Note :
5
''Blackstar'', les adieux fascinants, émouvants, envoutants de David Bowie en 2016.
par M-Hector
(Voir ses avis)
le 24/01/2022
David Bowie (chant, guitare), Ben Monder (guitare), Tim Lefebvre (basse), Jason Lindner (claviers), Tony Visconti (cordes), Donny McCaslin (flûte, ténor), Mark Guiliana, James Murphy (percussions), Erin Tonkon (ch?urs).
La voix est blanche, venant de loin, de très loin, pour nous emmener dans l'émouvant, le fascinant voyage aux sonorités envoutantes, hypnotiques de ''Blackstar'', l'étoile noire brillant d'une lumière éclatante, avec les lancinantes boucles du saxophone, puis le groove de ''Tis a Pity She Was a Whore'' sur lequel la voix retrouve des couleurs, strié des griffures et dissonances du saxophone irradiant sur cet album, sur une rythmique funk avant l'inquiétante et tourmentée ''Lazarus'' dont les paroles glaçantes ''Regarde là-haut, je suis au paradis'' ou ''J'ai des cicatrices que personne ne peut voir'' laissent malheureusement présager de tristes augures.
La danse saccadée de ''Sue'' et ''Girl Loves Me Danse'' au déhanchement lourd et hypnotique, sombre procession habitée de choeurs funestes nous plongent encore dans un univers torturé où planent des ombres noires et inquiétantes, avant que les charmes acoustiques de ''Dollar Days'' ne nous fassent retrouver les mélodies plus légères et la voix à la déroutante plasticité de David Bowie, entre les abysses des graves et les envols des aigus.
La voix de David revient nous caresser sur ''I Can't Give Everything Away'' pour un dernier et émouvant adieu jusqu'au bout surprenant, fascinant, déroutant et hypnotique.