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Avis sur Phil Spector - Back To Mono 1958 - 1969 [Boxset 4xcd] - CD rares
1 avis sur Phil Spector - Back To Mono 1958 - 1969 [Boxset 4xcd] - CD rares
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Présentation Phil Spector - Back To Mono 1958 - 1969 [Boxset 4xcd]
- CD raresAir mille fois ressassé, mais claquant enfin, et pour l’occasion, flamberge au vent : tout ce qui est ici est grand, à défaut que tout ce qui est grand soit ici.
Certes, la limite chronologique implique l’absence de représentants de la deuxième vague des productions de Spector, mais, après tout, les albums des Beatles (Let It Be), de Leonard Cohen (Death Of A Ladies’ Man), des Ramones (End Of The Century) ou de John Lennon (Imagine et Rock'N'Roll) restent, avant autre considération, les disques des impétrants, avant d’être un nouveau coup d’éclat du sorcier du Mur du son.
On considèrera alors que la sélection de Back To Mono (certes, un choix, et les grincheux pourront toujours déplorer l’absence de tel ou tel refrain, mais en soixante titres toutefois), suivant le slogan, hum…monomaniaque du New-Yorkais, comblant de manière éclatante la dramatique absence des chansons du producteur dans les bacs des disquaires (les marchands sont intraitables avec l’art mineur qu’est la chanson populaire), est un coffret – effectivement – empli de pépites.
Après tout, on se trouve ici dans le cœur de métier (et son âge d’or) de Spector, à savoir saisir par les cheveux la séduction de la rue (généralement de jeunes beautés sexy, au doux filet de voix), et la pétrir à satiété, comme un potier qui prend son pied à grand pas vers la gloire. On a assez glosé sur le caractère tyrannique du plus grand producteur de pop music de tous les temps, ses vices, manies, et autres passions pour les armes à feu (n’est-il pas aujourd’hui sous les feux de l’actualité sous l’inculpation de meurtre au second degré ?), pour qu’on finisse par se poser la seule question qui vaille : n’est-il pas absolument nécessaire d’être une authentique ordure pour produire de grandes chansons, c’est-à-dire omettre l’affect, la dimension humaine, la douleur de l’autre, les errements et affres de l’artiste, pour ne plus se concentrer que sur un seul paramètre, le produit final ?
Et n’y a-t-il pas une absolue absurdité à souhaiter que les artistes qui nous apportent du plaisir soient, en plus, de vrais chics types ? Ont donc enregistré à grands coups de boots dans le ventre, et, parfois, un canon fiché sur la tempe : The Teddy Bears (« To Know Him Is to Love Him »), Ben E. King (« Spanish Harlem »), Bob B. Soxx And The Blue Jeans (« Zip-A-Dee-Doo-Dah »),The Crystals (« Da Dou Ron Ron »), Darlene Love (« Chapel Of Love »), The Ronettes (« Be My Baby »), The Righteous Brothers (« You’Ve Lost That Lovin’ Feelin’ »), et Ike And Tina Turner (« River Deep, Mountain High »). Et, donc, quelques dizaines d’autres.
A chaque introduction, le même choc, la sensation sans cesse renouvelée de plonger dans un océan de limpidité, comme la plus parfaite explicitation de comment doit se jouer un drame adolescent (non, nous ne sommes pas trop jeunes pour nous marier, c’est-à-dire, avant tout, se glisser sur la banquette arrière de la limousine familiale) de trois minutes.
Le coffret en trois volumes s’accompagne, en bonus extatique, de l’édition en fac-similé de A Christmas Gift For You, plus bel album de Noël de tous les temps (même Elvis Presley n’a pas fait mieux, même si de justesse), où l’on retrouve toutes les chéries du monsieur (Darlene Love, Bob B. Soxx et sa permanente – mais lui, c’est un garçon – The Ronettes, ou The Crystals), et un cours de production bien tempérée, à l’usage des générations futures. Et si l’on ne retenait, distrait ou elliptique, que la grâce fugace de ces hymnes électriques, et binaires, et cette ode aux sens exacerbés de la jeunesse, guettons la mort à chaque refrain.
Dans le To Know Him Is To Love Him, emprunté à la pierre tombale du père de Spector, ou niché au cœur de ce démoniaque « He Hit Me (And It Felt Like A Kiss) » fleurant les back-rooms sado-masochistes, où se fourvoient parfois de très jeunes filles pas sages. Back To Mono : un génie, et ses petites manies mélodiques.
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