Jeunesse de Yoshio (la) : Oeuvre de 1973 à 1974 - Yoshiharu TSUGE
- Collection: Pierre
- Format: Album Voir le descriptif
Vous en avez un à vendre ?
Vendez-le-vôtrePrix neuf 26,50 €
Qu'est-ce que le prix barré ?
C'est le prix de vente au public, fixé par l'éditeur ou l'importateur, pour le même article neuf.
En savoir plus22,18 €
Occasion · Comme Neuf
- Livraison GRATUITE
- Livré entre le 21 et le 26 mai
Livré gratuitement chez vous en 2 semaines. Article comme neuf, non utilisé. 2 millions de ventes réalisées en 5 ans, merci de votre confiance ! Découvrez les avis (https://fr.shopping.rakuten.com/feedback/momox) de nos clients.
Nos autres offres
-
-
26,50 €
Produit Neuf
-
Livraison : 3,00 €
0,01 € dès 35,00 € chez ce vendeur - Livré entre le 26 mai et le 1 juin
Libraire professionnel. Livre neuf. Expédition sous 3 à 6 jours. Suivi par mail.
-
Livraison : 3,00 €
-
26,50 €
Produit Neuf
- Livraison : 3,49 €
- Livré entre le 28 mai et le 2 juin
Gallix a 20 ans - Plus de 400 000 clients satisfaits EXPEDITION SOUS 4 à 6 jours ouvres + acheminement
-
26,50 €
Produit Neuf
- Livraison : 5,00 €
- Livré entre le 26 et le 30 mai
Exp¿di¿ en 5 jours ouvr¿s
-
60,63 €
Occasion · Comme Neuf
Ou 15,16 € /mois
- Livraison : 8,39 €
- Livré entre le 23 et le 30 mai
LIVRE A L'ETAT DE NEUF. EXPEDIE SOUS 3 JOURS OUVRES. NUMERO DE SUIVI COMMUNIQUE AVANT ENVOI, EMBALLAGE RENFORCE. EAN:9782360811830
- Payez directement sur Rakuten (CB, PayPal, 4xCB...)
- Récupérez le produit directement chez le vendeur
- Rakuten vous rembourse en cas de problème
Gratuit et sans engagement
Félicitations !
Nous sommes heureux de vous compter parmi nos membres du Club Rakuten !
TROUVER UN MAGASIN
Retour
Avis sur Jeunesse De Yoshio (La) : Oeuvre De 1973 À 1974 de Yoshiharu TSUGE Format Album - Livre Manga
0 avis sur Jeunesse De Yoshio (La) : Oeuvre De 1973 À 1974 de Yoshiharu TSUGE Format Album - Livre Manga
Les avis publiés font l'objet d'un contrôle automatisé de Rakuten.
-
Jeunesse de Yoshio (la) : Oeuvre de 1973 à 1974
Neuf dès 26,50 €
Occasion dès 22,18 €
-
Vis (La) : Oeuvres 1968-1972
2 avis
Occasion dès 76,00 €
-
Marais (Le) : Oeuvres 1965-1966
3 avis
Neuf dès 26,50 €
Occasion dès 20,00 €
-
Homme Sans Talent (L')
3 avis
Neuf dès 22,00 €
Occasion dès 15,99 €
-
Désir Sous La Pluie
1 avis
Neuf dès 26,50 €
Occasion dès 60,63 €
-
Fleurs Rouges (Les)
2 avis
Neuf dès 26,50 €
-
Saisi Par La Nuit
Neuf dès 28,50 €
Occasion dès 24,76 €
-
Rote Blüten
Neuf dès 20,02 €
-
Der Nutzlose Mann
Occasion dès 26,96 €
-
The Swamp
Neuf dès 25,79 €
-
The Man Without Talent
Neuf dès 22,67 €
-
Homme Sans Talent (L') - 1re Édition
6 avis
Occasion dès 4,99 €
Comparer à des produits similaires
|
Type
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
manga
|
Type
manga
|
|
Saga
Jeunesse de Yoshio (la)
|
Vis (la)
|
Marais (le)
|
Homme sans talent (l')
|
Désir sous la pluie
|
Fleurs Rouges (les)
|
Saisi par la nuit
|
-
|
-
|
-
|
-
|
Homme sans talent (l')
|
Saga
Jeunesse de Yoshio (la)
|
|
Genre
Social, Drame
|
Social
|
Social
|
Social
|
Social
|
Tranche-de-vie
|
Tranche-de-vie
|
-
|
-
|
-
|
-
|
Social
|
Genre
Social, Drame
|
|
Format
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
-
|
Broché
|
Relié
|
Relié
|
Broché
|
-
|
Format
-
|
| Voir les prix | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir le produit | Voir les prix |
Présentation Jeunesse De Yoshio (La) : Oeuvre De 1973 À 1974 de Yoshiharu TSUGE Format Album
- Livre Manga
Résumé :
