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L'héritage: Roman - Henri Bachelin

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      Présentation L'héritage: Roman de Henri Bachelin

       - eBook

      eBook - Henri Bachelin 28/09/2025
    • Format : Epub2
    • Auteur(s) : Henri Bachelin
    • Editeur : Library Of Alexandria
    • Langue : Français
    • Parution : 28/09/2025
    • Format : Epub2
    • Compatibilité : Liseuse, Android, iOS, Windows, Desktop
    • ISBN : 9781465516527



    • «¿Il apprend tout ce qu'il veut¿!¿» disait-on, sans se rendre compte que pour lui c'était peut-être un malheur. C'est bien d'être toujours le premier à l'école, d'avoir beaucoup de prix à la fin de l'année et de descendre de l'estrade avec une couronne verte¿; mais plus tard sera-t-il le premier dans la vie¿? Aura-t-il le front ceint de lauriers¿? Les vieux certificats d'études, couverts de signatures, jaunissent sous verre. Personne ne peut les emporter avec soi, collés sur sa poitrine, comme font les aveugles, les victimes d'accidents. Personne ne peut dire : «¿Et puis j'ai eu mon certificat d'études à onze ans, l'année d'avant ma première communion¿». Il doit exister des gens que cela ferait éclater de rire. Dans la cour il jouait avec les autres, sans se souvenir qu'il était le seul à n'avoir pas fait une faute dans la dictée de tout à l'heure. Mais il n'était pas le plus habile aux barres¿; il lui arrivait de se laisser prendre, vexé lorsque ceux de son camp ne se pressaient pas de le délivrer, comme s'il leur eût été inutile. Il n'était pas le plus fort aux billes, où il perdait plus souvent qu'à son tour, ni au jeu de saute-mouton où plus d'une fois il lui fallait tendre l'échine. Il aurait préféré se tenir à l'écart, mais il était obligé de jouer. Même avec sa cour où les marrons à la rentrée rebondissent sur le sol dur, même avec son hangar ouvert à tous les vents et sous lequel les jours de pluie ils s'entassaient en se heurtant, en poussant des cris, l'école lui plaisait. Elle lui plaisait davantage encore avec ses salles décorées de cartes où l'eau bleue épouse si exactement les terres multicolores, pourtant déchiquetées, qu'il ne reste pas un vide. Les tables se suivaient, violettes de coulées d'encre. Ils y étaient bien, l'hiver, toutes les fenêtres fermées. Il fallait allumer les lampes à trois heures de l'après-midi. Dehors, à cause de la neige, aucun bruit¿; ici la respiration du poêle ronflant tout rouge. Ils y étaient bien, l'été. Par les fenêtres grandes ouvertes le jour entrait, vert à cause des feuilles des hauts platanes¿; ils entendaient sur le colombier roucouler les pigeons, et dans une maison proche trotter une machine à coudre et rire des couturières. Parfois, lorsque de jeunes hommes passaient en sifflotant, les rires ressemblaient aux roucoulements. Parfois aussi, cédant à la torpeur de l'après-midi, le cher frère s'inclinant sur son bureau ronflait, congestionné, rouge comme le poêle en hiver. Des coqs s'interrogeaient, se répondaient. Il les reconnaissait. Le coq des Bide avait une voix enrouée¿; le coq des Dumas chantait net. Celui de Mme Leprun était un peu ridicule avec son filet de voix : il fallait qu'il fît un grand effort et qu'il se dressât sur ses ergots. Il entendait encore d'autres coqs, inconnus, dispersés dans les villages d'alentour, dont il devinait plutôt le chant, comme en un rêve d'été, quand on s'imagine voir un homme velu, aux pieds de bouc, qui joue d'une flûte bizarre, assis à l'ombre près d'une source, en regardant la plaine blanche de soleil.





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