aient perdu leur âme quelque part au-dessus de l'Atlantique. Le choix du fameux studio dans lequel a été capturé l'historique Nevermind de Nirvana anticipait les comparaisons peu flatteuses. La déclaration d'intention qui l'a précédé (nous allons offrir un album plus référencé et vintage que son prédécesseur) laissait appréhender une production revival dénuée d'inventivité.
Seulement, voilà : Alex Turner et les autres, groupe issu de Sheffield (c'est-à-dire approximativement de e part) ont conservé assez de morgue dans leur démarche, et de sens de l'instantanéité (douze chansons en quarante minutes tout rond) pour lever toutes réserves, d'autant qu'ils ont ici réquisitionné (presque) comme à l'habitude le producteur James Ford, (qui, lorsqu'il n'oeuvre pas derrière une console, frappe sur la batterie de The Last Shadow Puppets), avec comme consigne de faire sonner le combo le plus live possible.
Sous un intitulé délicieusement agressif, Suck it and See sanctionne, essentiellement, et dès la première écoute, le souhait pour la bande de s'extraire d'une simple décharge d'énergie adolescente, symbolisée par leurs premiers efforts, afin de croiser au plus près des rivages d'un certain standard du rock indie britannique. On sera par-là même moins surpris de dénicher au creux de certains refrains les influences conjointes de The Smiths - jusque à un troublant mimétisme entre le jeu des guitares et les très riches heures de Johnny Marr -, Echo & the Bunnymen, ou Lloyd Cole & the Commotions. Et même si les deux chansons balancées sur la toile en avant-garde (le bourbeux « Brick by Brick », chanté par le batteur Matt Helders, et le bien davantage lumineux et incisif « Don't Sit Down 'Cause I've Moved Your Chair ») avaient su passablement brouiller les cartes, il n'est pas moins évident que l'entièreté du programme tente désormais de séduire l'auditeur, bien plus par la construction harmonique et structurelle des chansons, que par certains tics de composition, le compte-rendu des effets de l'amour offert aux jeunes gens, voire une collection de riffs talentueusement ajustés. En ce sens, la version spatiale offerte par le groupe de « Piledriver Waltz », mélodie que Turner avait il y a quelques mois enregistré en solo pour le compte de la bande originale du film Submarine, démontre à satiété que les garçons ont encore plein de bonnes choses à créer ensemble. Et lorsqu'ils tentent le pari de l'émotion (« That's Where You're Wrong »), les Arctic's atteignent leur but avec une parfaite assurance.
Déclaration d'indépendance, refus de l'utilisation de recettes qui garantiraient un succès commercial patent, installation - pour longtemps ? - au sommet du rock mondial, et pierre angulaire d'un nouvel élan, en promesses de futurs plaisirs inédits : Suck it and See est un vrai album de groupe désormais mâture, et un beau message, mélancolique et romantique (« The Hellcat Spangled Shalala »). Et c'est un disque brillant.
Copyright 2017 Music Story Larrède Christian
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