Plus sombres qu'à ses débuts, les récits qui composent ce quatrième volume marquent l'apparition de thèmes inédits, caractéristiques de sa nouvelle orientation, et qui reviendront comme des motifs récurrents. Le quotidien en couple, la vacuité des voyages, le désir de changement de carrière ou encore les souvenirs de jeunesse deviennent des sources d'inspiration pour Tsuge, qui extériorise grâce au dessin une forme de mal-être social. Ce nouveau volume inédit, présente ainsi un auteur au sommet de son art, en perpétuelle remise en question des codes de narration de la bande dessinée, de ses thèmes et de son propre passé.
Biographie:
Né en 1937 à Tokyo, Yoshiharu Tsuge connaît une enfance difficile marquée par la pauvreté. Quittant l'école à quatorze ans, il enchaîne les petits boulots et cherche à échapper à son milieu familial, fuyant la violence d'un beau-père qu'il exècre. A dix-huit ans, il entame une carrière de mangaka en réalisant des histoires pour les librairies de prêt qui fleurissent dans le Japon d'après-guerre - un système aujourd'hui disparu à mi-chemin entre bibliothèque et librairie. A cette époque, on reconnaît dans son style l'influence d'Osamu Tezuka, ainsi que celle du gekiga, un mouvement tout juste créé sous l'impulsion de Yoshihiro Tatsumi, qui souhaite faire évoluer le manga vers des sujets plus réalistes. L'originalité de son écriture le fait rapidement remarquer et il est contacté en 1965 par Katsuichi Nagai, le fondateur du légendaire magazine Garo. Il commence à publier dans la revue la même année. Les premières réactions des lecteurs sont négatives. Sujet à la dépression, Tsuge publie peu et devient l'assistant de Shigeru Misuki. Cette collaboration lui redonne de l'assurance. En 1968, sa nouvelle Neji Shiki "La vis", dans laquelle il relate un de ses rêves, marque profondément les esprits et devient un classique instantané. Son style évolue vite et se construit autour d'une inspiration hybride, qui mêle registre intime et forme onirique. Il donne ainsi naissance à un nouveau genre proche de l'auto-fiction. Sa production se ralentit au cours des années 1980 et il cesse de publier après L'homme sans talent (Atrabile). L'intérêt pour l'oeuvre de ce génie ne s'est cependant jamais affaibli et il reste l'une des figures majeures de son art. En 1972, Yoshiharu Tsuge est déjà entré dans la légende du manga. Il est le premier auteur à être reconnu au-delà du cercle des amateurs de bande dessinée. La vis, son histoire parue en 1968 dans le numéro spécial que la mythique revue Garo lui a consacré, est désormais un classique reconnu par les milieux intellectuels. Quant à la forme de bande dessinée qu'il a mise au point, le watakushi manga - "la bande dessinée du moi", qui entremêle autobiographie et fiction pour créer une forme d'authenticité inédite - elle fait désormais école et inspire toute une génération. Mais Yoshiharu Tsuge refuse de se vivre en professionnel du métier. Il place son exigence d'auteur et son indépendance avant sa carrière. Les multiples déceptions qu'il a connues, son tempérament mélancolique et la précarité financière du milieu l'ont amené à se retirer de la profession à plusieurs reprises. Son départ de Garo n'a fait que renforcer son statut d'artiste hors-norme, tout comme ses périodes de silence. En 1972, il quitte Shigeru Misuki, dont il était l'un des assistants depuis six ans, perdant son seul revenu régulier. Il cherche à nouveau des commandes. Mais il n'est pas question pour lui de se plier aux attentes des éditeurs et du marché. Il veut poursuivre sa quête de la juste écriture. A 36 ans, Tsuge entreprend une série d'histoires qui l'attirent inexorablement vers un dévoilement toujours plus grand de son intimité. Abordant frontalement la question autobiographique, il se tourne vers son passé et puisa dans son enfance et son accession à rage adulte des récits dans lesquels son style ne cesse de surprendre et de se réinventer, insouciant de l'opinion des lecteurs.
