Note :
5
Après Ziggy, Aladdin Sane nouvelle étoile brillante dans la constellation des oeuvres de David Bowie
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 16/01/2026
En 1973, David Bowie, Mick Ronson, Trevor Bolder, Mick Woodmansey, Mike Garson, Ken Fordham, Brian Wilshaw, Mac Cormack enregistrent "Aladdin Sane".
Lors de sa carrière protéiforme, David n'a cessé d'innover, refusant de rester prisonnier d'un personnage même après le succès de Ziggy Stardust, au risque de dérouter ses fans. Loin d'être un simple trait de caméléon, il s'agit d'une démarche artistique avec sa prise de risque, embrassant avec succès de vastes domaines rock, jazz, soul, musique électronique.
Si les Spiders From Mars demeurent au complet et si "Watch That Man", "Jean Genie", "Panic in Detroit", "Cracked Actor" s'inscrivent dans la continuité du précédent opus, "Aladdin Sane" zébré des éclats du piano et du saxophone annonce les futures escapades jazzy alors que "Lady Grinning Soul" préfigure le prochain virage soul, et que "Time" est dans l'esprit de "Sweet Thing" de "Diamond Dogs", quand l'interprétation du "Let's Spend The Night Together" des Stones aurait pu figurer dans l'album des reprises de "Pin Ups".
Si David chante de mieux en mieux ainsi son interprétation théâtrale de "Drive-In Saturday" ou de "The Prettiest Star" et si les riffs de Mick Ronson sont toujours aussi acérés, les envolées du piano de Mick Garson et du saxophone assurent une coloration supplémentaire et enrichissent la palette sonore