Note :
5
''Shine on You crazy Diamond'' et ''Wish You Were Here'', somptueux hommages à Syd Barrett
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 25/01/2022
Dès l'introduction de ''Shine on You crazy Diamond'', les envoutantes, hypnotiques nappes de clavier nous transportent, avec l'éclat lumineux de la guitare, pour un envol et une nouvelle odyssée musicale nous rappelant les heures à la fois célestes, aquatiques et stellaires d'Echoes avec l'incandescent dialogue entre l'orgue de Richard et la guitare de David, avant la fascinante entrée de la batterie de Nick , ses roulements feutrés et submersifs et de la prenante ligne de la basse de Roger. La voix chaude, profonde et chaleureuse de David vient alors chanter l'absence de Syd Barrett, magnifiée par le puissant solo de saxophone mélodieux de Dick Parry et les choeurs de Carlena Williams et Venetta Fields.
''Wish You Were Here'', alliage subtil, brillante alchimie entre les paroles écrites par Roger sur l'absence et la folie, et les magnifiques jeux de guitare de David est une autre composition inoubliable, un nouvel instant de grâce.
Et puis apparaissent les premières fissures, préfigurant les futures lézardes du Mur de ''The Wall'', avec deux superbes portes d'entrée dans un univers parallèle comme si deux pôles magnétiques aussi puissants l'un que l'autre irradiaient cet album, celui de Roger qui nous immerge dans un monde étouffant avec ''Welcome To The Machine'', sa basse oppressante, ses textes signés de sa griffe, de sa patte sur l'aliénation, l'oppression et ''Have A Cigar'' sur le cynisme, la cupidité chantée par Roy Harper avec un solo de guitare tranchant, abrasif.