La quatrième anthologie de Yoshiharu Tsuge chez les éditions Cornelius est sortie en septembre 2020 sous le titre de La jeunesse de Yoshio, nom faisant écho à la nouvelle phare de l'auteur qui conclut ce recueil. Il s'agit de l'une des histoires les plus célèbres de l'artiste, mais aussi de l'une des plus longues puisqu'elle a été publiée en trois épisodes dans le magazine Manga Sunday au cours du mois de novembre 1974. Et cela quand bien même l'auteur l'avait dessinée plus tôt dans l'année et qu'elle était vouée à sortir d'une seule traite. En plus de ce long récit, ce quatrième recueil contient six autres histoires parues entre 1973 et 1974.
Dans la lignée de l'histoire concluant La vis, c'est à dire en s'appuyant sur des faits vécus, les récits de cette nouvelle anthologie ont un goût amer de nostalgie. Yoshiharu Tsuge revient sur son passé, sur ce qu'il a vécu dans sa jeunesse et sur un monde qu'il semble chercher à retrouver en vain. S'il raconte le travail qu'il faisait durant son enfance dans L'atelier de galvanoplastie d'Ôba ou alors qu'il narre un épisode de vie qu'il partage avec Masaharu Endô (futur réalisateur de Maya l'abeille) dans À l'époque de la pension, c'est bien La jeunesse de Yoshio qui est le témoignage le plus passionnant concernant ses jeunes années. Il y retrace une période de sa vie, grâce à un avatar nommé sans trop de subtilité Yoshio Tsube, durant laquelle il est devenu assistant d'Akira Okada, alors qu'il était âgé de 18 ans. Un récit spontané et innocent, qui ne semble pas à sa place dans la bibliographie de l'auteur, se remémorant l'homme qu'il était avant de connaître des années de solitude et de crises d'angoisses. Période correspondant au déclin des librairies de prêt, assurant son seul revenu, et dont il parvient à se sortir grâce à l'invitation de Shirato Sanpei à publier dans le magazine d'avant-garde Garo ; des histoires que vous pouvez découvrir dans l'anthologie Le marais. D'ailleurs La jeunesse de Yoshio est également l'occasion pour l'auteur de revenir sur son désir de créer un manga plus artistique. Il y montre le jeune homme qu'il était mal à l'aise avec l'idée de dessiner du divertissement, de créer des scénarios et des histoires qui ont du sens. D'autant plus qu'il s'agissait d'une nécessité pour subvenir aux besoins de sa famille recomposée. L'auteur y exprime aussi son désir d'expérimenter dans le manga, pensant que ce serait bénéfique à la reconnaissance de ce média perçu encore à l'époque comme consommable et jetable, loin des autres arts. Il est cependant ramené à la réalité par son maître, qui le qualifie alors de rêveur... L'histoire nous montrera que, 10 ans après cet échange, Yoshiharu Tsuge est allé au bout de ses ambitions artistiques et a changé à jamais la face du manga.
