Mauvaises filles - ANCCO
- Fauve d'Angoulême - Prix révélation 2017
- Collection: Pierre
- Format: Album Voir le descriptif
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EDITION 2016, , grand format , bon état. Réformé de bibliothèque. 13-68809873 - Mauvaises filles, Ancco., Lucas Méthé, Yoon-sun Park, Ancco, Editions Cornélius
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Avis sur Mauvaises Filles de ANCCO Format Album - Livre BD tout public
4 avis sur Mauvaises Filles de ANCCO Format Album - Livre BD tout public
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Présentation Mauvaises Filles de ANCCO Format Album
- Livre BD tout public
Résumé :
Jin-joo est une mauvaise fille. Elle fume, découche, nargue ses professeurs et cause du souci à ses parents. Son père, un petit patron, n'a que ses poings pour exprimer sa peur de la voir mal tourner. Alors il la passe à tabac, régulièrement. La Corée subit la crise économique de la fin des années 1990 et la violence demeure la forme la plus simple et naturelle du contact humain. Au collège, les professeurs cognent les élèves et les anciennes rossent les nouvelles. Dans l'indifférence générale, on meurt sous les coups d'un père ou d'un petit copain. L'adolescente trouve un peu de chaleur humaine auprès de Jung-ae, la fille d'un petit voyou, encore plus paumée qu'elle. Une fugue avortée les mène jusqu'au quartier des bars à hôtesses. Si la famille de Jin-joo la récupère, la rue avale Jung-ae, qui n'aura pas de seconde chance.
Biographie:
Née en 1983 à Seongnam, ville proche de Séoul dans la province du Gyeonggi, la plus peuplée de Corée du Sud, Ancco est la troisième fille d'une famille de quatre enfants. Elle dessine très tôt et le public la découvre en 2003, quand elle publie sur internet un journal dessiné, qui sera ensuite édité en album (traduit en français par les éditions Picquier). Ne se séparant jamais de son carnet de croquis, Ancco tente d'arrêter le temps en confiant au papier une trace du moment vécu, fut-il banal ou triste. "Je ne suis, écrit-elle, ni trop jeune, ni trop vieille, et je ne tiens pas à précipiter les choses." Prenant prétexte d'épisodes de sa propre vie, elle dresse un tableau sans complaisance de la société coréenne tiraillée entre tradition et modernité, hantée par les fantômes de l'Histoire et bousculée par la civilisation matérialiste occidentale. Ancco apparaît comme le porte-parole du malaise de la jeunesse coréenne à travers une bande dessinée centrée sur la vie quotidienne des adolescents. Libérant ainsi la parole longtemps réprimée des jeunes coréens, elle est devenue une référence pour toute une génération. Raconter des histoires, tout comme jouer de la musique ou fabriquer des maquettes, est pour cette artiste une façon de maîtriser le monde et la vie, de leur donner du sens. Avec ses chiens et ses dessins, Ancco trouve la force d'endurer le quotidien : "J'espère pouvoir à l'avenir continuer à faire des manhwas tout en menant ma vie comme je l'entends.
Primée à Angoulême pour cet ouvrage, Ancco est une artiste sud-coréenne à part. Alors que beaucoup d'auteurs et d'autrices de ce pays produisent des oeuvres très proches des caractéristiques du manga, le dessin et le type de narration d'Ancco ne ressemblent à rien d'autre dans la bande dessinée asiatique. Comme elle, on pourrait citer des artistes atypiques tels que Oh Yeong-jin.
Son trait est presque hybride : les visages de ses personnages sont plutôt ronds et simples, mais les décors comme les proportions sont réalistes. Insistant beaucoup sur les traits, les planches de l'ouvrage paraissent sombres.
Et justement, les saynètes de Mauvaises filles sont noires. Ancco nous dresse tout simplement le portrait désabusé des jeunes femmes coréennes de sa génération, partagées entre la précarité et la maltraitance, surtout des hommes. L'école comme le foyer sont des lieux où s'exerce la souffrance d'un système patriarcal mis à mal par la crise économique qui traverse les années 1990. C'est alors que l'héroïne et son amie décident de s'offrirent un moment de liberté en fuguant, avant d'être rattrapés par la réalité. Le titre de l'ouvrage « mauvaise fille » sonne alors comme une réplique cynique à la situation : quoi que les filles fassent, elles ne s'échapperont pas de leur condition et seront jugées.
Mauvaises filles est une petite claque, un ouvrage coup de poing. Sous l'édition racée de Cornélius et la couverture qui laisse percevoir l'air frais de la soirée sur un balcon se cachent des mots et des images dures de coups, une ambiance froide sans réel espoir. Ancco prend tout le monde de court avec cette histoire à la beauté presque tragique. Le lecteur est immédiatement emporté par cette poésie urbaine, magnifiée par de grandes cases, une gestion de l'espace, en bref des qualités graphiques presque insoupçonnées pour une oeuvre sociale réaliste.
Ancco traite le sujet de la violence (domestique) de manière comparable au cinéma coréen contemporain. Nombreux sont les films qui nous montrent la Corée de l'envers, derrière la façade de la culture populaire et des fleurons industriels, tels que Breathless, Mother ou The Chaser. Ces films, de styles différents, ont tous trois la particularité de nous parler et de nous montrer une extrême violence dans les milieux populaires, au contact avec des activités criminelles (prostitution, gangstérisme, meurtres de faits divers, etc.). Ancco, en un sens, suit cette voie, pas en l'imitant, mais de manière naturelle. Les artistes coréens engagés vont régulièrement dans ce sens.
En bref, Mauvaises filles est une oeuvre à lire. Pour son sujet, choc, mais traité avec une pudeur et une sobriété bienvenue, pour ses qualités artistiques, qui rendent la lecture très immersive, et peut-être aussi pour lire des bandes dessinées plus atypiques (sans dénigrer le mainstream). Ancco est une autrice à suivre, et on peut d'ores et déjà se lancer dans la lecture de son précédent ouvrage, moins médiatisé : Aujourd'hui n'existe pas.
L'édition de Cornélius est une fois de plus irréprochable : couverture souple de bonne qualité avec rabat, papier épais et blanc, impression parfaite, traduction fluide... Coûteuse comme d'habitude, mais c'est le prix de l'indépendance.
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