Oncle Rabinovich - Jacob Tarnhelm
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Présentation Oncle Rabinovich de Jacob Tarnhelm
- eBookOncle Rabinovich. Nouvelle humoristique juive d'Odessa par Jacob Tarnhelm. Traduit du russe par Yvan Shtam.
www.pinterest.com/tarnhelm_editions
Extrait :
Du plus loin que je m'en souvienne, oncle Rabinovich et tante Maïa avaient toujours vécu à l'angle de la rue Ouspenskaya et Yékaterinskaya.
C'est à Odessa, vous savez¿Tout commence et tout finit à Odessa. Oncle Rabinovich disait que la « Little Odessa » de Brooklyn avait enfanté la « Big Apple » (New York) et que, donc, toute l'Amérique venait d'Odessa.
Il était comme ça, l'oncle.
Tante Maïa était la grande spécialiste du poisson farci. Mais quand elle commençait à cuisiner ce plat, il fallait que tout l'appartement soit vide. En grande artiste, elle ne voulait personne autour d'elle, mis à part ses modèles - les poissons - et une écumoire géante qu'elle brandissait comme un sceptre menaçant si quelqu'un voulait discuter ses oukases.
La recette du poisson farci - à l'odessanne - de tante Maïa, c'était son passage de la Mer Rouge à elle. Sa victoire sur les forces maléfiques du monde. Quand on demandait à tante Maïa, au marché et par dérision, quel était le peuple le plus intelligent de la terre, elle répondait invariablement :
- Merci du compliment.
Tante Maïa était comme ça. Fière, mais pas prétentieuse pour un sou. Elle savait juste ce qu'elle valait. Le Dieu d'Abraham, d'Isaac et celui de Jacob-Israël ne créait pas un seul jour sans qu'un incident diplomatique de la plus grande gravité ne se produise entre l'oncle Rabinovich et sa « chère et tendre » Maïa. Et cela faisait un demi-siècle que les chancelleries du monde entier tremblaient aux sons rauques ou perçants qui s'échappaient des fenêtres de l'angle de la rue Ouspenskaya et Yékaterinskaya. L'un des plus grands scandales qui eut lieu, ce fut lorsque le cousin Zorik voulut se faire baptiser. Le grand-père Menachem, qui était l'autorité morale de la famille parce qu'il se souvenait que le parc Chevtchenko d'Odessa s'appelait autrefois parc « Alexandre », se rendit rue Osipova pour voir le rabbin Yakov. Il le trouva qui croquait une pomme en lisant l'historien Flavius Josèphe. Le rabbin Yakov était petit, tout petit, et sa barbe lui arrivait aux genoux. Il avait des oreilles géantes et me faisait l'effet d'un mélange entre Gandalf et Bilbo le Hobbit. La grande, l'intarissable, source de chagrin de notre rabbin Yakov, c'était la destruction du Second Temple de Jérusalem en 70 - « après Iéshoua' ben Yossef », comme disait tante Maïa. Si, par malheur, un « étranger » - c'est-à-dire quelqu'un venu de la banlieue d'Odessa - lui parlait du Second Temple, le rabbin Yakov poussait un long soupir et ses yeux commençaient à le piquer. Alors « l'étranger » avait à subir toute l'histoire du Temple et cela durait au point qu'il manquait son dernier tramway et devait, en pleine nuit, chercher un hôtel.
Lorsque Gandalf le Hobbit vit entrer grand-père, il cracha un pépin et posa Flavius sur ses genoux.
(...)
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