Le mot d'ordre de ce recueil est donc la nostalgie, et elle ne se traduit pas forcément par des histoires se déroulant dans le passé. C'est le cas de Nostalgie, justement, mais aussi de L'auberge de la plaine désolée. Dans le premier de récit, l'auteur se rend compte que les temps ont changé en se rendant avec sa compagne dans une auberge qu'il avait déjà visité dans sa jeunesse et où travaille une femme avec qui il avait eu une relation charnelle. Son attrait pour cette femme, qui se fait sentir tout au long du récit jusqu'à se conclure par une tentative d'agression sexuelle, est une métaphore de la recherche d'un Japon qu'il a connu dans sa jeunesse et qui a aujourd'hui disparu. La seconde histoire quant à elle, le confronte à un homme qu'il aurait pu être, ce qui renvoie directement à sa carrière de mangaka, jusqu'à ce que son avatar fasse un angoissant rêve. Dans les deux histoires, c'est sa compagne, Maki Fujiwara, qui le ramène à la réalité. C'est comme si elle était un élément à la fois dérangeant et essentiel l'empêchant de trop s'égarer. Ce constat s'établit également dans Incident, alors que l'homme semble être le seul à comprendre la logique n'ayant pas le moindre sens d'un conducteur s'immolant, un décalage se crée avec la femme qui donne des directives rationnelles aux pompiers. Par ailleurs, toujours concernant Maki Fujiwara, il peut être important de noter que ses réactions et expressions aussi spontanées qu'innocentes ressemblent à celles de Yoshiharu Tsuge dans La jeunesse de Yoshio, avant que les années d'angoisses qu'il a passé dans des toilettes réaménagées à dessiner des mangas de divertissement ne le métamorphosent.
La nostalgie, ou du moins l'irrépressible besoin de courir après un Japon qui n'existe plus, est un sentiment que l'on retrouve également dans L'auberge du réalisme au moment où le personnage tombe sur la pension de ses rêves mais qu'il ne peut pas y dormir car il s'est déjà engagé avec une autre. Cependant, c'est loin d'être tout ce qu'il y a retenir de ce récit certes moins célèbre que La jeunesse de Yoshio mais qui est sans doute l'un des plus fascinants de toute la bibliographie de Yoshiharu Tsuge. On y suit un avatar de l'auteur tombant dans une auberge dont on ressent la pauvreté, l'insalubrité et même la maladie de la famille qui la tient. En monologue intérieur, le narrateur se dit alors que l'auberge est bien trop réaliste, à comprendre par là qu'elle représente la dureté du quotidien et qu'il veut y échapper car voir cela lui fait mal au coeur. Dans une conclusion magistrale et littéraire, Yoshiharu Tsuge met en cause son propre égoïsme comme si lui qui prenait en photo un travailleur pauvre sur la page titre de la nouvelle pour les besoins d'un manga, lui que le réel n'attristait plus mais finissait par énerver, méritait son sort de dormir dans cette auberge réaliste tant il s'est déconnecté de ce réel. Et il met également en relation sa propre expérience de vie avec celle des personnages. Que ce soit dans La jeunesse de Yoshio ou L'atelier de galvanoplastie d'Ôba, le lecteur se rend bien compte de la situation familiale de l'artiste et de la pauvreté dans laquelle il a grandi, et cela se reflète dans le mode de vie du foyer qui tient cette auberge ou même dans l'enfant dont le personnage principal se moque car il peine à lire un texte scolaire et surtout lourd de sens, ce qui renvoie pourtant au vécu de l'auteur qui a dû arrêter l'école jeune.
Après un constat d'échec sombre et frontal évoqué dans la série des Patrons au sein de l'anthologie La vis, Yoshiharu Tsuge revient donc sur sa vie et son art avec un sentiment de nostalgie. À travers les histoires racontées dans La jeunesse de Yoshio, il se remémore son passé et d'où il vient, quand il ne court pas après un Japon en train de disparaître ou ne se confronte pas à l'homme qu'il aurait pu être. En définitive, ce quatrième volet de l'anthologie consacrée à l'auteur est essentiel pour mieux comprendre un artiste dont le génie semble pourtant insaisissable.
Détails de conformité du produit
Personne responsable dans l'UE