Universal Mind Control - Common
- Pop
- 2008
- CD Album Voir le descriptif
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Avis sur Universal Mind Control - Common - CD Album
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Présentation Universal Mind Control - Common
- CD AlbumCommon a réussi à passer du statut d’artiste vénéré de l’underground (ses premiers albums, sa lutte pour les valeurs du vrai hip-hop) à celui de quasi-star people (ses amours avec Erykah Badu, Alicia Keys, quelques actrices et mannequins, ses pubs pour Gap, ses rôles au cinéma…), sans jamais perdre de son aura.
Plus fort encore, il s’est réinventé à chaque fois, passant du rap pur et dur aux recherches sonores acoustiques et aventureuses en compagnies des Soulquarians, puis de Kanye West, jusqu’à son album quasi « rock », Electric Circus, en 2002. Pour ce huitième album depuis 1992, il a cette fois engagé les fameux The Neptunes, avec qui il avait déjà travaillé. Mais là, Pharrell Williams et Chad Hugo signent tous les sons d’un disque par conséquent très dansant, voire très electro.
On y croise Kanye West, complice fidèle, en featuring sur « Punch Drunk Love », Cee-Lo, passé de Goodie Mob à Gnarls Barkley, sur le chantant « Make My Day », ou encore Martina Topley-Bird, habituelle associée à Tricky, sur « Everywhere ». Moins cérébral qu’à l’ordinaire, Common assume sur ce disque une relative détente, les sons electro qui habillent son flow précis et ses rimes toujours sensées ajoutent à la couleur estivale (l’album devait se nommer Invincible Summer et sortir en juin !) du projet, de loin le plus accessible du rappeur chicagoan.
Comme nombre d’albums de 2008, Universal Mind Control contient son ode à Obama (« Changes », et son atmosphère néo-psychédélique enjouée), régional de l’étape (Chicago, toujours). Et sur « What A World », la ligne de basse est réminiscente de celle de feu Bernard Edwards, de Chic, qui servit de socle à « Rapper’s Delight » et « Another One Bites The Dust » de Queen. Exigeant toujours, aventureux par définition, Common construit brique à brique une carrière sans tache, et UMC en est le versant lumineux.
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