Note :
5
Soft Machine : Après Allan Holdsworth, John Etheridge pour d'autres solos de guitares illuminés.
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 06/06/2021
John Etheridge relève le défi après le départ d'Allan Holdsworth, Mike Ratledge fait ses adieux en n'intervenant que sur deux titres, Karl Jenkins se consacre exclusivement aux claviers, laissant les saxophones à Alan Wakeman
L'introduction marque le retour du souffle des vents dans la douce et éthérée Aubade, l'ample et ambitieuse suite ''The Tale of Taliesin'' voit Etheridge prendre son envol, sa guitare devenant l'instrument autour duquel la musique va se structurer, guitare brûlante peut être plus directe, au son plus rock, plus terrien, solidement ancré, moins fluide que celui de Allan Holdsworth, mais capable aussi d'envolées lumineuses.
Mike Rathledge épaissit le son dans ''Ban-Ban Caliban'' et ''Song of Aeolus'', les deux seules et belles compositions où il intervient en qualité d'invité, et il remplit l'espace sonore de sa présence, rendant l'atmosphère plus présente, plus prégnante. Son absence se fait ressentir sur les autres pistes, même si Karl Jenkins, principal compositeur des pistes de l'album, aux claviers, Roy Babbington à la basse, John Marshall à la batterie et Alan Wakeman aux saxophones tissent une toile sonore riche et inventive, derrière les énergiques interventions de la guitare.
Un nouveau chapitre dans les aventures de Soft Machine, avec une nouvelle formation, qui encore une fois ne durera pas. Elle part avec un bel album, aux compositions éclectiques et variées avec de superbes réussites, et qui s'écoute toujours agréablement.