IN THROUGH THE OUT DOOR [EDITION REMASTERISEE VINYL REPLICA] - Led Zeppelin
- Hard Rock
- 2005
- CD Album Voir le descriptif
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Avis sur In Through The Out Door [Edition Remasterisee Vinyl Replica] - Led Zeppelin - CD Album
2 avis sur In Through The Out Door [Edition Remasterisee Vinyl Replica] - Led Zeppelin - CD Album
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Présentation In Through The Out Door [Edition Remasterisee Vinyl Replica] - Led Zeppelin
- CD AlbumTrente ans plus tard tout comme à l'époque de sa sortie, on ne peut s'empêcher de voir là le moins bon album studio de Led Zeppelin, le plus dispensable, en tout cas, celui qui jure un peu trop dans une discographie studio jusqu'alors presque irréprochable.
Cela ne veut pas dire pour autant qu'il est mauvais, mais de toute évidence, à l'écoute, quelque chose cloche : déjà, John Paul Jones n'a jamais été aussi présent sur des enregistrements du groupe, ses synthétiseurs ayant nettement pris l'ascendant dans le son et ses délires d'arrangeur n'ayant plus de limites.
Avec derrière la tête l'idée plutôt louable de moderniser sa musique, Led Zeppelin avait choisi ici d'aller enregistrer en Suède, dans les studios ultra-modernes du groupe ABBA, une décision qui ne s'avère pas très heureuse. Si Robert Plant, qui a à ce moment-là dépassé la trentaine et a apparemment bien surmonté le choc de la perte de son fils (le poignant « All My Love » lui est de toute évidence dédié) et si John Bonham est comme à son habitude irréprochable, Jimmy Page (qui, ne l'oublions pas, a tout de même produit l'album, ce qui n'est pas rien) voit son état se délabrer sérieusement et ses prestations en souffrent. Signe qui ne trompe pas : il s'agit du seul album de Led Zeppelin où certaines compositions ne portent pas sa signature, Jones ayant aussi trouvé son chemin à ce niveau-là.
Cela commence pourtant bien avec le formidable « In the Evening », son intro sinistre (tirée de la bande originale inédite de Lucifer Rising) et où Page livre un solo tendu et déchirant, à la hauteur de ses exploits passés. Mais après, on baisse de plusieurs crans avec « South Bound Suarez », plutôt plaisant, mais pas indispensable. Sur « Fool in the Rain », c'est John Paul Jones qui entraîne le Zeppelin vers une pop assez mielleuse tout en croyant bon de glisser un passage de musique cubaine qui amène à se demander ce quel produit il avait pu prendre lors de la composition... Encore plus incongru est « Hot Dog », où le groupe se livre à une parodie de country pas très heureuse. Mais c'est le très long « Carouselambra » qui enfonce le clou, sonnant du début à la fin comme du Yes, certes en moins prétentieux mais en tout aussi pénible (n'oublions pas que Page et Plant avaient essayé quelques mois plus tôt de s'associer à la rythmique de ce groupe et avaient écrit avec elle).
Controversée chez les fans, la ballade lacrymale « All My Love » aurait pu être encore plus belle si John Paul Jones avait laissé Page participer à sa composition et n'avait eu le mauvais goût de rajouter un solo de synthé désastreux (une version de travail, sans synthé et bien meilleure, circule en pirate). Rien ici ne laisse penser qu'on est quand même à une époque où plusieurs groupes punk et new wave prônent le retour à la simplicité, aux trois accords de base du rock (pourquoi « Wearing and Tearing », pourtant enregistrée lors de ces séances et repêchée pour Coda, était-elle restée inédite ?). Dernier titre : le beau blues « I'm Gonna Crawl », où, si l'on excepte une nouvelle fois un horripilant synthé de Jones, le groupe retrouve le son qui a fait sa magie, avec un Page sobre et incisif, un Bonham déchaîné et un Plant au bord de la rupture.
Hélas, c'est tout de même dommage qu'un tel album soit le chant du cygne de la carrière studio de Led Zeppelin. Superbe pochette, toutefois, déclinée à l'époque en six versions et qui justifierait à elle seule l'achat du disque, souvent triste à pleurer, mais pas d'émotion. Plutôt de colère...
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