Note :
5
Miles Davis, le soir du Premier Février 1975 à Osaka après son concert de l'après midi
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 12/03/2022
Deux longues suites épiques constituent ce "Pangaea" enregistré le soir à 0saka, côté pile, le déferlement puissant de "Zimbabwe" la plus nerveuse, côté face la lente procession chamanique de "Gondwana" la plus calme à la sidérante beauté, mais toutes deux d'une grande variété de mouvements, d'une intense et ample dynamique, aux crescendos et decrescendos vertigineux, traversées de solos de saxophone longs et énergiques pour l'une, de la mélopée envoutante de la flute ensorcelée de Sonny Fortune bercée par le balancement hypnotique de la rythmique pour l'autre, percutée pour la première de solos de trompette directs, puissants et efficaces comme les uppercuts de l'amateur de boxe qu'est Miles Davis, de ses incantations, appels à la danse ou à la transe, de Sorcier Vaudou, Voodoo Child chantait Jimi, pour la seconde, toutes les deux traversées de longues plages atmosphérique baignées de l'orgue aux nappes envoutantes de Miles qui s'octroie de larges périodes de silence entre ses incisions et interventions à la trompette, zébrées des griffures rythmiques de la nerveuse guitare de Reggie Lucas, des fulgurants solos survoltés de Pete Cosey faisant planer l'ombre de Jimi Hendrix, des grondements et roulements menaçants, du groove hypnotique et irradiant de la basse de Mickael Henderson, de la profusion, de la jungle, des rythmes entrelacés de la batterie de Al Foster et des percussions endiablées et possédées de Mtume, berçant de ses tambours de pluie la douce fin de "Zimbabwe"