Note :
5
En 1966, Aftermath des Rolling Stones en version US avec Jack Nitzsche et Ian Stewart au piano
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 17/09/2021
''Aftermath'' est un des sommets des Stones avec Brian Jones, encore au sommet de son art, même s'il commence à délaisser de plus en plus les guitares, les abandonnant à Keith Richards.
Replonger dans les Rolling Stones de la première époque , c'est plonger dans un bain de fraîcheur, sans aller jusqu'à parler d'innocence à la vue des paroles. On est frappé par l'énergie et le plaisir de jouer et de chanter d'un Jagger en pleine forme, quelle performance sur ''I 'm Going Home'' annonciateur du futur showman des longues versions en public de ''Midnight Rambler'' ou ''Sympathy For The Devil'', par la créativité et l'inventivité de Brian Jones inondant chaque composition de ses trouvailles musicales, les signant musicalement de sa griffe, de sa patte, même si elles sont toutes attribuées au duo Jagger Richards. Et quelle compositions , ''Paint it Black'' en introduction sur la version US, ''Lady Jane'' délicieuse ballade, ''Under My Thumb'', Et l'impeccable section rythmique, Bill Wyman et l'imperturbable et swinguant Charlie Watts sur ''Going Home', 11 minutes de folie avec les guitares de Keith saignantes, incisives et affutées. ''Aftermath'' est une belle envolée pour les Stones, le sommet de la carrière météorite de Brian Jones qui commence à laisser le duo formé de Mick et Keith prendre les rennes, un album inventif, varié, qui s'écoute toujours avec plaisir et permet de replonger dans ces années de folie créatrice sur fond de concurrence stimulante avec les Beatles