Note :
5
La Suite Des Explorations de l'Aéronef : Led Zeppelin II , lors de la même année 1969
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 02/01/2026
Déboulant tout chaud sur les braises encore incandescentes du Led Zep I, ce Led Zep II assure la mise en orbite du dirigeable après le lancement ô combien réussi du Led Zep I
Comment mieux assurer le succès de l'opération qu'avec "Whole Lotta Love" et son riff imparable ? Mais les compositions chez Led Zeppelin ne se résument pas à un riff, aussi diabolique soit-il, elles sont douées de multiples vies, rebondissent, rejaillissent,renaissant, embrassant et étreignant de vastes domaines par la magie des compositions de ces sorciers de Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham où les herculéennes démonstrations de force voisinent avec les arpèges délicats, alliage de force brute et de sophistications des lignes mélodiques, où les explosions de puissance cataclysmiques côtoient les plages d'apaisement en une vertigineuse dynamique à l'intérieur d'une même composition ou d'une pièce à l'autre, dans un incessant ballet, de "Heartbraker" à "Whole Lotta Love", en passant par "What Is and What Should Never Be", "The Lemon Song", "Thank You" , "Ramble On" ou "Bring It On Home" où le feu couve sous la braise et embrase le blues initial.
Seule peut être la courte et fulgurante "Living Loving Maid" échappe à cette sophistication avec "Moby Dick" et son solo de batterie où John Bonham fait valoir son impressionnante force de frappe, non exempte de finesse