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Philosophie N° 89, Mars 2006 - Causalité - Bertrand Russell

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      Présentation Philosophie N° 89, Mars 2006 - Causalité

       - Revue Philosophie

      Revue Philosophie - Philosophie N° 89, Mars 2006 - Causalité - Philosophie - 23/03/2006
    • Auteur : Bertrand Russell
    • Editeur : Les Editions De Minuit
    • Parution : 23/03/2006
    • Nombre de pages : 95
    • Nombre de livres : 1
    • Expédition : 125
    • Dimensions : 22.00 x 13.50 x 0.80
    • Résumé :

      Résumé :

      Le concept de causalité continue de faire l'objet d'un débat riche et controversé. Dans l'article dont nous publions une traduction remaniée, Russell donne, en 1912, de nouveaux arguments puissants en faveur de la thèse selon laquelle la causalité n'a pas sa place dans une conception du monde qui se veut respectueuse de la science : il faut l'abandonner au profit des lois de la nature. A de nombreux penseurs du XXe siècle, le remède de Russell a semblé pire que le mal qu'il était censé soigner, à savoir la confusion engendrée par le concept de causalité. Ils se sont donc employés à justifier son bien-fondé, en en proposant une analyse compatible avec la pratique de l'explication dans les sciences. Selon une première approche, la relation causale est ce qui fait l'objet d'une explication scientifique. Les articles de Keil, Schaffer et Kistler présentent au lecteur francophone la richesse d'un débat qui, pour l'essentiel, est mené en langue anglaise. Le modèle de la réduction de la causalité à l'explication s'est avéré inadéquat, dans la mesure où il a des conséquences incompatibles avec notre intuition. Les propositions alternatives d'analyse ne manquent pas. Pour les uns, la causalité peut être ramenée à une dépendance contrefactuelle si la cause n'avait pas existé, l'effet n'aurait pas existé non plus. Pour d'autres, la causalité se réduit à une augmentation de probabilité : l'effet est plus probable lorsque la cause est présente que lorsqu'elle est absente. Pour d'autres encore, la causalité est essentiellement liée à l'action, de telle sorte que son noyau est la relation d'un moyen à une fin. Finalement, certains analysent la causalité en termes d'un mécanisme par lequel la cause transmet quelque chose, notamment de l'énergie, à l'effet. Keil défend une version de l'analyse contrefactuelle, tout en expliquant que seule notre capacité d'agir nous permet d'évaluer les conditionnels contrefactuels pertinents. Après avoir examiné à la fois les vertus explicatives et les difficultés rencontrées par les différentes analyses, Schaffer conclut par une aporie aucune théorie ne s'accorde avec ensemble de nos jugements causaux intuitifs. Kistler propose une analyse du concept de causalité à deux composantes, l'une correspondant à l'aspect mécanique de transmission, l'autre à la dépendance en vertu de lois de la nature. Il montre que, à condition de réviser certains de nos jugements intuitifs notamment dans le cas de la causalité négative , on peut rendre justice à la grande majorité des jugements Causaux. A partir d'une reconstruction de l'histoire de la réflexion sur la causalité - notamment chez Hume, Kant et Cassirer-, Laudisa montre que les empiristes logiques Schlick, Reichenbach et Carnap partagent avec les néo kantiens l'idée que la construction des théories scientifiques nécessite le recours à des principes non empiriques. M. K.

      © Notice établie par DECITRE, libraire

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